E – Prairies; terrains dominés par des herbacées non graminoîdes, des mousses ou des lichens

E PRAIRIES ; TERRAINS DOMINÉS PAR DES HERBACÉES NON GRAMINOÏDES, DES MOUSSES OU DES LICHENS E1 PELOUSES SÈCHES
E1.1 VÉGÉTATIONS OUVERTES DES SUBSTRATS SABLEUX ET ROCHEUX CONTINENTAUX
E1.2 PELOUSES CALCAIRES VIVACES ET STEPPES RICHES EN BASES
E1.3 PELOUSES XÉRIQUES MÉDITERRANÉENNES
E1.4 STEPPES MÉDITERRANÉENNES À GRANDES GRAMINÉES ET ARTEMISIA
E1.5 PELOUSES MÉDITERRANÉO-MONTAGNARDES
E1.6 PELOUSES À ANNUELLES SUBNITROPHILES
E1.7 PELOUSES SÈCHES, ACIDES ET NEUTRES FERMÉES NON-MÉDITERRANÉENNES
E1.8 PELOUSES FERMÉES, SÈCHES, ACIDES ET NEUTRES MÉDITERRANÉENNES
E1.9 PELOUSES OUVERTES, SÈCHES, ACIDES ET NEUTRES NON-MÉDITERRANÉENNES, Y COMPRIS LES FORMATIONS DUNAIRES CONTINENTALES E1.A PELOUSES SÈCHES, OUVERTES, ACIDES ET NEUTRES MÉDITERRANÉENNES E1.B PELOUSES DES SOLS MÉTALLIFÈRES
E1.C HABITATS MÉDITERRANÉENS SECS À VÉGÉTATION HERBACÉE NON-VERNALE INAPPÉTENTE
E1.D PELOUSES XÉRIQUES NON EXPLOITÉES E1.E PELOUSES XÉRIQUES PIÉTINÉES À ESPÈCES ANNUELLES
E2 PRAIRIES MÉSIQUES
E2.1 PÂTURAGES PERMANENTS MÉSOTROPHES ET PRAIRIES DE POST-PÂTURAGE
E2.2 PRAIRIES DE FAUCHE DE BASSE ET MOYENNE ALTITUDES
E2.3 PRAIRIES DE FAUCHE MONTAGNARDES
E2.6 PRAIRIES AMÉLIORÉES, RÉENSEMENCÉES ET FORTEMENT FERTILISÉES, Y COMPRIS LES TERRAINS DE SPORT ET LES PELOUSES ORNEMENTALES
E2.7 PRAIRIES MÉSIQUES NON GÉRÉES
E2.8 PELOUSES MÉSOPHILES PIÉTINÉES À ESPÈCES ANNUELLES
E3 PRAIRIES HUMIDES ET PRAIRIES HUMIDES SAISONNIÈRES
E3.1 PRAIRIES HUMIDES HAUTES MÉDITERRANÉENNES
E3.2 PRAIRIES MÉDITERRANÉENNES HUMIDES RASES
E3.4 PRAIRIES EUTROPHES ET MÉSOTROPHES HUMIDES OU MOUILLEUSES
E3.5 PRAIRIES OLIGOTROPHES HUMIDES OU MOUILLEUSES
E4 PELOUSES ALPINES ET SUBALPINES
E4.1 COMBES À NEIGE AVEC VÉGÉTATION
E4.2 SOMMETS, CORNICHES ET PENTES EXPOSÉES DES MONTAGNES, DOMINÉS PAR DES MOUSSES ET DES LICHENS
E4.3 PELOUSES ALPINES ET SUBALPINES ACIDIPHILES
E4.4 PELOUSES ALPINES ET SUBALPINES CALCICOLES
E4.5 PRAIRIES ALPINES ET SUBALPINES FERTILISÉES
E5 OURLETS, CLAIRIÈRES FORESTIÈRES ET PEUPLEMENTS DE GRANDES HERBACÉES NON GRAMINOÏDES
E5.1 VÉGÉTATIONS HERBACÉES ANTHROPIQUES
E5.2 OURLETS FORESTIERS THERMOPHILES E5.3 FORMATIONS À PTERIDIUM AQUILINUM
E5.4 LISIÈRES ET PRAIRIES HUMIDES OU MOUILLEUSES À GRANDES HERBACÉES ET À FOUGÈRES
E5.5 FORMATIONS SUBALPINES HUMIDES OU MOUILLEUSES À GRANDES HERBACÉES ET À FOUGÈRES
E6 STEPPES SALÉES CONTINENTALES
E6.1 STEPPES SALÉES MÉDITERRANÉENNES CONTINENTALES
E7 PRAIRIES PEU BOISÉES
E7.1 PARCS BOISÉS ATLANTIQUES
E7.2 PARCS BOISÉS SUBCONTINENTAUX
E7.3 DEHESA

E PRAIRIES ; TERRAINS DOMINÉS PAR DES HERBACÉES NON GRAMINOÏDES, DES MOUSSES OU DES LICHENS Terrains non-côtiers secs, ou humides uniquement de façon saisonnière (la nappe phréatique est au niveau du sol ou au-dessus du sol pendant moins de la moitié de l’année), avec plus de 30% de couverture végétale. La végétation est dominée par des graminées et d’autres plantes non ligneuses, dont des mousses, des macrolichens, des fougères, des Laîches et des herbacées. Les steppes semi-arides à buissons épars d’Artemisia sont comprises dans cette unité. La végétation de succession d’espèces rudérales/messicoles et les pelouses traitées, telles que les terrains récréatifs et les pelouses ornementales, sont également incluses. Les habitats agricoles régulièrement cultivés (I1) dominés par une végétation herbacée cultivée, tels que les terres arables, sont eux exclus.

E1 PELOUSES SÈCHES CB: 35, 34 Terrains bien drainés ou secs dominés par des graminées ou des herbacées, pour la plupart sans utilisation d’engrais et à faible productivité. Les steppes à Artemisia sont comprises dans cette unité. Les habitats secs méditerranéens avec des arbustes d’autres genres, lorsque la couverture buissonnante dépasse 10%, sont exclus ; ils sont répertoriés dans les garrigues (F6).

E1.1 VÉGÉTATIONS OUVERTES DES SUBSTRATS SABLEUX ET ROCHEUX CONTINENTAUX CB : 34.1 Végétation ouverte thermophile des substrats sableux ou débris rocheux de la zone némorale et, localement, des régions planitiaires à montagnardes boréales ou subméditerranéennes d’Europe. Cette unité comprend les prairies ouvertes sur des sables continentaux fortement à légèrement calcaires, et la végétation composée principalement d’espèces annuelles et de succulentes ou semi-succulentes sur des surfaces rocheuses délitées des crêtes, des corniches ou des talus, sur des sols calcaires ou siliceux.

E1.11 GAZONS EUROSIBÉRIENS SUR DÉBRIS ROCHEUX CB : 34.11 subméditerranéens d’Europe occidentale et centrale, s’étendant sporadiquement à l’est jusqu’aux pays Baltes et la mer Noire. Ils sont composés surtout de plantes annuelles et de plantes succulentes ou semi-succulentes, développées sur les surfaces rocheuses délitées des crêtes, des corniches et des talus, avec des sols calcaires ou siliceux fréquemment perturbés par l’érosion ou les lapins. Communautés végétales de l’Alysso-Sedion albi et du Seslerio-Festucion pallentis. Ces gazons comprennent une grande diversité de communautés isolées, distinctes et souvent très locales, abritant beaucoup d’espèces caractéristiques comme Erophila verna, Jovibarba globifera ssp. glabrescens, Poa bulbosa, Sedum acre, Sedum album, Sedum sexangulare, parmi lesquelles de nombreuses formes rares comprenant aussi bien des espèces relictuelles que des taxons d’évolution récente. Avec les prairies plus évoluées de l’unité E1.29, parfois E1.21-E1.25, E1.27, ou E1.281, des communautés très pauvres en espèces des unités H3.19 ou H3.2B, des formations arbustives lacunaires de l’unité F3.1, elles constituent la végétation vasculaire des falaises intérieures et des affleurements rocheux médio-européens de l’unité H3 (à savoir H3.1B, H3.1C et H3.2E).

E1.111 GAZONS MÉDIO-EUROPÉENS À ORPINS Gazons ouverts des sols détritiques des plaines et des collines des climats subocéaniques, tempérés ou subméditerranéens d’Europe occidentale et centrale, dominés par des espèces succulentes du genre Sedum ou riches en ces espèces.

E1.112 COMMUNAUTÉS À SEMPERVIVUM OU JOVIBARBA SUR DÉBRIS ROCHEUX Gazons ouverts des débris rocheux des plaines et des collines des climats subocéaniques d’Europe occidentale et d’Europe centrale septentrionale et occidentale. Ces communautés hébergent des formes souvent rares et planitiaires locales de Sempervivum spp. ou de Jovibarba spp.

E1.113 COMMUNAUTÉS HERBEUSES MÉDIO-EUROPÉENNES SUR DÉBRIS ROCHEUX Gazons ouverts des débris rocheux des plaines et des collines des climats subocéaniques d’Europe occidentale et d’Europe centrale septentrionale et occidentale. Ces communautés s’étendent sporadiquement vers l’est jusqu’aux collines de la plaine pannonienne, dans lesquelles des graminées pérennes comme Poa badensis, Melica ciliata et Festuca spp. jouent un rôle physionomique important.

E1.1132 Gazons des débris rocheux à Poa compressa Gazons ouverts des débris rocheux des plaines et des collines des massifs hercyniens rhénans, du Jura, du quadrilatère de Bohême et de l’est de la périphérie alpine, dominées par Poa compressa ou Poa angustifolia.

E1.114 COMMUNAUTÉS MÉDIO-EUROPÉENNES DES DÉBRIS ROCHEUX À PETITES HERBACÉES NON-GRAMINOÏDES Gazons ouverts des débris rocheux des régions de climat subocéanique, tempéré ou subméditerranéen des plaines et des collines d’Europe occidentale et d’Europe centrale, dans lesquelles de petites annuelles ou des herbacées non graminoïdes pérennes prédominent sur des Crassulacées ou des graminées vivaces plus clairsemées.

E1.12 GAZONS PIONNIERS EUROSIBÉRIENS DES SABLES CALCAIRES CB : 34.12 Pelouses ouvertes des sables continentaux fortement à légèrement calcaires d’Europe occidentale et d’Europe centrale moyenne, occidentale et septentrionale, s’étendant localement jusqu’en Slovaquie, aux États baltes et au Belarus. On rencontre les espèces Helichrysum arenarium, Silene otites, Silene chlorantha, Dianthus deltoides, Dianthus arenarius, Bromus tectorum, Cynodon dactylon, Gypsophila fastigiata ssp. arenaria, Astragalus arenarius, Androsace septentrionalis, Onosma arenaria, Jurinea cyanoides, Koeleria glauca, Koeleria macrantha, Festuca psammophila, Festuca polesica, Festuca duvalii, Poa bulbosa, l’espèce endémique de la zone pannonique Colchicum arenarium et l’espèce endémique du Brandebourg Stipa borysthenica ssp. germanica. Ces prairies ouvertes sont parfois parsemées de formations d’espèces annuelles comprenant Cerastium semidecandrum, Vicia lathyroides, Silene conica, Phleum arenarium, Petrorhagia prolifera, Arenaria serpyllifolia, Sedum acre. Les formations dunaires équivalentes sont classées en H5.

E1.2 PELOUSES CALCAIRES VIVACES ET STEPPES RICHES EN BASES CB : 34.3 Pelouses pérennes, souvent pauvres en nutriments et riches en espèces, des sols calcaires et d’autres sols riches en bases des zones némorale et steppique et des régions adjacentes des zones sub-boréale et subméditerranéenne. Elles comprennent les pelouses calcaires d’Europe centrale et occidentale, les pelouses d’alvars de la région baltique et les pelouses steppiques sur sols riches en bases. Communautés végétales des Festuco-Brometea.

E1.22 PELOUSES STEPPIQUES ARIDES SUBCONTINENTALES (FESTUCION VALESIACAE) Pelouses arides ouvertes ou fermées, floristiquement riches, à aspect steppique, des zones subcontinentales d’Europe centrale, comprenant généralement Stipa spp., Festuca valesiaca, Festuca rupicola et Festuca trachyphylla. Végétation des alliances du Festucion valesiacae et du Seslerio-Festucion glaucae avec d’autres espèces, comme Festuca pallens, Poa badensis, Carex humilis, Sesleria varia, Teucrium montanum, Ononis pusilla, Helianthemum canum, Iris aphylla, Onosma tornensis, Draba lasiocarpa, Scorzonera austriaca et Fumana procumbens.

E1.23 PRÉS STEPPIQUES MÉSOXÉROPHILES SUBCONTINENTALES (CIRSIO-BRACHYPODION) Pelouses mésoxérophiles d’Europe centrale avec Astragalus danicus, Inula spiraeifolia, Seseli annuum, Linum spp., Carex michelii, Carex praecox, Carex flacca. Communautés végétales variées de graminées et d’herbacées, surtout dans les bassins et les hautes terres. En raison du pâturage, une tendance mésophile comprend souvent la présence répandue de Juniperus communis. Végétation de l’alliance du Carduo-Brachypodion pinnati ; les espèces courantes sont Brachypodium pinnatum, Festuca rupicola, Cirsium pannonicum, Linum flavum, Potentilla alba, Bromus erectus, Coronilla varia, Buphthalmum salicifolium et Campanula glomerata.

E1.24 PELOUSES ARIDES DES ALPES CENTRALES (STIPO-POION) Pelouses sèches des vallées intra-alpines isolées, à faible pluviométrie, à fort ensoleillement et aux températures estivales élevées, des Alpes centrales, orientales et sud-occidentales.

E1.26 PELOUSES SEMI-SÈCHES CALCAIRES SUBATLANTIQUES CB : 34.32 Formations plus ou moins mésophiles, fermées, dominées par des graminées pérennes, formant des touffes, colonisant des sols relativement profonds, principalement calcaires. Généralement riches en espèces, ces communautés peuvent être envahies par l’espèce très sociale Brachypodium pinnatum. Leur aire de répartition s’étend des îles Britanniques, du Danemark, des Pays-Bas et de l’Allemagne septentrionale jusqu’à la chaîne cantabrique, aux Pyrénées, à la Catalogne, aux Alpes méridionales et aux Apennins centraux, atteignant à l’est le quadrilatère de Bohême, au-delà duquel elles sont remplacées par des formations vicariantes du Cirsio-Brachypodion, jusqu’au Wienerwald, à la Styrie et à l’Illyrie. Bromus erectus et Brachypodium pinnatum dominent souvent ; parmi les autres graminées se trouvent Koeleria pyramidata, Festuca guestfalica, Festuca rupicola, Festuca lemanii, Avenula pubescens, Sesleria albicans, Briza media, Carex caryophyllea et Carex flacca. Herbacées : Gentianella germanica, Trifolium montanum, Ononis repens, Medicago lupulina, Ranunculus bulbosus, Cirsium acaule, Euphrasia stricta, Dianthus deltoides, Potentilla neumanniana (Potentilla tabernaemontani, Potentilla verna), Anthyllis vulneraria, Galium verum, Euphorbia brittingeri (Euphorbia verrucosa), Hippocrepis comosa, Scabiosa columbaria, Centaurea scabiosa, Carlina vulgaris, Viola hirta et de nombreuses espèces d’orchidées. Formant un pont entre la région méditerranéenne et des sites thermophiles plus septentrionaux, elles peuvent être identifiées par la forte représentation d’espèces méditerranéennes au nord et d’espèces eurosibériennes au sud.

E1.262 PELOUSES SEMI-SÈCHES MÉDIO-EUROPÉENNES À BROMUS ERECTUS Pelouses calcaires mésophiles et mésoxérophiles du domaine subatlantique dans les Pays-Bas, l’Allemagne, la République tchèque, la Suisse, le nord, le centre et l’ouest de la France et le nord-ouest de l’Espagne. Elles sont faunistiquement et floristiquement riches. Le caractère très discontinu de leur distribution donne lieu à une considérable variation géographique dans la composition des communautés animales et végétales, marquées par la présence de nombreuses espèces à distribution locale ou disjointe, en plus du cortège de base commun à la plupart d’entre elles. Outre cette variation géographique, la nature de ces pelouses dépend aussi, dans une large mesure, du régime hydrique, des caractéristiques du substrat et du traitement agropastoral, notamment de la prédominance de la fauche ou du pâturage dans le régime d’exploitation et de l’intensité de ce dernier. En particulier, l’abondance relative des principales graminées, Bromus erectus, Brachypodium pinnatum s. l., Sesleria albicans et Koeleria pyramidata, varie aussi bien géographiquement avec les conditions climatiques que localement avec la topographie et le régime agropastoral. De ce fait, quoique des entités géographiques distinctes puissent différer par cette abondance relative, des faciès différant de la même manière peuvent aussi coexister localement, créant des habitats extrêmement distincts. Pour tenir compte de ces axes concurrents de variation, les formations dominées par Brachypodium ou par Sesleria, de même que les formations semi-humides, sont exclues de cette division et placées en E1.263, E1.264 et E1.265. Les subdivisions géographiques, qui permettent le mieux d’identifier des communautés animales et végétales caractéristiques, peuvent être utilisées dans les quatre sections en ajoutant une quatrième décimale commune à toutes. Les régions englobées par les subdivisions géographiques correspondant à la valeur de cette quatrième décimale sont décrites dans tous les cas dans cette section, même si dans certaines d’entre elles, ou dans des parties de certaines d’entre elles, il n’y a pas de pelouses correspondant à l’unité E1.262, mais seulement des pelouses correspondant aux unités E1.263, E1.264 et E1.265. Ces cas ont été signalés, dans toute la mesure du possible, dans chacune des subdivisions ci-dessous.

E1.2621 Mesobromion mosan Pelouses mésophiles de la périphérie hercynienne nord-occidentale, sur calcaires, principalement dévoniens ou carbonifères, ou sur calcaires dolomitiques, occasionnellement sur calcschistes, dans le district mosan de la Belgique et de la Meuse française, avec des stations isolées dans l’Ardenne-Eifel du Luxembourg et de la Rhénanie.

E1.2622 Mesobromion de la basse Meuse Pelouses sur craie de la basse Meuse belge, de l’extrême sud-est des Pays-Bas et de Westphalie, généralement sans Bromus erectus ; prairies alluviales du Mesobromion des régions adjacentes (ces dernières doivent être répertoriées sous E1.264).

E1.2625 Mesobromion crétacé du Bassin parisien Pelouses mésophiles de la périphérie crétacée nord-occidentale et occidentale du Bassin parisien, des vallées de la Seine, de la Bray et de la Somme et des régions jurassiques adjacentes de Basse Normandie et du Boulonnais.

E1.2626 Mesobromion tertiaire parisien Pelouses calcaires mésophiles du Tertiaire parisien dans le centre du Bassin parisien.

E1.2627 Mesobromion jurassique du Bassin parisien Pelouses mésophiles du nord-est, de l’est et du sud-est de la ceinture jurassique du Bassin parisien et des régions crétacées adjacentes en Lorraine, en Champagne, en Haute-Marne, en Bourgogne, en Haute-Saône.

E1.2628 Mesobromion du Rhin moyen Pelouses calcaires mésophiles fermées des vallées du Rhin, du Mainz, de la Moselle, du Neckar, de la Nahe et de la Lahn dans leur traversée des massifs hercyniens septentrionaux.

E1.2629 Mesobromion du Rhin supérieur Pelouses calcaires mésophiles fermées du fossé du Rhin supérieur et des collines adjacentes d’Alsace, de Bade-Wurtemberg et de Suisse.

E1.262B Mesobromion du Jura occidental Pelouses calcaires mésophiles du Jura français et suisse et des zones adjacentes.

E1.262E Mesobromion préalpin nord-occidental Pelouses mésophiles collinéennes et montagnardes des Préalpes calcaires nord-occidentales

E1.262G Mesobromion ligérien Pelouses calcaires mésophiles du bassin ligérien, au sud du Bassin parisien, dans le Berry, la Limagne d’Auvergne et le Forez.

E1.262H Mesobromion aquitain Pelouses calcaires mésophiles du sud-ouest de la France, en Charente, dans le Périgord et en Aquitaine.

E1.262I Mesobromion du Quercy Pelouses calcaires mésophiles fermées du Quercy.

E1.262J Mesobromion des Pyrénées occidentales Pelouses calcaires mésophiles, collinéennes et montagnardes, des Pyrénées occidentales.

E1.263 PELOUSES MÉDIO-EUROPÉENNES SEMI-SÈCHES À BRACHYPODIUM Faciès de l’unité E1.262 à Brachypodium pinnatum ssp. pinnatum ou Brachypodium pinnatum ssp. rupestre. Les subdivisions géographiques peuvent être introduites en mettant la quatrième décimale de l’unité E1.262 au quatrième rang décimal en E1.263. Les faciès dominés par Brachypodium peuvent se former dans tous les types régionaux répertoriés sous E1.262, comme résultat de la nitrification ou de la dominance du pâturage sur le fauchage. De tels processus s’accompagnent d’une réduction drastique de la diversité spécifique. Les pelouses du Sud-Ouest des unités H à K de E1.262 et de E1.263 sont cependant généralement riches en Brachypodium, même en l’absence apparente de processus de dégradation.

E1.264 PELOUSES ALLUVIALES ET HUMIDES DU MESOBROMION Pelouses fermées riches en espèces du Mesobromion et, en particulier, en Bromus erectus, développées sur marnes calcaires, sur des zones quelque peu surélevées des plaines alluviales et sur d’autres sols retenant l’eau, à l’intérieur de l’aire des pelouses répertoriées sous E1.262. Elles font transition vers les prairies humides (E3) et sont souvent marquées par l’abondance de Carex flacca. Parmi les espèces caractéristiques figurent aussi Thalictrum majus, Peucedanum carvifolia, Silaum silaus, Festuca hirundinacea. Des subdivisions géographiques peuvent être introduites en ajoutant la quatrième décimale de l’unité E1.262 au quatrième rang décimal de E1.264. Des exemples importants sont recensés notamment sur des marnes en Lorraine, dans la basse Meuse belge et dans les grands fleuves des Pays-Bas, en Westphalie, dans les plaines alluviales de la Moselle et de la Meuse françaises, dans la vallée du Rhin en Allemagne et en Alsace, dans différentes vallées du sud de l’Allemagne et dans la vallée de la Sarthe.

E1.265 PELOUSES MÉDIO-EUROPÉENNES SEMI-SÈCHES À SESLERIA Faciès des communautés de l’unité E1.262 ou E1.266 dominés par Sesleria albicans, souvent riches en espèces déalpines. Ces faciès se rencontrent en particulier à la périphérie des Alpes et des Pyrénées, mais sont aussi présents localement, au-delà de l’influence alpine immédiate, dans des stations anormales telles que des falaises ou des versants escarpés, plus ou moins ombragés. Pelouses dominées par Sesleria argentea d’Alava et de Navarre. Des subdivisions géographiques peuvent être introduites en utilisant la quatrième décimale de l’unité E1.262 au quatrième rang décimal de l’unité E1.265.

E1.266 MESOBROMION SUBMÉDITERRANÉEN Pelouses mésophiles fermées, habituellement riches en Bromus erectus et en orchidées, de la périphérie du bassin méditerranéen en Catalogne, dans les Pyrénées orientales, les Corbières, les Causses, la Provence, les Alpes sud-occidentales et les Apennins septentrionaux. Un grand nombre d’entre elles sont comparativement sèches et ont parfois été incluses dans le Xerobromion

E1.27 PELOUSES CALCAIRES SUBATLANTIQUES TRÈS SÈCHES CB : 34.33 Formations xérophiles ouvertes dominées par des graminées vivaces formant des touffes, souvent riches en chaméphytes, colonisant des sols calcaires superficiels, souvent sur des pentes escarpées, des sommets de falaises ou de collines, dans le domaine subatlantique du Quercion pubescentii-petraeae et ses irradiations septentrionales et dans les montagnes subméditerranéennes du nord de la péninsule italienne. Ces formations se composent des espèces Bromus erectus, Sesleria albicans, Koeleria vallesiana, Melica ciliata, Stipa pennata, Stipa bavarica, Stipa capillata, Stipa pulcherrima, Phleum phleoides, Brachypodium pinnatum, Carex humilis, Fumana procumbens, Globularia punctata, Ononis pusilla, Helianthemum apenninum, Helianthemum canum, Helianthemum nummularium, Linum tenuifolium, Teucrium chamaedrys, Allium sphaerocephalon, Arabis hirsuta, Anthericum liliago, Aster linosyris, Pulsatilla vulgaris, Biscutella laevigata, Orobanche teucrii, Artemisia alba, Sedum album, Sedum acre, Acinos arvensis, Hippocrepis comosa, Sanguisorba minor, Potentilla neumanniana, Scabiosa columbaria, Astragalus monspessulanus, Teucrium pyrenaicum, Ononis spinosa, Ononis natrix.

E1.272 PELOUSES MÉDIO-EUROPÉENNES DU XEROBROMION Formations du sud de la Belgique, de l’Allemagne, de la France, de la Suisse, du nord de l’Espagne et des Apennins septentrionaux. Lorsque des formations du Xerobromion se trouvent au voisinage de communautés des Festucetalia valesiacae, ces dernières occupent des sites caractérisés par des microclimats plus continentaux que ceux habités par les formations de ce groupe.

E1.2721 Xerobromion mosan Pelouses xérophiles du nord-ouest de la périphérie hercynienne, principalement sur calcaires dévoniens ou carbonifères, dans le district mosan de Belgique et dans la Meuse française, avec des stations excentrées en Ardenne-Eifel luxembourgeois et rhénan ; les stations sont pour la plupart de très faible étendue et très isolées.

E1.2723 Xerobromion crétacé du Bassin parisien Pelouses xérophiles de quelques rares localités du Crétacé situées dans la périphérie nord-occidentale et occidentale du Bassin parisien, en particulier dans les vallées de la Seine et de la Somme.

E1.2724 Xerobromion tertiaire parisien Pelouses xérophiles calcaires du Tertiaire parisien dans la partie centrale du Bassin parisien.

E1.2725 Xerobromion jurassique du Bassin Parisien Pelouses xérophiles du nord-est, de l’est et du sud-est de la ceinture jurassique du Bassin parisien et des régions crétacées adjacentes en Lorraine, en Champagne, en Haute-Marne, en Bourgogne, en Haute-Saône.

E1.2726 Xerobromion du Rhin moyen Pelouses xérophiles calcaires des vallées du Rhin, du Mainz, de la Moselle, du Neckar, de la Nahe et de la Lahn dans leur traversée des massifs hercyniens septentrionaux

E1.2727 Xerobromion du Rhin supérieur Pelouses xérophiles calcaires du fossé du haut Rhin et des collines adjacentes d’Alsace, de Bade-Wurtemberg et de Suisse. E1.2728 Xerobromion du Jura occidental Pelouses xérophiles calcaires du Jura français et suisse et des zones adjacentes.

E1.272B Xerobromion du nord-ouest des Préalpes Pelouses xérophiles collinéennes et montagnardes des Préalpes calcaires nord-occidentales. E1.272D Xerobromion ligérien Pelouses xérophiles calcaires du sud du Bassin parisien, du Berry, et de l’Auvergne.

E1.272E Xerobromion aquitain Pelouses xérophiles calcaires du sud-ouest de la France en Charente, dans le Périgord et en Aquitaine. E1.272F Xerobromion du Quercy Pelouses xérophiles calcaires du Quercy.

E1.272G Xerobromion pyrénéen Pelouses xérophiles calcaires collinéennes et montagnardes des Pyrénées et des régions adjacentes. À l’étage du Chêne pubescent de la partie orientale, les pelouses du Xerobromion avec Koeleria vallesiana, Festuca ovina s.l. et Bromus erectus viennent au contact des formations de l’ Aphyllanthion occupant des sols plus humides, et des pelouses post-culturales compactes à Brachypodium du Brachypodion phoenicoidis. Dans la partie sud de l’aire de répartition, les pâturages xérophiles sont représentés dans des zones plus basses et sur les adrets abrités par des groupements de l’Aphyllanthion, de teinte nettement méditerranéenne, tandis que les formations du Xerobromion, de caractère plus eurosibérien, occupent les autres situations. Les chaméphytes tels que Helianthemum nummularium, Artemisia alba, Teucrium pyrenaicum, Ononis spinosa, Ononis natrix sont abondants, aux côtés des graminées Phleum phleoides, Festuca ovina s.l. et Carex humilis.

E1.272H Xerobromion des Alpes sud-occidentales Pelouses du Xerobromion des Alpes sud-occidentales.

E1.28 PELOUSES CALCARÉO-SILICEUSES D’EUROPE CENTRALE CB : 34.34 Pelouses médio-européennes xérophiles, rupicoles ou psammophiles, de basse altitude, sur substrats légèrement calcaires, avec Festuca heteropachys, Festuca trachyphylla, Koeleria macrantha (Koeleria gracilis), Phleum phleoides, Luzula campestris, Dianthus deltoides, Jasione montana, Agrostis tenuis, Potentilla erecta, Armeria elongata, Artemisia campestris, Aster linosyris, Lychnis viscaria, Silene otites, Silene nutans, Chamaespartium sagittale, Campanula patula, Potentilla rupestris, Helianthemum nummularium ssp. obscurum, Helianthemum apenninum, Scleranthus perennis, Allium senescens ssp. montanum.

E1.281 PELOUSES DES ROCHERS CALCARÉO-SILICEUX HERCYNIENNES Communautés rupicoles colonisant en particulier les anfractuosités et les saillies des pentes rocheuses et des falaises calcaréo-siliceuses, avec, notamment, Festuca heteropachys, Artemisia campestris, Aster linosyris, Lychnis viscaria, Potentilla rupestris. L’aire de répartition de ces formations a pour centre les massifs hercyniens de l’Allemagne moyenne (principalement les vallées du Rhin, de la Nahe, de la Moselle, du Mainz et la périphérie du Hartz), et s’étend à l’est jusqu’au bassin de Bohême, à l’ouest jusqu’en Alsace et à des stations excentrées extrêmement rares et isolés dans les vallées ardennaises du Luxembourg, de la Belgique et de la France, où elles sont représentées par des pelouses à Festuca heteropachys ou Potentilla rupestris.

E1.282 PELOUSES SUR SABLES CALCARÉO-SILICEUX D’EUROPE CENTRALE Communautés pérennes fermées des sables légèrement calcaires du nord et de l’ouest de l’Europe centrale et du nord de l’Europe orientale, caractéristiques, en particulier, des vieilles dunes riveraines et des collines morainiques, avec Armeria elongata, Festuca trachyphylla, Sedum sexangulare, Carex ligerica, Helichrysum arenarium. Ces formations sont le mieux représentées dans les systèmes dunaires des fleuves et rivières d’Europe centrale, notamment le Weser, l’Aller, l’Elbe, l’Oder, la Vistule, le Bug, la Narva, dans les collines morainiques de la plaine baltique de Mecklembourg-Poméranie, du Brandebourg et de Pologne et Lituanie, les sables du Main en Franconie et dans le bassin de Bohême. Ces formations s’étendent à l’ouest jusqu’aux zones fluviatiles des Pays-Bas, et à l’est jusqu’en Polésie, en Lituanie et au nord-ouest de la Russie, au sud jusqu’aux bancs sableux du haut Rhin et au plateau bavarois.

E1.2822 Pelouses sur sables acidoclines d’Europe centrale Acidocline Central European sand grasslands Communautés fermées, pérennes, des sables stabilisés acidoclines du nord et de l’ouest de l’Europe centrale et du nord de l’Europe orientale, avec Armeria elongata, Festuca trachyphylla, Dianthus deltoides, Helichrysum arenarium, Vicia lathyroides, Chondrilla juncea, Hieracium pilosella.

E1.29 PELOUSES À FESTUCA PALLENS CB : 34.35 Pelouses xériques thermophiles subcontinentales des corniches rocheuses des collines médio-européennes, dominées principalement par les fortes touffes de la glauque Festuca pallens, de Festuca sadlerana et de Festuca pannonica et les touffes vertes de Sesleria albicans, accompagnées de Dianthus gratianopolitanus, Melica ciliata, Aster alpinus, Artemisia campestris ssp. lednicensis, Hieracium spp., Biscutella laevigata ssp. varia, Teucrium botrys, Teucrium montanum, Helianthemum canum, Iris aphylla, Allium strictum, Allium senescens ssp. montanum. Ces pelouses sont localement réparties du Jura français et de la vallée du Rhin jusqu’au piémont des collines subpannoniennes et jusqu’aux Carpates en Roumanie. Les communautés du Festucion pallescentis occupent souvent des stations isolées et abritent des espèces rares ou relictes, qui confèrent à nombre d’entre elles un caractère biogéographique et physionomique bien distinct. En particulier, des stations excentrées occidentales rares et très disjointes se trouvent dans le bassin mosan des Ardennes belge et française, et hébergent, entre

E1.292 PELOUSES CALCICLINES À FÉTUQUE PÂLE Pelouses xérothermophiles subcontinentales, des corniches rocheuses collinéennes ensoleillées d’Europe centrale, calcaires ou faiblement calcaires. Dans les régions péripannoniennes et péri-alpines, où elles sont en contact avec des communautés de l’unité E1.291, elles occupent des stations caractérisées par un microclimat plus chaud et plus sec, en particulier sur des adrets.

E1.2921 Pelouses calciclines périhercyniennes à Fétuque pâle Pelouses de corniche du Jura français, suisse, souabe, franconien et de Petite Pologne, des massifs hercyniens centraux, du bassin moyen-allemand de la Saale et de la Mulde, du bassin de Bohême, des Pieniny, du plateau bavarois, développées sur des calcaires coquilliers, des dolomies, des porphyres, des basaltes, des schistes et parfois des serpentines. Avec Dianthus gratianopolitanus, Festuca pallens, Stipa bavarica, Stipa eriocaulis, Stipa joannis, Poa badensis, Melica ciliata, Carex humilis, Dracocephalum austriacum, Campanula sibirica, Minuartia setacea, Fumana procumbens, Helianthemum canum, Pulsatilla grandis, Scorzonera austriaca, Teucrium montanum, Seseli hippomarathrum et des espèces locales du genre Hieracium, dont Hieracium bifidum, Hieracium schmidtii, Hieracium wiesbaurianum, Hieracium onosmoides.

E1.2A PELOUSES À BRACHYPODIUM PHOENICOIDES CB : 34.36 Brachypodium phoenicoides swards Pelouses pérennes sèches, fermées, des sols eutrophes au sein des zones méso- et thermoméditerranéennes, souvent en situation post-culturale, constituées de graminées relativement hautes et habituellement dominées par Brachypodium phoenicoides. Avec, parmi beaucoup d’autres, de Phleum bertolonii (Phleum nodosum, Phleum pratense), Elymus repens, Carex divisa, Carthamus lanatus, Diplotaxis viminea, Echinops ritro, Euphorbia serrata, Echium vulgare, Echium pustulatum, Erodium acaule, Galactites tomentosa, Lepidium graminifolium, Medicago orbicularis, Salvia verbenaca, Foeniculum vulgare, Pallenis spinosa, Psoralea bituminosa, Seseli tortuosum, Tragopogon australis, Scabiosa atropurpurea, Verbascum sinuatum, Picris hieracioides, Calamintha nepeta, Centaurea aspera, Vicia hybrida, Phlomis herba-venti et de nombreuses Orchidées.

E1.3 PELOUSES XÉRIQUES MÉDITERRANÉENNES CB : 34.5 Pelouses méso- et thermoméditerranéennes xérophiles, généralement ouvertes, avec de petites graminées pérennes, riches en thérophytes. Communautés thérophytiques des sols oligotrophes sur des substrats riches en bases, souvent calcaires, par exemple, végétation de la classe des Thero-Brachypodietea.

E1.31 PELOUSES XÉRIQUES OUEST-MÉDITERRANÉENNES CB : 34.51 Pelouses méso- et thermoméditerranéennes xérophiles, avec de petites graminées pérennes et des communautés thérophytiques des sols oligotrophes sur des substrats riches en bases de l’Espagne, du sud de la France, des grandes îles de la Méditerranée occidentale, de l’Italie et de l’Afrique du nord méditerranéenne.

E1.311 PELOUSES À BRACHYPODE RAMEUX Pelouses dominées par Brachypodium retusum, avec de nombreux thérophytes et géophytes, alternant souvent en forme de mosaïque avec des garrigues, ou occupant leurs clairières.

E1.312 STEPPES DE LA CRAU Pelouses ouvertes des coussous couvrant encore des étendues vastes mais en diminution de la Crau, delta fossile de la Durance, avec Brachypodium retusum, Stipa capillata, Dichanthium ischaemum, Elymus caput-medusae, Thymus vulgaris, Bellis sylvestris, Asphodelus fistulosus, Euphorbia seguierana, Linum gallicum, Salvia multifida, Bufonia macrosperma. Ces communautés hébergent une faune d’une exceptionnelle originalité.

E1.313 COMMUNAUTÉS MÉDITERRANÉENNES ANNUELLES DES SOLS SUPERFICIELS Formations à floraison printanière et à dessiccation estivale, constituées de thérophytes développées sur des sols superficiels, riches en bases, souvent calcaires, dans les zones mésoméditerranéennes et thermoméditerranéennes du bassin méditerranéen. Elles se composent de graminées annuelles telles que Bromus fasciculatus, Brachypodium distachyon, Lagurus ovatus, Stipa capensis, Parapholis incurva, Hainardia cylindrica, Echinaria todaroana, Desmazeria marina, Desmazeria sicula, Desmazeria zwierleinii, Lamarckia aurea, Narduroides salzmannii, Vulpia unilateralis, Ctenopsis gypsophila, de quelques graminées pérennes (par exemple Koeleria splendens, Dactylis hispanica) et de nombreuses plantes à fleurs, dont un bon nombre d’annuelles, et une quantité très significative d’espèces endémiques à répartition restreinte. Parmi les espèces caractéristiques, on trouve Silene tridentata, Silene neglecta, Silene sedoides, Paronychia argentea, Arenaria capillipes, Ionopsidium prolongoi, Erophila verna, Astragalus sesameus, Ononis ornithopodioides, Ononis oligophylla, Ononis sieberi, Onobrychis aequidentata, Trigonella monspeliaca, Trigonella polyceratia, Plantago albicans, Plantago coronopus, Plantago afra, Plantago amplexicaulis, Plantago notata, Plantago ovata, Polygala monspeliaca, Convolvulus lineatus, Eryngium dichotomum, Eryngium triquetrum, Eryngium ilicifolium, Hedysarum spinosissimum, Callipeltis cucullaris, Catananche lutea, Daucus aureus, Daucus lopadusanus, Daucus bocconei, Nigella arvensis, Scorzonera laciniata, Lavatera agrigentina, Scabiosa parviflora, Anthemis muricata, Senecio leucanthemifolius, Limonium calcarae, Limonium echioides, Limonium erinus, Limonium thouinii, Campanula fastigiata, Campanula erinus, Erodium pulverulentum, Iberis fontqueri, Viola demetria, Arabis verna, Brassica souliei, Aster sorrentinii, Asteriscus aquaticus, Echium parviflorum, Bellis annua, Matricaria aurea, Linaria reflexa, Linaria pseudolaxiflora, Linaria amethystea, Linaria huteri, Linaria platycalyx, Linaria saturejoides, Linaria clementei, Filago cossyrensis, Valantia calva, Sedum litoreum, Sedum caeruleum, Sedum stellatum, Saxifraga tridactylites, Hornungia petraea, Parietaria cretica, Biscutella lyrata, Anagallis monelli, Fedia cornucopiae, Evax pygmaea, Jasione penicillata, Andryala ragusina, Allium pallens ssp. siciliense, Allium agrigentinum, Allium chamaemoly. Diverses combinaisons des espèces ci-dessus entrent dans la constitution de nombreux groupements distincts, souvent éphémères et très locaux, restreints à de petites surfaces parmi d’autres formations ou dans les clairières de celles-ci. Les pâturages les plus largement répandus dominés par les graminées annuelles sont pour la plupart subnitrophiles et doivent être classés de préférence en E1.6. E1.3131 Communautés annuelles calciphiles ouest-méditerranéennes Formations calciphiles thermo-, méso- et occasionnellement supraméditerranéennes de graminées annuelles à floraison printanière et à dessiccation estivale et de plantes à fleurs des régions méditerranéennes de la France, de l’Italie et de la péninsule Ibérique.

E1.314 ARÈNES DOLOMITIQUES DES CAUSSES Formations très ouvertes de la zone steppique supraméditerranéenne des Causses (unité E1.51), colonisant des depôts locaux de sables dolomitiques. Ces formations sont caractérisées par Armeria girardii (Armeria juncea), Arenaria aggregata, Helianthemum pilosum, Sedum ochroleucum, Alkanna tinctoria, Alyssum serpyllifolium, Helichrysum stoechas, Silene otites, Aster alpinus, Festuca christianii-bernardii, Corynephorus canescens, Phleum arenarium.

E1.4 STEPPES MÉDITERRANÉENNES À GRANDES GRAMINÉES ET ARTEMISIA CB : 34.6 Formations méso-, thermo- et parfois supraméditerranéennes du bassin méditerranéen, à physionomie dominée par de grandes graminées, entre lesquelles peuvent se développer des groupements d’annuelles ou parfois de chaméphytes. L’unité comprend les formations silicicoles aussi bien que basophiles. Dans la région méditerranéenne proprement dite, elles sont surtout caractéristiques de la péninsule Ibérique et de la façade méditerranéenne d’Anatolie, avec des représentations locales dans le sud de la Provence, en Sardaigne, dans le sud de la péninsule italienne, en Sicile et en Grèce. Dans les régions semi-arides entre la Méditerranée et les déserts d’Asie occidentale, elles dominent le paysage, formant une ceinture steppique où les buissons bas d’Artemisia peuvent être prédominants.

E1.43 STEPPES MÉDITERRANÉENNES DOMINÉES PAR DE GRANDES GRAMINÉES AUTRES QUE STIPA TENACISSIMA OU LYGEUM SPARTUM CB : 34.63 Steppes méditerranéennes à grandes graminées dominées par des espèces autres que Stipa tenacissima ou Lygeum spartum.

E1.432 STEPPES MÉDITERRANÉENNES À STIPES Formations méso- et thermoméditerranéennes d’Afrique du nord, de l’Espagne, de l’Italie, du sud de la France, de la Grèce, du sud des Balkans et d’Asie occidentale, dominées par de grandes graminées pérennes des genres Stipa (Stipa lagascae, Stipa offneri i.a) ou Piptatherum (Oryzopsis), autres que les très grands Stipa tenacissima ou Stipa gigantea.

E1.434 STEPPES À ANDROPOGONIDES Steppes méso- et thermoméditerranéennes d’Afrique du nord, de l’Espagne, du sud de la France, de l’Italie et des îles de la Méditerranée centrale, de la Grèce, des Balkans et d’Asie occidentale, constituées par des graminées andropogonides cespiteuses telles que Hyparrhenia hirta, Andropogon distachyos, Heteropogon contortus, Dichanthium insculptum, Dichanthium ischaemum (Andropogon ischaemum, Bothriochloa ischaemum) ou Chrysopogon gryllus.

E1.4342 Steppes provençales à andropogonides Steppes méso- et thermoméditerranéennes du sud de la France, constituées par des graminées andropogonides cespiteuses telles que Hyparrhenia hirta, Andropogon distachyos, Heteropogon contortus, Dichanthium insculptum, Dichanthium ischaemum ou Chrysopogon gryllus.

E1.44 STEPPES À CANNES Formations méso-, thermo- et parfois supraméditerranéennes du bassin méditerranéen, physionomiquement dominées par des graminées très hautes, robustes, semblables à des Cannes, des genres Imperata, Saccharum, Arundo, Hemarthria.

E1.5 PELOUSES MÉDITERRANÉO-MONTAGNARDES CB : 34.7 Pelouses pérennes ouvertes, souvent riches en chaméphytes, surtout caractéristiques de l’étage des chênaies thermophiles de la péninsule Ibérique, du sud de la France, du sud de l’Italie, de la Grèce et des Balkans. Quelques-unes des plus vastes étendues restantes de pelouses ininterrompues d’Europe, d’une importance évidente en tant qu’habitats faunistiques, appartiennent à cette division. Elles sont entretenues par le fauchage et le pâturage extensif.

E1.51 STEPPES MÉDITERRANÉO-MONTAGNARDES CB : 34.71 Pelouses xérophiles éparses ou discontinues de Stipa pennata, Festuca auquieri (Festuca duriuscula), Festuca hervieri, Koeleria vallesiana ou Sesleria albicans var. elegantissima avec Helianthemum apenninum, Helianthemum canum, Genista spp., Globularia spp., Ononis striata, Euphorbia seguierana, Potentilla crantzii, Thymus dolomiticus, Plantago argentea, Rosa pimpinellifolia, Dianthus sylvestris, Lavandula angustifolia, Aster alpinus, Anthyllis spp., Carex humilis. Ces steppes sont surtout développées dans les Causses, mais présentes aussi localement en Provence et dans le Languedoc, des Alpes à la Catalogne.

E1.511 STEPPES MÉDITERRANÉO-MONTAGNARDES À STIPA Steppes dominées par Stipa pennata, avec Festuca auquieri, Koeleria vallesiana, Brachypodium pinnatum, Ononis striata, occupant de vastes étendues dans les Causses, et représentées localement sur des crêtes et des plateaux de Haute Provence, des Alpes sud-occidentales et des Corbières.

E1.512 STEPPES MÉDITERRANÉO-MONTAGNARDES À SESLERIA Pelouses plus fermées dominées par Sesleria albicans var. elegantissima occupant habituellement des surfaces exiguës des pentes quelque peu ombragées, des corniches, des corridors rocheux et des bases des falaises retenant la neige, dans les Causses et autres montagnes basses de la périphérie méditerranéenne du sud de la France et de Catalogne, en particulier Montserrat, les Corbières, la montagne d’Alaric et la Provence occidentale.

E1.513 STEPPES MÉDITERRANÉO-MONTAGNARDES À FESTUCA-KOELERIA Pelouses steppiques méditerranéo-montagnardes pauvres en Stipa pennata. Ce sont pour la plupart des faciès de l’unité E1.511, dominés par Festuca auquieri, Koeleria vallesiana ou Carex humilis.

E1.514 STEPPES MÉDITERRANÉO-MONTAGNARDES À ARTEMISIA Formations ouvertes comprenant Artemisia alba et Hyssopus officinalis, riches en chaméphytes, des pentes abruptes et érodées des Causses. Elles hébergent notamment Convolvulus cantabrica et Allium flavum. Des formations similaires des Alpes sud-occidentales semblent être mieux classées parmi les pelouses steppiques subcontinentales (unité E1.24).

E1.52 STEPPES SUPRAMÉDITERRANÉENNES ET PRAIRIES À APHYLLANTHES CB : 34.72 Pelouses drues ou semblables à des steppes, riches en chaméphytes, d’affinités méditerranéennes prononcées, formées comme un stade de dégradation des chênaies thermophiles caducifoliées ou des forêts à Quercus rotundifolia, dans la ceinture supraméditerranéenne de la péninsule Ibérique, du sud de la France et de la Ligurie. Elles peuvent représenter un faciès des garrigues supraméditerranéennes (F6.6) et des landes-hérisson (F7.4).

E1.6 PELOUSES À ANNUELLES SUBNITROPHILES CB : 34.8 Terrains dominées par des graminées et des herbacées annuelles, sur des sols légèrement enrichis en nitrates, des zones méso- et thermoméditerranéennes. Les espèces caractéristiques sont des genres Bromus, Aegilops, Avena, Vulpia, des Crucifères et des Légumineuses. Ces annuelles se développent comme des pionnières sur des sols nus légèrement nitrifiés par l’aération ou l’addition de matières organiques, le long des routes, sur des remblais et dans les espaces interstitiels des cultures. Elles remplacent aussi la végétation oligotrophe annuelle des pelouses xériques méditerranéennes (E1.3) sous l’influence des activités culturales. Les prairies annuelles subnitrophiles sont répandues comme formations de succession post-culturale. La recolonisation ligneuse peut conduire à des maquis (F5) ou des garrigues (F6).

E1.61 COMMUNAUTÉS MÉDITERRANÉENNES À GRAMINÉES SUBNITROPHILES CB : 34.81 Formations graminoïdes avec Bromus fasciculatus, Bromus madritensis, Bromus intermedius, Bromus alopecuros, Bromus rubens, Bromus hordeaceus, Bromus tectorum, Aegilops neglecta, Aegilops geniculata, Aegilops triuncialis, Aegilops ventricosa, Taeniatherum caput-medusae, Avena sterilis, Avena barbata, Lagurus ovatus, Lolium rigidum, Vulpia ciliata, Vulpia bromoides, Vulpia geniculata, Lamarckia aurea, Trisetum paniceum, Cynosurus echinatus, Stipa capensis, et avec Scandix australis, Astragalus scorpioides, Trifolium cherleri, Trifolium hirtum, Trifolium striatum, Trifolium campestre, Trifolium arvense, Trifolium glomeratum, Vicia lutea, Medicago rigidula, Medicago sativa, Medicago littoralis, Melilotus sulcata, Coronilla scorpioides, Filago minima, Paronychia argentea. Ces formations sont particulièrement répandues dans la péninsule Ibérique, dans le sud de l’Italie, dans les Balkans méditerranéens et en Grèce, où elles sont susceptibles d’occuper de vastes étendues post-culturales ou des pâturages extensifs. Elles sont également représentées localement dans le sud de la France et sur le littoral de l’Italie septentrionale

E1.7 PELOUSES SÈCHES, ACIDES ET NEUTRES FERMÉES NON-MÉDITERRANÉENNES CB : 35.1 Pelouses pérennes fermées, sèches ou mésophiles, occupant des sols acides dans les régions planitiaires à montagnardes atlantiques ou subatlantiques d’Europe septentrionale, d’Europe moyenne et de l’ouest de la péninsule Ibérique, avec Nardus stricta, Festuca filiformis (Festuca tenuifolia), Festuca ovina, Festuca rubra, Agrostis capillaris, Danthonia decumbens, Anthoxanthum odoratum, Deschampsia flexuosa, Poa angustifolia, Galium saxatile, Polygala vulgaris, Viola canina, Meum athamanticum, Arnica montana, Centaurea nigra, Dianthus deltoides, Gentianella campestris, Chamaespartium sagittale, Jasione laevis, Potentilla erecta, Carex pilulifera. N’importe laquelle de ces herbacées peut dominer ou co-dominer des faciès distinctifs ; Calamagrostis epigejos ou Carex arenaria peuvent aussi envahir et dominer certaines formations.

E1.71 GAZONS À NARDUS STRICTA CB : 35.11 Gazons mésophiles et xérophiles dominés ou riches en Nardus stricta des régions planitiaires, collinéennes et montagnardes atlantiques ou subatlantiques d’Europe septentrionale, d’Europe moyenne et de l’ouest de la péninsule Ibérique. Autres espèces importantes : Festuca rubra, Agrostis capillaris, Agrostis pyrenaica, Avenula versicolor, Campanula alpina et Avenella flexuosa.

E1.712 GAZONS SUBATLANTIQUES À NARDUS ET GALIUM Communautés mésophiles et xérophiles dominées ou riches en Nardus stricta des régions planitiaires, collinéennes et montagnardes atlantiques ou subatlantiques du continent européen, réparties au nord jusqu’au Jutland occidental et septentrional, à la Suède méridionale némorale et boréo-némorale, à la Norvège méridionale némorale et boréale océanique. À l’est, elles s’étendent jusqu’en Pologne, en Lituanie, au quadrilatère de Bohême, aux Carpates et aux Préalpes autrichiennes et jusqu’aux Asturies et en Cantabrie au sud-ouest. Le cortège d’espèces comprend Polygala vulgaris, Hypericum maculatum f. glabrum, Galium saxatile, Carex panicea, Hieracium umbellatum, Hypochoeris maculata, Genista tinctoria, Arnica montana, Campanula rotundifolia, Plantago lanceolata, Potentilla erecta, Thymus pulegioides.

E1.72 PELOUSES À AGROSTIS ET FESTUCA CB : 35.12 Pelouses fermées mésophiles ou sèches des zones boréales et némorales des régions planitiaires, collinéennes et montagnardes atlantiques ou subatlantiques d’Europe, composées d’Agrostis spp. et de Festuca spp. en association avec d’autres graminées telles que Anthoxanthum odoratum, Hierochloe odorata, Deschampsia flexuosa, Danthonia decumbens.

E1.721 PELOUSES NÉMORALES À AGROSTIS ET FESTUCA Pelouses fermées mésophiles d’Europe moyenne atlantique et, localement, subatlantique, surtout caractéristiques de la zone némorale, s’étendant au nord jusqu’à la zone boréonémorale et, localement, jusqu’à la zone boréale, composées d’Agrostis spp. et de Festuca spp.

E1.73 PELOUSES À DESCHAMPSIA FLEXUOSA CB : 35.13 Pelouses fermées sèches ou mésophiles, pérennes, installées sur des sols acides dans les régions planitiaires, collinéennes et montagnardes atlantiques ou subatlantiques d’Europe septentrionale, s’étendant au nord jusqu’en Islande et au sud de la Scandinavie, d’Europe moyenne et de la péninsule Ibérique occidentale, dominées par Deschampsia flexuosa.

E1.74 VÉGÉTATIONS À CALAMAGROSTIS EPIGEJOS CB : 35.14 Faciès des pelouses siliceuses d’Europe dominés par la graminée de grande taille Calamagrostis epigejos, atlantique ou subatlantique septentrionale et moyenne, qui sont autrement décrites en E1.71 ou E1.72.

E1.75 PELOUSES À CAREX ARENARIA CB : 35.15 Pelouses fermées acidophiles des régions planitiaires, collinéennes et montagnardes atlantiques ou subatlantiques d’Europe septentrionale, d’Europe moyenne et de la péninsule Ibérique occidentale, dominées par Carex arenaria, constituées comme des faciès d’invasion des unités

E1.71 et E1.72. E1.8 PELOUSES FERMÉES, SÈCHES, ACIDES ET NEUTRES MÉDITERRANÉENNES Pelouses pérennes sur sols acides de la zone supraméditerranéenne, dominées notamment par Festuca elegans ou Nardus stricta. Pelouses siliceuses méditerranéennes riches en plantes annuelles, installées sur des sols siliceux graveleux, sableux ou limoneux, généralement superficiels, ne se désagrégeant pas pendant la saison sèche.

E1.81 PELOUSES SILICEUSES THÉROPHYTIQUES MÉDITERRANÉENNES CB : 35.3 Pelouses ouest-méditerranéennes et dalmatiennes, riches en plantes annuelles, des sols siliceux graveleux, sableux ou limoneux, généralement superficiels, ne se désagrégeant pas pendant la saison sèche. Elles sont riches en petites Fabacées, notamment des genres Trifolium, Lathyrus, Ornithopus, Lupinus, Anthyllis, Coronilla et en graminées des genres Corynephorus, Aira, Airopsis, Molineria, Vulpia, Briza, Anthoxanthum, Micropyrum. Parmi les espèces caractéristiques, partagées par les formations orientales et occidentales, se trouvent Tuberaria guttata, Silene gallica, Linaria pelisseriana, Plantago bellardii, Galium divaricatum.

E1.811 PELOUSES SILICEUSES OUEST-MÉDITERRANÉENNES Pelouses ouest-méditerranéennes riches en plantes annuelles, des sols siliceux graveleux, sableux ou limoneux, généralement superficiels, ne se désagrégeant pas pendant la saison sèche. Les espèces caractéristiques sont Tuberaria guttata, Helianthemum sanguineum, Jasione montana, Paronychia cymosa, Paronychia echinulata, Pterocephalus diandrus, Prolongoa pectinata, Senecio minutus, Tolpis barbata, Filago gallica, Filago minima, Teesdalia coronopifolia, Sedum caespitosum, Sedum arenarium, Sedum andegavense, Crassula tillaea, Saxifraga carpetana, Radiola linoides, Silene gallica, Silene psammitis, Silene portensis, Linum gallicum, Linaria pelisseriana, Linaria arvensis, Plantago bellardii, Galium divaricatum, Trifolium cherleri, Trifolium strictum, Trifolium suffocatum, Trifolium arvense, Trifolium bocconei, Trifolium purpureum, Lathyrus angulatus, Ornithopus pinnatus, Ornithopus sativus, Lupinus hispanicus, Lupinus angustifolius, Anthyllis cornicina, Coronilla dura et les graminées Corynephorus divaricatus, Aira cupaniana, Aira tenorii, Aira caryophyllea, Airopsis tenella, Molineria minuta, Molineria laevis, Vulpia geniculata, Vulpia membranacea, Vulpia bromoides, Vulpia myuros, Briza maxima, Anthoxanthum aristatum, Micropyrum tenellum.

E1.83 NARDAIES MÉDITERRANÉO-MONTAGNARDES CB : 35.7 Pelouses dominées par Nardus stricta et autres communautés apparentées de l’étage supraméditerranéen des montagnes des péninsules méditerranéennes, installées sur des sols siliceux ou, rarement, sur des substrats calcaires.

E1.9 PELOUSES OUVERTES, SÈCHES, ACIDES ET NEUTRES NON-MÉDITERRANÉENNES, Y COMPRIS LES FORMATIONS DUNAIRES CONTINENTALES CB : 35.2 Pelouses ouvertes, souvent thérophytiques, des zones némorale, boréonémorale et subméditerranéenne, installées sur des sols bruts non calcaires, notamment sur des sables fixés et des dunes continentales.

E1.91 PELOUSES SILICEUSES D’ESPÈCES ANNUELLES NAINES CB : 35.21 Formations pionnières constituées typiquement de plantes annuelles naines, souvent éphémères et à très faible étendue, caractéristiques en particulier des sables stabilisés, des zones atlantiques, subatlantiques et supraméditerranéennes d’Europe. Elles sont constituées des espèces Aira caryophyllea, Aira praecox, Micropyrum tenellum (Nardurus lachenalii), Vulpia bromoides, Vulpia myuros, Trisetum ovatum, Filago arvensis, Filago gallica, Filago lutescens, Filago minima, Filago pyramidata, Filago vulgaris, Spergula morisonii, Hypochoeris glabra, Evax carpetana, Moenchia erecta, Scleranthus polycarpos, Teesdalia nudicaulis, Myosotis discolor, Myosotis stricta, Linaria elegans, Linaria amethystea, Sedum lagascae, Sedum pedicellatum, Ornithopus perpusillus, Trifolium striatum, Trifolium arvense, Trifolium dubium, Trifolium campestre, Trifolium micranthum, Tuberaria guttata. Des espèces autrefois répandues dans les jachères post-culturales trouvent également refuge dans ces milieux.

E1.92 PELOUSES SILICEUSES OUVERTES PÉRENNES CB : 35.22 Pelouses ouvertes ou semi-ouvertes des sables stabilisés et des terrains secs d’Europe atlantique et subatlantique, dominées par des graminées pérennes telles que Agrostis capillaris, Agrostis vinealis, Agrostis delicatula, Agrostis durieui, Agrostis castellana, Poa angustifolia, Anthoxanthum odoratum, Festuca filiformis, Corynephorus canescens, Calamagrostis epigejos ou Carex arenaria. Elles succèdent habituellement aux formations des unités E1.91 ou E1.93 et constituent une transition vers les pelouses fermées de l’unité E1.7.

E1.93 PELOUSES À CORYNEPHORUS CB : 35.23 Pelouses très ouvertes des sables mobiles ou mal stabilisés d’Europe atlantique et subatlantique, dominées par Corynephorus canescens, parfois par Leymus arenarius ou Carex arenaria. La plupart d’entre elles sont dunaires et apparentées à d’autres sous-unités de l’unité E1.9 (E1.94-E1.9E).

E1.94 PELOUSES PIONNIÈRES DES DUNES CONTINENTALES CB : 64.11 Formations des dunes continentales germano-baltiques fluvio-glaciaires instables avec Corynephorus canescens, Carex arenaria, Spergula morisonii, Teesdalia nudicaulis et des tapis de lichens fruticuleux (Cladonia, Cetraria) (voir l’unité E1.93). Les formations du Jutland sont riches en Ammophila arenaria.

E1.95 PELOUSES SILICEUSES DES DUNES CONTINENTALES CB : 64.12 Pelouses des systèmes dunaires continentaux germano-baltiques fluvio-glaciaires plus stabilisés, avec Agrostis spp. et Corynephorus canescens ou d’autres graminées acidophiles. Des unités apparentées sont classées dans les unités E1.7, E1.91 et E1.92.

E1.97 DUNES FLUVIATILES MÉRIDIONALES CB : 64.4 Dunes des grands fleuves médio-européens (Seine, Loire, Saône, Rhin supérieur, Elbe supérieur). De petits vestiges subsistent dans la plaine du Pô en Italie septentrionale. À l’instar des dunes fluvio-glaciaires d’Europe septentrionale, elles hébergent des écosystèmes spécialisés et rares et sont extrêmement vulnérables. Elles sont beaucoup plus calcaires que les dunes continentales septentrionales et leurs pelouses (unités E1.12, E1.28 i.a.) ont un caractère substeppique contrastant avec celui des régions avoisinantes.

E1.A PELOUSES SÈCHES, OUVERTES, ACIDES ET NEUTRES MÉDITERRANÉENNES Terrains vagues sablonneux avec des thérophytes vernaux, pas nécessairement des graminées, de la région méditerranéenne. Pâturages et prairies ouvertes pérennes sur sols siliceux, habituellement squelettiques, de la zone supraméditerranéenne.

E1.A1 COMMUNAUTÉS ANNUELLES MÉDITERRANÉENNES SUR SABLES PROFONDS CB : 35.4 Communautés ouvertes d’annuelles à floraison printanière développées sur des sables profonds de la péninsule Ibérique, de l’Afrique du nord méditerranéenne et, très localement, du sud de la France et de l’Italie, avec Malcolmia lacera, Malcolmia ramosissima, Anthyllis hamosa, Maresia nana, Erodium laciniatum, Erodium cicutarium ssp. bipinnatum, Arenaria emarginata, Hymenostemma pseudanthemis, Loeflingia baetica, Loeflingia spartea, Loeflingia tavaresiana, Loeflingia hispanica, Linaria donyana, Linaria pedunculata, Vulpia membranacea, Ononis variegata, Ononis baetica, Ononis cossoniana, Ononis subspicata, Coronilla repanda, Evax asterisciflora, Evax lusitanica, Leucojum trichophyllum. Les formations équivalentes des dunes littorales sont classées en B1.48, tandis que d’autres se trouvent sur les bancs de graviers littoraux, voir les unités B2.4 et B2.5.

E1.A3 DUNES RIVERAINES DU RHÔNE CB : 64.61 Dunes fossiles de la Camargue, construites par des sables alluviaux limoneux du Rhône.

E1.B PELOUSES DES SOLS MÉTALLIFÈRES CB : 34.2 Pelouses sèches, rases, souvent riches en lichens et en mousses, colonisant les sols d’Europe occidentale et centrale à haute teneur en métaux lourds comme le zinc et le plomb. Elles comprennent des espèces, des écotypes ou des populations spécialement adaptées à ces sols, principalement apparentées ou dérivées d’espèces par ailleurs montagnardes, boréomontagnardes ou steppiques. Les pelouses des sols métallifères d’affinités nettement alpines, bien qu’elles s’étendent sur des altitudes allant de l’étage montagnard et des stations planitiaires déalpines aux étages subalpin et alpin, sont comprises. Végétation de l’alliance Violetalia calaminariae.

E1.B2 PELOUSES CALAMINAIRES Formations ouvertes colonisant les sols riches en métaux lourds, soit naturellement soit résultant d’opérations minières anciennes, en régression rapide et limitées à quelques stations en Belgique orientale, en Rhineland occidental, en Wesphalie et Basse Saxe, et à une station au sud des Pays-Bas, avec des avant-postes dans le nord de la France. Elles comprennent une flore fortement spécialisée avec les espèces endémiques Viola calaminaria, Viola guestphalica, Thlaspi caerulescens (Thlaspi alpestre ssp. calaminare) et Festuca aquisgranensis (Festuca ophioliticola ssp. calaminaria), avec Minuartia verna var. hercynica, Silene vulgaris ssp. humilis et Armeria halleri, limitées à cette formation et à la suivante, et avec l’espèce steppique d’Europe centrale Festuca valesiaca.

E1.B23 PELOUSES CALAMINAIRES OCCIDENTALES À ARMÉRIA Communautés calaminaires d’Europe occidentale comprenant Armeria halleri s.l. en l’absence de Viola lutea ou Viola guestphalica, connues de stations très isolées, en particulier, dans l’Eifel, le sud-ouest de la Belgique et le nord de la France. Cardaminopsis halleri est caractéristique.

E1.B5 PELOUSES ALPINES DES SOLS MÉTALLIFÈRES CB : 36.44 Formations des sols à haute teneur en métaux lourds des niveaux alpin et subalpin des Alpes et des Pyrénées. Elles présentent entre autres espèces Dianthus sylvestris, Galium anisophyllon, Poa alpina, Armeria arenaria, Thlaspi caerulescens, et Viola dubyana, espèce endémique fortement restreinte aux Alpes méridionales. Ces formations descendent jusqu’au niveau montagnard et apparaissent dans quelques stations déalpines.

E1.C HABITATS MÉDITERRANÉENS SECS À VÉGÉTATION HERBACÉE NON-VERNALE INAPPÉTENTE CB : 32.9 Terrains secs avec une couverture arbustive inférieure à 10% et une forte composante de plantes non-vernales inappétentes, dont des géophytes (Asphodelus, Urginea), des Chardons (Carthamus, Carlina, Centaurea, Onopordum), et des Ferula et des Phlomis. Ces habitats sont particulièrement caractéristiques des secteurs les plus secs du bassin méditerranéen. Ils sont habituellement le résultat du surpâturage de la garrigue, qui élimine les arbustes.

E1.C1 CHAMPS D’ASPHODELUS Communautés des terrains dégradés du bassin méditerranéen très fortement dominées par des Liliacées du genre Asphodelus formant des faciès.

E1.C2 CHAMPS DE CHARDONS Communautés des terrains dégradés du bassin méditerranéen très fortement dominées par des Chardons formant des faciès, notamment des genres Carthamus, Carlina, Centaurea, Onopordum, Notobasis, Galactites.

E1.C3 BROUSSAILLES À PHLOMIS Communautés des terrains dégradés du bassin méditerranéen très fortement dominées par de grandes Labiées du genre Phlomis formant des faciès.

E1.C4 PEUPLEMENTS DE FERULA Communautés des terrains dégradés du bassin méditerranéen très fortement dominées par de grandes Ombellifères robustes du genre Ferula formant des faciès.

E1.D PELOUSES XÉRIQUES NON EXPLOITÉES Pelouses xériques non fauchées ou pâturées actuellement.

E1.E PELOUSES XÉRIQUES PIÉTINÉES À ESPÈCES ANNUELLES Espèces annuelles basses sur sites piétinés secs et chauds, par exemple la communauté du Matricario matricarioidis-Polygonion arenastri, rencontrée en Hongrie et en Serbie avec Coronopus squamatus, Cynodon dactylon, Eragrostis minor, Herniaria glabra, Herniaria hirsuta, Juncus tenuis, Lepidium ruderale, Lolium perenne, Matricaria discoidea, Plantago lanceolata, Plantago major, Poa annua agg. et Polygonum arenastrum.

E2 PRAIRIES MÉSIQUES CB: 35 Pâturages et prairies de fauche mésotrophes et eutrophes, planitiaires et montagnards, des zones boréale, némorale, méditerranéenne et des zones humides chaudes et tempérées. Elles sont en règle générale plus fertiles que les pelouses sèches (E1) et comprennent les terrains de sport et les pâturages améliorés ou réensemencés.

E2.1 PÂTURAGES PERMANENTS MÉSOTROPHES ET PRAIRIES DE POST-PÂTURAGE CB : 38.1 Pâturages mésotrophes régulièrement pâturés d’Europe, fertilisés et sur sols bien drainés, avec Lolium perenne, Cynosurus cristatus, Poa spp., Festuca spp., Trifolium repens, Leontodon autumnalis, Bellis perennis, Ranunculus repens, Ranunculus acris, Cardamine pratensis, Deschampsia cespitosa. Ils sont surtout caractéristiques des zones némorale et boréonémorale d’Europe, mais ils s’étendent jusqu’à la Cordillère centrale, aux Apennins et à la zone supraméditerranéenne de la péninsule balkanique et de la Grèce.

E2.11 PÂTURAGES ININTERROMPUS CB : 38.11 Pâturages continus de l’Europe eurosibérienne, du secteur atlantique de la péninsule Ibérique et de la Cordillère centrale, des Apennins et de la zone supraméditerranéenne de la péninsule balkanique et de la Grèce, non fractionnés par des fossés d’irrigation. Cynosurus cristatus est habituellement présent.

E2.111 PÂTURAGES À IVRAIE VIVACE Prairies relativement pauvres en espèces dominées par Lolium perenne, souvent avec Cynosurus cristatus. Ces prairies se retrouvent en Europe centrale et en Europe occidentale euro-sibérienne, dans la péninsule Ibérique atlantique et la Cordillère centrale, dans les Apennins et la zone supraméditerranéenne de la péninsule balkanique et de la Grèce.

E2.112 PÂTURAGES ATLANTIQUES À CYNOSURUS ET CENTAUREA Prairies plus riches en espèces des îles Britanniques, dominées par Cynosurus cristatus et avec de nombreuses plantes à fleurs, notamment Centaurea nigra.

E2.113 PÂTURAGES COLLINÉENS SUBATLANTIQUES Pâturages se trouvant principalement en Europe occidentale, centrale et orientale, moins traités, plus rudes et plus riches en espèces que ceux de l’unité E2.111, souvent avec la Fétuque cespiteuse Festuca nigrescens et une représentation significative d’espèces nitrofuges.

E2.211 PRAIRIES ATLANTIQUES À ARRHENATHERUM Prairies de fauche mésophiles planitiaires des îles Britanniques et de l’ouest de la France riches ou dominées par Arrhenatherum elatius accompagné par Dactylis glomerata et Holcus lanatus, avec Centaurea debeauxii ssp. nemoralis (Centaurea nigra, Centaurea nemoralis), Rhinanthus lanceolatus, Oenanthe pimpinelloides, Gaudinia fragilis, Linum bienne, Brachypodium pinnatum.

E2.12 PÂTURAGES INTERROMPUS PAR DES FOSSÉS CB : 38.12 Prairies drainés par un réseau de fossés, de rigoles, de ruisselets ou de mares.

E2.13 PÂTURAGES ABANDONNÉS CB : 38.13 Prairies abandonnées dans lesquelles apparaissent des espèces messicoles et rudérales ou des espèces appartenant aux stades de succession suivants, aux côtés d’espèces prairiales dominantes après arrêt de la gestion anthropique. Les stations les plus riches se trouvent sur des sols carbonatés ou des sols de roches éruptives. Geranium sylvaticum, Trifolium medium, Astrantia major, Coronilla varia, Listera ovata, Gentiana cruciata, Platanthera bifolia sont des espèces typiques.

E2.14 PRAIRIES INONDABLES PLANITIAIRES RICHES EN ESPÈCES Pas de description disponible.

E2.2 PRAIRIES DE FAUCHE DE BASSE ET MOYENNE ALTITUDES CB : 38.2 Prairies de fauche mésotrophes des basses altitudes d’Europe, fertilisées et bien drainées, avec Arrhenatherum elatius, Trisetum flavescens, Anthriscus sylvestris, Heracleum sphondylium, Daucus carota, Crepis biennis, Knautia arvensis, Leucanthemum vulgare, Pimpinella major, Trifolium dubium, Geranium pratense. Elles sont surtout caractéristiques des zones némorale et boréonémorale d’Europe, mais s’étendent jusqu’à la Cordillère centrale, aux Apennins et à la zone supraméditerranéenne de la péninsule balkanique et de la Grèce.

E2.21 PRAIRIES DE FAUCHE ATLANTIQUES CB : 38.21 Prairies de fauche mésophiles planitiaires du domaine atlantique d’Europe, caractéristiques des îles Britanniques et de l’ouest de la France.

E2.22 PRAIRIES DE FAUCHE PLANITIAIRES SUBATLANTIQUES CB : 38.22 Prairies de fauche mésophiles planitiaires, mésotrophes à eutrophes, d’Europe occidentale subatlantique, d’Europe centrale, de la région illyrienne humide et du système des Carpates, avec Arrhenatherum elatius, Alopecurus pratensis, Bromus erectus, Dactylis glomerata, Festuca rubra, Daucus carota, Crepis biennis, Knautia arvensis, Leucanthemum vulgare, Pimpinella major, Trifolium dubium, Geranium pratense, Alchemilla xanthochlora, Campanula patula, Pastinaca sativa, Galium album, Equisetum arvense, Medicago sativa, Picris hieracioides, Sanguisorba officinalis. Végétation de l’alliance Arrhenatherion elatioris.

E2.221 PRAIRIES DE FAUCHE XÉROMÉSOPHILES PLANITIAIRES MÉDIO-EUROPÉENNES Gazons plus secs, plus thermophiles, des prairies de fauche mésophiles subatlantiques planitiaires d’Europe occidentale et d’Europe centrale, dominés par Arrhenatherum elatius. Ces gazons possèdent une composition d’espèces comprenant des espèces des pelouses sèches des Festuco-Brometea, notamment Salvia pratensis, Bromus erectus, Ranunculus bulbosus, Dianthus carthusianorum, Pimpinella saxifraga, Plantago media, Galium verum, Euphorbia cyparissias, Linum catharticum.

E2.222 PRAIRIES DE FAUCHE HYGROMÉSOPHILES PLANITIAIRES MÉDIO-EUROPÉENNES Formations plus humides, ou temporairement plus humides, des prairies de fauche mésophiles subatlantiques planitiaires d’Europe occidentale et d’Europe centrale, dominées par Arrhenatherum elatius et Alopecurus pratensis, ou par ce dernier seul. Ces formations possèdent une composition d’espèces intermédiaire entre celles des prairies humides et des prairies mésophiles (E3) avec Cirsium oleraceum, Angelica sylvestris, Sanguisorba officinalis, Ranunculus repens, Myosotis palustris, Glechoma hederacea, Lychnis flos-cuculi, Ajuga reptans, Cardamine pratensis, Lysimachia nummularia, Geranium pratense, Campanula patula, Pastinaca sativa, Heracleum sphondylium, Anthriscus sylvestris. Vers l’est, sous des climats plus continentaux, les communautés prairiales à Alopecurus tendent de plus en plus vers les prairies humides riveraines. Elles sont classées dans l’unité E3 de la région pannonienne vers l’est, dans l’aire de répartition des prairies mésophiles de l’unité E2.15.

E2.23 PRAIRIES DE FAUCHE SUBMONTAGNARDES MÉDIO-EUROPÉENNES CB : 38.23 Prairies mésophiles des collines hercyniennes médio-européennes, des altitudes moyennes des grands massifs hercyniens, du Jura, des Préalpes, des Dinarides, des Pélagonides, des Carpates, des Pyrénées, des montagnes de la péninsule Ibérique nord-occidentale, intermédiaires entre les prairies planitiaires de l’unité E2.22 et les prairies montagnardes de l’unité E2.3. Végétation de l’alliance Arrhenatherion elatioris et de l’association Arrhenatheretum elatioris. Arrhenatherum elatius est l’espèce dominante et Pastinaca sativa, Trifolium dubium, Knautia arvensis et Crepis biennis sont souvent présentes.

E2.231 PRAIRIES DE FAUCHE SUBMONTAGNARDES HERCYNIENNES OCCIDENTALES Prairies de fauche des altitudes supérieures des massifs hercyniens inférieurs, avec Meum athamanticum, Festuca nigrescens, Geranium sylvaticum, Lathyrus montanus, Phyteuma spicatum, Potentilla erecta, Galium saxatile, Ranunculus bulbosus, Pimpinella saxifraga, Lotus uliginosus. E2.235 PRAIRIES DE FAUCHE SUBMONTAGNARDES ALPIENNES Prairies de fauche mésophiles submontagnardes des Préalpes. E2.236 PRAIRIES DE FAUCHE SUBMONTAGNARDES JURASSIENNES Prairies de fauche mésophiles submontagnardes du Jura.

E2.235 PRAIRIES DE FAUCHE SUBMONTAGNARDES ALPIENNES
Alpic submontane hay meadows
Prairies de fauche mésophiles submontagnardes des Préalpes
E2.236 PRAIRIES DE FAUCHE SUBMONTAGNARDES JURASSIENNES

Prairies de fauche mésophiles submontagnardes du Jura.

E2.3 PRAIRIES DE FAUCHE MONTAGNARDES CB : 38.3 Prairies de fauche mésotrophes à eutrophes, souvent riches en espèces, des étages montagnard et subalpin des plus hautes montagnes des zones némorale et boréale méridionale.

E2.31 PRAIRIES DE FAUCHE MONTAGNARDES ALPIENNES Prairies de fauche mésophiles riches en espèces des étages montagnard et subalpin (principalement au-dessus de 600 m) des Alpides occidentales et des montagnes avoisinantes (les massifs hercyniens plus élevés, les Carpates, les Dinarides) sur des sols frais, neutres à modérément acides ou modérément basiques, fauchées d’une à trois fois par an. Habituellement dominées par Trisetum flavescens et avec Alchemilla spp., Anthoxanthum odoratum, Astrantia major, Campanula glomerata, Carum carvi, Centaurea nemoralis, Crepis spp., Crocus albiflorus, Geranium spp., Heracleum sphondylium, Chaerophyllum hirsutum, Lilium bulbiferum, Malva moschata, Muscari botryoides, Narcissus poeticus, Phyteuma spp., Pimpinella major, Polygonum bistorta, Primula elatior, Salvia pratensis, Silene spp., Thlaspi caerulescens, Trollius europaeus, Valeriana repens, Viola spp. et beaucoup d’autres. Dans les Carpates elles sont représentées par l’alliance du Polygono-Trisetion avec un grand nombre de taxons endémiques.

E2.6 PRAIRIES AMÉLIORÉES, RÉENSEMENCÉES ET FORTEMENT FERTILISÉES, Y COMPRIS LES TERRAINS DE SPORT ET LES PELOUSES ORNEMENTALES CB : 81 Terrains occupés par des prairies permanentes ayant reçu un fort apport d’engrais ou réensemencés, parfois traités par des herbicides sélectifs, avec une faune et une flore très appauvries, utilisés pour le pâturage, la protection et la stabilisation des sols, l’aménagement paysager ou à des fins récréatives.

E2.61 PRAIRIES AMÉLIORÉES SÈCHES OU HUMIDES CB : 81.1 Pâturages et prairies secs ou mésophiles intensifs. Ils sont habituellement réensemencés et fortement fertilisés, ou mis en place de façon entièrement artificielle.

E2.62 PRAIRIES AMÉLIORÉES HUMIDES, SOUVENT AVEC DES FOSSÉS DE DRAINAGE CB : 81.2 Pâturages intensifs humides, comportant souvent des fossés de drainage, susceptibles d’abriter des échassiers reproducteurs ou des oiseaux d’eau hivernants, notamment des oies.

E2.63 GAZONS DES STADES SPORTIFS Pas de description disponible.

E2.64 PELOUSES DES PARCS Pelouses, généralement tondues, composées de graminées indigènes ou parfois exotiques, constituant des éléments des parcs urbains.

E2.65 PELOUSES DE PETITE SURFACE Pas de description disponible. E2.7 PRAIRIES MÉSIQUES NON GÉRÉES Prairies mésiques qui ne sont pas fauchées ou utilisées pour le pâturage. Ne comprend pas les pâtures abandonnées (E2.13).

E2.8 PELOUSES MÉSOPHILES PIÉTINÉES À ESPÈCES ANNUELLES Formations végétales basses à annuelles sur des emplacements mésophiles piétinés, par exemple les communautés du Saginion procumbentis avec Sagina procumbens, Sagina apetala, Spergularia rubra, Juncus bufonius, Poa supina, Veronica serpyllifolia. Dans les zones montagnardes ou submontagnardes la végétation peut appartenir à l’Alchemillo-Poion supinae.

E3 PRAIRIES HUMIDES ET PRAIRIES HUMIDES SAISONNIÈRES CB/ 37 Prairies humides et communautés de grandes herbacées non améliorées ou légèrement améliorées des zones boréale, némorale, humide chaude et tempérée, steppique et méditerranéenne.

E3.1 PRAIRIES HUMIDES HAUTES MÉDITERRANÉENNES CB : 37.4 Prairies humides méditerranéennes de grands Joncs et graminées avec Scirpus holoschoenus (Holoschoenus vulgaris), Agrostis stolonifera, Agrostis reuteri, Calamagrostis epigejos, Galium debile, Molinia caerulea, Briza minor, Melica cupanii, Cyperus longus, Linum tenue, Trifolium resupinatum, Schoenus nigricans, Peucedanum hispanicum, Carex mairii, Juncus maritimus, Juncus acutus, Asteriscus aquaticus, Hypericum tomentosum, Hypericum tetrapterum, Inula viscosa, Oenanthe pimpinelloides, Oenanthe lachenalii, Eupatorium cannabinum, Prunella vulgaris, Pulicaria dysenterica, Tetragonolobus maritimus, Orchis laxiflora, Dactylorhiza elata, Succisa pratensis, Sonchus maritimus ssp. aquatilis, Silaum silaus, Sanguisorba officinalis, Serratula tinctoria, Genista tinctoria, Cirsium monspessulanum, Cirsium pyrenaicum, Senecio doria, Dorycnium rectum, Erica terminalis, Euphorbia pubescens, Lysimachia ephemerum. Elles sont répandues dans l’ensemble du bassin méditerranéen, s’étendant le long des côtes de la mer Noire, en particulier dans des systèmes dunaires, au nord jusqu’à la Dobrogea et au delta du Danube, et dans des vallées de la péninsule balkanique, au nord jusqu’au Banat.

E3.11 PRAIRIES HUMIDES HAUTES DES PLAINES MÉDITERRANÉENNES Ces prairies peuvent être anthropiques et ont une végétation hygronitrophile dominée par Lolium multiflorum et Rumex conglomeratus. E3.111 PRAIRIES À SERAPIAS Prairies mésohygrophiles de la Provence cristalline, avec Carex divisa ssp. chaetophylla, souvent dominant, Briza minor, Oenanthe lachenalii et de nombreuses espèces du genre Serapias (Serapias lingua, Serapias neglecta, Serapias vomeracea).

E3.2 PRAIRIES MÉDITERRANÉENNES HUMIDES RASES CB : 37.5 Prairies très rases des marnes ou des sols imperméables compacts, humides pendant une grande partie de l’année, et desséchées en été, caractéristiques du bassin méditerranéen, avec des irradiations au nord jusqu’à la zone illyrienne de la péninsule balkanique nord-occidentale, avec Deschampsia media, Centaurium pulchellum, Lotus tenuis, Trifolium lappaceum, Prunella hyssopifolia, Plantago maritima ssp. serpentina, Centaurea timbali.

E3.4 PRAIRIES EUTROPHES ET MÉSOTROPHES HUMIDES OU MOUILLEUSES CB : 37.1, 37.2 Prairies humides eutrophes et mésotrophes et prairies inondées des zones boréale et némorale, dominées par des graminées Poaceae, des Joncs Juncus spp. ou le Scirpe des bois Scirpus sylvaticus.

E3.41 PRAIRIES ATLANTIQUES ET SUBATLANTIQUES HUMIDES CB : 37.21 Prairies de fauche et pâturages légèrement gérés sur sols humides de façon permanente ou temporaire, tant basiclines qu’acidoclines, riches en nutriments, des plaines, des collines et des basses montagnes médio-européennes soumises à des conditions climatiques atlantiques ou subatlantiques, des îles Britanniques et de la péninsule Ibérique nord-occidentale, à l’est jusqu’aux États baltes, aux Carpates occidentales et à la région illyrienne. Parmi les plantes caractéristiques des communautés très variées formant cette unité se trouvent Caltha palustris, Cirsium palustre, Cirsium rivulare, Cirsium oleraceum, Carduus personata, Telekia speciosa, Epilobium parviflorum, Lychnis flos-cuculi, Mentha aquatica, Scirpus sylvaticus, Stachys palustris, Bromus racemosus, Crepis paludosa, Fritillaria meleagris, Geum rivale, Polygonum bistorta, Senecio aquaticus, Trollius europaeus, Lotus uliginosus, Trifolium dubium, Equisetum palustre, Equisetum telmateia, Myosotis palustris, Deschampsia cespitosa, Angelica sylvestris, Oenanthe silaifolia, Gratiola officinalis, Inula salicina, Succisella inflexa, Dactylorhiza majalis, Ranunculus acris, Rumex acetosa, Holcus lanatus, Alopecurus pratensis, Festuca pratensis, Festuca gigantea, Juncus effusus, Juncus filiformis et Carex cespitosa.

E3.411 PRAIRIES À CIRSE DES MARAÎCHERS Prairies humides riches en grandes herbes dominées ou avec une abondance de Cirsium oleraceum, réparties en Europe occidentale et centrale, à partir du Danemark, localement en Scanie, en Allemagne nord-occidentale, en Belgique, en France, en Espagne nord-occidentale, à l’est jusqu’en Pologne, en Lituanie, au bassin de Bohême, en Autriche. Elles sont mieux développées à l’étage submontagnard des massifs hercyniens, du Jura et des Préalpes, sur des limons riches en bases des plaines d’inondation des fleuves, rivières et ruisseaux et des bords des lacs. Cirsium oleraceum, Angelica sylvestris, Caltha palustris, Lychnis flos-cuculi, Ranunculus acris, Polygonum bistorta, Rumex acetosa, Holcus lanatus, Alopecurus pratensis, Festuca pratensis, Poa trivialis sont caractéristiques de leur cortège. Au nord de l’Allemagne, en Pologne, en Lituanie, les communautés sont enrichies en Polygonum bistorta et dépourvues de plusieurs espèces caractéristiques de leur cortège médio-hercynien, notamment Sanguisorba officinalis, Colchicum autumnale, Silaum silaus.

E3.412 PRAIRIES À TROLLE D’EUROPE ET À CIRSE DES RUISSEAUX Prairies humides des zones montagnardes des massifs hercyniens supérieurs, du Jura et du piémont alpin riches en Trollius europaeus et Cirsium rivulare, remplaçant les prairies à Cirse maraîcher de l’unité E3.411 à des altitudes plus élevées. Leur cortège comprend Cirsium oleraceum, Caltha palustris, Lychnis flos-cuculi, Myosotis palustris, Geum rivale, Festuca pratensis, Galium album, Ranunculus acris, Holcus lanatus et, parfois, notamment dans le Jura suisse, Fritillaria meleagris.

E3.413 PRAIRIES OCCIDENTALES À CANCHE CESPITEUSE Prairies humides drues, atlantiques et subatlantiques d’Europe, dominées par Deschampsia cespitosa, caractéristiques des sols humides en permanence et soumises à des inondations périodiques. Ces prairies sont favorisées par le pâturage.

E3.4131 Prairies atlantiques à Canche cespiteuse Prairies drues d’Europe occidentale, d’Europe septentrionale et, localement, d’Europe centrale occidentale, atlantique et subatlantique, fortement dominées par Deschampsia cespitosa, caractéristiques des sols presque neutres, humides en permanence, gleyifiés et périodiquement inondés. Elles présentent un cortège très variable, généralement pauvre en espèces, comprenant les graminées Holcus lanatus, Festuca rubra, Agrostis stolonifera, Agrostis capillaris, Poa trivialis, Poa pratensis, Dactylis glomerata, Lolium perenne, Alopecurus pratensis, formant parfois des pelouses très broutées autour des touffes moins comestibles des Deschampsia, accompagnées, entre autres, par Juncus affinis, Juncus inflexus, Filipendula ulmaria, Cardamine pratense, Angelica sylvestris, Achillea ptarmica, Ranunculus acris, Ranunculus repens, Cirsium arvense, Rumex acetosa, Cerastium fontanum, Plantago lanceolata, Lathyrus pratensis, Centaurea nigra, Dactylorhiza fuchsii. Ces prairies sont particulièrement bien caractérisées dans les plaines anglaises et en Fennoscandie, mais sont aussi localement présentes plus à l’est et au sud, notamment aux Pays-Bas, en Belgique, en Campine, dans la région du loess et dans les régions calcaires péri-hercyniennes, en Allemagne du nord, dans le bassin de Bohême, en Autriche, particulièrement sous l’influence du pâturage. Les communautés prairiales dominées par Deschampsia cespitosa des régions de climat plus continental de l’est et du sud-est de l’Europe appartiennent aux communautés d’inondation des unités E3.43 et E3.463.

E3.414 PRAIRIES À SÉNEÇON AQUATIQUE Prairies humides et prairies inondables des plaines britanniques, de l’Allemagne septentrionale, de la Pologne, des Pays-Bas, de la Belgique, de la France et de l’Espagne nord-occidentale, développées sur des alluvions acidoclines riches en matières nutritives, des fleuves, rivières et ruisseaux à niveau d’eau fluctuant, dans lesquelles Senecio aquaticus et Bromus racemosus sont habituellement dominants, accompagnés par un cortège variable. Potentilla palustris et Menyanthes trifoliata sont caractéristiques des groupements mésotrophes, Ranunculus auricomus et Primula elatior des groupements un peu plus riches en bases. Carex disticha est habituellement présente et parfois abondante, marquant une transition vers les communautés du Magnocaricion de l’unité D5.211. À des altitudes plus élevées, au-dessus de 250 m, sur des sols pauvres en bases, ces communautés évoluent vers des communautés dominées par Polygonum bistorta de l’unité E3.415.

E3.415 PRAIRIES À RENOUÉE BISTORTE Prairies humides et mouilleuses d’Europe occidentale subatlantique et d’Europe centrale, dominées ou très riches en Polygonum bistorta, caractéristiques surtout des régions montagnardes ou submontagnardes des massifs hercyniens et des régions avoisinantes. Elles comprennent des communautés hercyniennes acidoclines originales dans lesquelles Polygonum bistorta est associé à Deschampsia cespitosa ou à Juncus filiformis, ainsi que des variantes submontagnardes ou montagnardes enrichies en Polygonum bistorta des communautés planitiaires à Cirse maraîcher ou à Séneçon aquatique des unités E3.411 ou E3.414, des communautés montagnardes à Trolle et Cirse des ruisseaux de l’unité E3.412, des communautés à Scirpe des bois de l’unité E3.419. Elles comprennent aussi des communautés péri-hercyniennes submontagnardes et planitiaires thermophiles du bassin du Danube, et des communautés montagnardes de la péninsule Ibérique. Elles constituent le principal habitat du Nacré menacé Proclossiana eunomia, et, au moins localement, un habitat important pour d’autres papillons menacés, en particulier, le Cuivré changeant Palaeochrysophanus (Lycaena) hippothoe.

E3.416 PRAIRIES À JONC FILIFORME Thread rush meadows Prairies humides et mouilleuses de l’Europe subatlantique dominées ou très riches en Juncus filiformis, ou, en Islande, Juncus balticus (Juncus arcticus), souvent accompagnés par Carex nigra, Carex echinata, Molinia caerulea, Potentilla erecta. Elles sont développées surtout sur des sols pauvres en calcaire, d’affinités boréales prononcées, et sont surtout caractéristiques de la Fennoscandie, de l’Islande, de la plaine germano-baltique septentrionale et des massifs hercyniens avoisinants, rares plus au sud, limitées à de petites surfaces dans des poches froides des grands massifs hercyniens et des Préalpes.

E3.417 PRAIRIES À JONC ÉPARS Prairies humides et mouilleuses de l’Europe atlantique et subatlantique dominées par les grands Joncs cespiteux Juncus effusus et Juncus inflexus, avec une flore accompagnatrice habituellement pauvre en espèces. Elles sont caractéristiques des sols relativement riches en nutriments, acidoclines à basiclines, humides en permanence.

E3.418 PRAIRIES À JONC À TÉPALES OBTUS Prairies mouilleuses calciphiles d’Europe occidentale, d’Europe centrale et du nord-ouest de l’Europe orientale, s’étendant au nord-est au moins jusqu’en Estonie, dominées ou riches en Juncus subnodulosus. Elles sont caractéristiques des sols calcaires très mouillés ou des sols lavés par des eaux calcaires, et sont transitionnelles vers les bas-marais alcalins à petites Laîches du Caricion davallianae (unité D4.1), survivant surtout dans les îles Britanniques, dans le piémont alpin, dans les régions morainiques de l’Allemagne septentrionale, dans les collines crayeuses de l’Allemagne nord-occidentale, dans le nord du Jutland, dans l’île de Fionie (Fyn), dans le sud et le centre de la Scanie, à Åland, dans les pannes dunaires humides du littoral de la mer du Nord du continent européen. Beaucoup de formations sont plutôt oligotrophes et pourraient aussi bien être répertoriées dans l’unité E3.5. Les prairies marécageuses à Juncus subnodulosus et Cirsium palustre sont des formations typiques de ces communautés, répandues dans les plaines britanniques méridionales, notamment en Est-Anglie, dans le nord du Buckinghamshire et à Anglesey, riches en Juncus subnodulosus, Cirsium palustre, Equisetum palustre, Filipendula ulmaria, Holcus lanatus, Lotus uliginosus, Mentha aquatica, Caliergon cuspidatum. Leur cortège variable caractéristique et riche en espèces, influencé par les divers régimes de pâturage et de fauche qui leur sont appliqués, peut comprendre notamment Trifolium spp., Briza media, Carex elata, Iris pseudacorus, Molinia caerulea, Dactylorhiza fuchsii, Dactylorhiza praetermissa, Dactylorhiza incarnata. Les formations à Juncus subnodulosus qui succèdent aux communautés des bas-marais de l’unité D4.1 dans la colonisation des pannes dunaires côtières humides sont aussi particulièrement caractéristiques.

E3.419 PRAIRIES À SCIRPE DES BOIS Prairies humides des plaines aux montagnes de l’Europe subatlantique, s’étendant à l’est jusqu’en Lithuanie, au bassin de Bohème et à l’Autriche. Elles se développent sur des sols fertiles siliceux et gorgés d’eau ou sur tourbe et sont dominées, souvent d’une façon écrasante, par Scirpus sylvaticus.

E3.41B PRAIRIES À JONCS ET À CRÉTELLE Prairies humides de l’Europe subatlantique soumises à un régime mixte de fauchage et de pâturage, en particulier, à une fauche unique de début d’été suivie plus tard par un pâturage prolongé. Elles sont occupées par un mélange d’espèces prairiales mésophiles, notamment Cynosurus cristatus, Lolium perenne, Trifolium repens, et d’espèces des Molinietalia, résistantes à des changements dans le régime d’exploitation, comme Juncus effusus, Juncus inflexus, Lychnis flos-cuculi, Cirsium palustre. Ces formations constituent des transitions entre les prairies mésophiles de l’unité E2 et les prairies humides de l’unité E3.41, particulièrement de l’unité E3.414. Elles sont aussi étroitement apparentées aux formations de l’unité E3.417.

E3.41C PRAIRIES À CIRSE DES MARAIS Prairies humides subatlantiques des berges de ruisseaux et des pentes gorgées d’eau des collines et basses montagnes granitiques et cristallines de l’Europe moyenne soumises à des climats pluvieux. Elles sont surtout caractéristiques des massifs hercyniens orientaux et des Préalpes septentrionales, réparties à l’ouest jusqu’aux massifs hercyniens de l’Europe occidentale subatlantique, dominées par Cirsium palustre, accompagné par Angelica sylvestris à plus faible altitude, par Polygonum bistorta à des altitudes plus élevées.

E3.41F BAS-MARAIS CALCAIRES DUNAIRES À CALAMAGROSTIDE Communautés des pannes dunaires calcaires humides dominées par Calamagrostis epigejos, en particulier, des faciès à Calamagrostis epigejos dominant et stades d’évolution des formations à Juncus subnodulosus de l’unité E3.418. Elles sont caractéristiques des dunes septentrionales de France et de Belgique, et rares formations de bas-marais des îles hollandaises de la mer du Nord composées de Carex hartmanii, Calamagrostis epigejos, Carex trinervis, Ophioglossum vulgatum, Salix repens, stade de l’évolution à légère couverture sableuse des communautés des bas-marais de l’unité D4.1H2.

E3.42 PRAIRIES À JUNCUS ACUTIFLORUS CB : 37.22 Prairies humides de l’Europe atlantique et subatlantique dominées ou riches en Juncus acutiflorus. Elles sont floristiquement et phytosociologiquement très variées et beaucoup sont apparentées tant aux communautés oligotrophes du Molinion de l’unité E3.5, qu’à celles plus eutrophes du Calthion de l’unité E3.41. Les prairies à Jonc acutiflore sont particulièrement caractéristiques des régions océaniques et subocéaniques de la façade maritime d’Europe occidentale, du nord-ouest de la péninsule Ibérique aux Pays-Bas, s’étendant localement dans les massifs hercyniens jusqu’au Harz et au quadrilatère de Bohême, et dans de petites enclaves subatlantiques des plaines germano-baltiques jusqu’en Allemagne orientale et en Pologne.

E3.43 PRAIRIES SUBCONTINENTALES RIVERAINES CB : 37.23 Prairies des vallées des grands fleuves et rivières des régions à climat continental ou subcontinental d’Europe centrale, soumises à des périodes d’inondation répétées pendant l’année, caractéristiques de l’Elbe, de la Saale, des vallées du Main d’Allemagne et de Bohême. Elles sont également présentes en Moravie, en Autriche, en Slovaquie, en Croatie et en Serbie, avec une station excentrée disjointe dans le Graben du Rhin aride. Ces prairies sont généralement dominées par Deschampsia cespitosa ou Alopecurus pratensis, Poa palustris, Poa pratensis, des espèces des genres Carex et Juncus. Les espèces caractéristiques comprennent Cnidium dubium (Cnidium venosum), Viola persicifolia, Allium angulosum, Clematis integrifolia, Iris sibirica, Oenanthe lachenalii, Oenanthe silaifolia, Gratiola officinalis, Juncus atratus, Leucojum aestivum, Carex praecox var. suzae, Carex melanostachya, Serratula tinctoria, Lythrum virgatum. En raison de la généralisation des mécanismes de contrôle du débit des fleuves, ces communautés, qui dépendent de régimes de débit naturel ou quasi naturel, sont extrêmement menacées. Végétation de l’alliance du Cnidion venosi.

E3.44 GAZONS INONDÉS ET COMMUNAUTÉS APPARENTÉES CB : 37.24 Prairies des rives occasionnellement inondées de cours d’eau et de lacs, des dépressions où s’accumule l’eau de pluie, des zones humides perturbées et des pâtures humides soumises à un pâturage intensif.

E3.441 PÂTURES À GRANDS JONCS Colonies de Joncs (Juncus effusus, Juncus conglomeratus, Juncus inflexus) des pâturages intensivement pâturés. Ce sont en partie des faciès extrêmes des prairies humides eutrophes à Juncus effusus de l’unité E3.417, mais aussi d’autres prairies mouilleuses de l’unité E3.4, ou de prairies plus mésophiles de l’unité E2.

E3.442 GAZONS INONDÉS Gazons inondés de l’Europe atlantique et subatlantique développés sur des substrats soumis à des inondations périodiques ou occasionnelles et à dessiccation ultérieure, sous des climats relativement maritimes, avec Agrostis stolonifera, Carex hirta, Festuca arundinacea, Juncus inflexus, Alopecurus geniculatus, Rumex crispus, Mentha longifolia, Mentha pulegium, Potentilla anserina, Potentilla reptans, Ranunculus repens.

E3.4421 Gazons inondés à Vulpin genouillé Gazons inondés dominés par Alopecurus geniculatus.

E3.4422 Gazons inondés à Agrostide blanche Gazons inondés dominés par Agrostis stolonifera.

E3.4423 Gazons inondés à Fétuque roseau Gazons inondés dominés par Festuca arundinacea.

E3.4424 Gazons inondés à Chiendent rampant Gazons inondés dominés par Elymus repens (Agropyron repens).

E3.4425 Gazons rhénans inondés à Deschampsia media Gazons inondés localisés de la vallée du Rhin dominés par Deschampsia media.

E3.443 GAZONS À PETITS JONCS Prairies des berges occasionnellement inondées des rivières et des lacs, des dépressions accumulant l’eau de pluie, des zones humides perturbées et des pâtures humides soumises à pâturage intensif dominées par de petits Joncs, notamment Juncus compressus ou Juncus tenuis (Juncus macer).

E3.45 PRAIRIES DE FAUCHE RÉCEMMENT ABANDONNÉES CB : 37.25 Prairies de fauche récemment abandonnées envahies par Polygonum bistorta, Filipendula ulmaria ou Phragmites communis. Elles représentent le stade de succession entre E3.41 et les communautées de l’unité E5.4 ou des formations boisées.

E3.5 PRAIRIES OLIGOTROPHES HUMIDES OU MOUILLEUSES CB : 37.3 Prairies sur sols humides, pauvres en nutriments, souvent tourbeux, des zones boréale, némorale et steppique. Cette unité comprend les prairies drues acidoclines dominées par Molinia caerulea et les prairies humides plus rases, apparentées à des landes, avec Juncus squarrosus, Nardus stricta et Scirpus cespitosus.

E3.51 PRAIRIES À MOLINIA CAERULEA ET COMMUNAUTÉS APPARENTÉES CB : 37.31 Prairies humides des sols pauvres en nutriments, non fertilisés et à niveau d’eau fluctuant d’Europe occidentale, s’étendant au sud jusqu’au nord-ouest de la péninsule Ibérique. On les retrouve également en Europe septentrionale, en Europe centrale, localement dans l’ouest de l’Europe orientale. Elles sont dominées par Molinia caerulea, avec Succisa pratensis, Deschampsia cespitosa, Potentilla erecta, Stachys officinalis (Betonica officinalis), Cirsium dissectum, Cirsium tuberosum, Dianthus superbus, Trollius europaeus, Galium boreale, Gentiana asclepiadea, Gentiana pneumonanthe, Gladiolus palustris, Silaum silaus, Selinum carvifolia, Inula salicina, Iris sibirica, Laserpitium prutenicum, Lathyrus pannonicus, Tetragonolobus maritimus, Serratula tinctoria, Carex tomentosa, Carex panicea, Carex pallescens, Parnassia palustris, Ophioglossum vulgatum, Dactylorhiza maculata, Festuca arundinacea, Festuca rubra.

E3.511 PRAIRIES CALCICLINES À MOLINIE BLEUE Prairies humides riches en espèces, sur sols oligotrophes calcaires ou calciclines de l’Europe moyenne, du sud de la Fennoscandie et du nord-ouest de la péninsule Ibérique, à Silaum silaus, Sanguisorba officinalis, Selinum carvifolia, Stachys officinalis (Betonica officinalis), Carex tomentosa, Tetragonolobus maritimus, Galium boreale, Serratula tinctoria, Inula salicina, Dianthus superbus et une abondance de Colchicum autumnale.

E3.512 PRAIRIES ACIDOCLINES À MOLINIE BLEUEPrairies humides relativement pauvres en espèces des sols gleyifiés acides oligotrophes humides d’Europe moyenne, parfois avec de l’eau stagnante et à activité turfigène, s’étendant au nord jusqu’aux approches sud-boréales de la Fennoscandie et des îles Féroé, au sud jusqu’au nord-ouest de la péninsule ibérique. Elles se composent des espèces Succisa pratensis, Potentilla erecta, Potentilla anglica, Viola persicifolia, Viola palustris, Galium uliginosum, Cirsium dissectum, Crepis paludosa, Luzula multiflora, Juncus conglomeratus (Juncus subuliflorus), Ophioglossum vulgatum, Inula britannica, Lotus uliginosus, Dianthus deltoides, Carex pallescens, Carex demissa, Carex canescens, Carex echinata.

E3.52 PRAIRIES À JUNCUS SQUARROSUS ET GAZONS HUMIDES À NARDUS STRICTA CB : 37.32 Gazons humides, souvent tourbeux ou semi-tourbeux de l’Europe moyenne, au sud-ouest jusqu’au nord-ouest de l’Ibérie et s’étendant à l’est jusqu’en Lithuanie et en Europe sud-orientale. Avec Nardus stricta, Juncus squarrosus, Festuca ovina, Gentiana pneumonanthe, Pedicularis sylvatica, Scirpus cespitosus et parfois Sphagnum spp.

E4 PELOUSES ALPINES ET SUBALPINES CB : 36 Formations primaires et secondaires, dominées par des graminées ou des Laîches, des étages alpin et subalpin des montagnes boréales, némorales, méditerranéennes, chaudes-tempérées humides et anatoliennes.

E4.1 COMBES À NEIGE AVEC VÉGÉTATION CB : 36.1 Végétation des aires où se conserve tardivement une couche de neige. Les mousses, les hépatiques, les macrolichens, les graminoïdes, les fougères et de petites herbacées peuvent être dominants. Les combes à neige sont bien développées dans les montagnes boréales et arctiques et dans les plaines subarctiques ; elles sont bien représentées, quoique sur des étendues bien moindres, au-dessus de la limite des arbres dans les Alpes, les Pyrénées, les Carpates et le Caucase. Elles sont présentes très localement dans les montagnes péoniennes, la Sierra Nevada, la Cordillère centrale, les Monts Sibyllins, les Abruzzes, les Highlands d’Écosse et les Sudètes.

E4.11 PELOUSES ET HABITATS HERBACÉS BORÉO-ALPINS ACIDOCLINES DES COMBES À NEIGE CB : 36.1111, 36.1113, Combes à neige des Alpes, des Pyrénées, des Carpates (par ex. les alliances du Salicion herbaceae et du Festucion picturatae), des Dinarides, des Rhodopes (Rila) et des Pélagonides, occupant des zones dépourvues de neige pendant moins de deux mois, avec des herbacées, notamment Luzula alpinopilosa, Salix herbacea, Ligusticum mutellina ; les mousses Polytrichum sexangulare, Polytrichum juniperinum, Pohlia commutata, Kiaeria falcata (Dicranum falcatum), l’hépatique Anthelia juratzkana ou parfois des lichens. Sont compris les communautés des combes à neige des montagnes arctiques et boréales de Fennoscandie, des Highlands d’Écosse, d’Islande, du Groenland et d’autres îles des mers de la Norvège et du Groenland, formées de tapis de mousses et de lichens.

E4.111 COMMUNAUTÉS ALPINES ACIDIPHILES DES COMBES À NEIGE À MOUSSES Combes à neige à mousses des Alpes, des Pyrénées, des Carpates, des Dinarides, des Rhodopes (Rila) et des Pélagonides, occupant des zones dépourvues de neige pendant moins de deux mois, avec les mousses Polytrichum sexangulare, Polytrichum juniperinum, Pohlia commutata, Kiaeria falcata (Dicranum falcatum), l’hépatique Anthelia juratzkana ou quelquefois des lichens.

E4.112 COMMUNAUTÉS ALPINES ACIDIPHILES DES COMBES À NEIGE À GNAPHALE Communautés des zones couvertes de neige pendant six à huit mois, avec Carex foetida, Alopecurus gerardii, Omalotheca supina (Gnaphalium supinum) (y compris Omalotheca supina var. pusilla), Lepidium stylatum, Alchemilla pentaphyllea, Mucizonia sedoides, (Umbilicus sedoides, Sedum candollei), Sedum alpestre, Cardamine alpina, Carex pyrenaica. Ces communautés se retrouvent dans les Alpes, dans le système des Carpates orientales, dans les chaînes de la péninsule balkanique, les Pyrénées. Elles s’étendent jusqu’à l’étage subalpin et comprennent les formations isolées cryoroméditerranéennes de la Cordillère centrale et de la Sierra Nevada.

E4.113 COMMUNAUTÉS DES COMBES À NEIGE À LUZULA SPADICEA Communautés des combes à neige dominées par Luzula alpinopilosa ssp. obscura (Luzula spadicea) des pentes modérées des Alpes et des Carpates soumises à une couverture neigeuse prolongée, variante écologique des formations des éboulis à Luzula spadicea de l’unité H2.313. Elles sont présentes surtout dans les Alpes centrales et orientales, les Tatras et les Carpates orientales, et caractérisées par une représentation importante d’espèces des Salicetea herbaceae, dont Poa granitica, Ranunculus montanus, Oligotrichum hercynicum.

E4.114 COMMUNAUTÉS HERCYNIENNES ACIDOPHILES DES COMBES À NEIGE Communautés acidophiles des combes à neige des massifs hercyniens supérieurs, en particulier des Sudètes, de la Forêt Noire, des Vosges, avec Nardus stricta, Omalotheca supina (Gnaphalium supinum), Plantago atrata, Salix herbacea, Polytrichum gracile, Polytrichum norvegicum, ou avec Luzula desvauxii.

E4.12 PELOUSES ET HABITATS HERBACÉS BORÉO-ALPINS CALCICLINES DES COMBES À NEIGE CB : 36.121 Gazons herbacés des combes à neige des Alpides, caractéristiques des sols calcaires couverts de neige pendant de longues périodes, avec Arabis caerulea, Carex atrata, Ranunculus alpestris, Saxifraga androsacea et autres communautés calciphiles des champs, des bancs et des combes à neige des montagnes boréales et arcto-alpines formées par de petites herbacées, graminées ou mousses. Des Saules nains à tiges souterraines peuvent aussi être présents mais non dominants (voir unité F2.12).

E4.121 COMMUNAUTÉS ALPIENNES CALCICOLES DES COMBES À NEIGE À PETITES HERBACÉES Gazons herbacés des combes à neige des Alpides, caractéristiques des sols carbonatés soumis à une couverture neigeuse prolongée, avec Arabis caerulea, Carex atrata, Ranunculus alpestris, Saxifraga androsacea.

E4.1211 Communautés des combes à neige à Arabis-Gnaphalium Gazons herbacés des combes à neige des sols carbonatés, humides, des Alpes et des Pyrénées, couverts de neige pendant de longues périodes, avec Ranunculus alpestris, Arabis caerulea, Omalotheca hoppeana (Gnaphalium hoppeanum), Hutchinsia alpina, Potentilla brauniana (Potentilla minima), Soldanella alpina.

E4.2 SOMMETS, CORNICHES ET PENTES EXPOSÉES DES MONTAGNES, DOMINÉS PAR DES MOUSSES ET DES LICHENS Inclut les champs de fjell dans lesquels les mousses et les lichens sont dominants, souvent avec un couvert ras de Carex bigelowii. Les champs de fjell sont mieux développés dans les montagnes boréales et arctiques et dans les plaines subarctiques.

E4.22 COMMUNAUTÉS DES DALLES ROCHEUSES À LICHENS Surfaces rocheuses plus ou moins plates des plaines, des collines et des montagnes des régions non désertiques du Paléarctique exposées à l’érosion ou la météorisation, et colonisées par de denses tapis de lichens.

E4.23 LANDES À MOUSSES DES SOMMETS, DES PLATEAUX ET DES PAVEMENTS ROCHEUX Surfaces plus ou moins plates des plaines, des collines et des montagnes des régions non désertiques du Paléarctique exposées ou brisées par l’érosion ou la météorisation, et colonisées par de denses tapis de mousses.

E4.3 PELOUSES ALPINES ET SUBALPINES ACIDIPHILES CB : 36.3 Pelouses alpines et subalpines développées sur des roches cristallines et d’autres substrats dépourvus de calcaire ou sur des sols décalcifiés des montagnes. Dans les montagnes boréales, Carex bigelowii et Juncus trifidus dominent souvent. Les pelouses alpines acidophiles d’Europe centrale sont plus mélangées et comprennent Armeria alpina, Armeria alliacea (Armeria montana), Euphrasia minima, Gentiana alpina, Geum montanum, Juncus trifidus, Lychnis alpina, Pedicularis pyrenaica, Phyteuma hemisphaericum, Pulsatilla alpina ssp. sulphurea, Ranunculus pyrenaeus, Sempervivum montanum, Botrychium lunaria.

E4.31 GAZONS ALPIENS À NARDUS STRICTA ET COMMUNAUTÉS APPARENTÉES CB : 36.31 Pelouses fermées des sols profonds et acides des Alpes, des Carpates, des Pyrénées, des Apennins septentrionaux, du Jura et des massifs hercyniens supérieurs, des Dinarides septentrionales et centrales, développées surtout et abondamment à l’étage subalpin et faisant partie de l’alliance du Nardion. Ces pelouses sont dominées ou co-dominées par Nardus stricta, Festuca eskia, Festuca nigrescens, Festuca rubra, Alopecurus gerardii, Bellardiochloa violacea (Poa violacea), Carex sempervirens, Anthoxanthum odoratum, Hieracium alpinum, Trommsdorfia uniflora, Potentilla aurea. Elles sont similaires aux pelouses à Nardus stricta de la région mésienne de la péninsule balkanique, présentes à des altitudes élevées de la chaîne balkanique, des Rhodopes, des montagnes mésio-macédoniennes et des Pélagonides, comme des extensions méridionales des communautés alpigènes ou faciès issu du pâturage des communautés plus variées de l’unité E4.39.

E4.311 GAZONS PYRÉNÉO-ALPINS MÉSOPHILES À NARD RAIDE Pelouses mésophiles subalpines et alpines inférieures dominées ou riches en Nardus stricta, des Alpes, des Pyrénées et, très localement, du Massif central, du Jura et des Apennins septentrionaux. Il s’agit pour la plupart de prairies fortement pâturées avec une diversité d’espèces très réduite et une dominance écrasante du Nard raide.

E4.312 GAZONS PYRÉNÉO-ALPINS HYGROPHILES À NARD RAIDE Gazons subalpins et alpins, hygro-mésophiles et chionophiles à Nardus stricta des dépressions et des surfaces plates humides des bords des lacs et des marécages, où la neige fond lentement.

E4.313 GAZONS PYRÉNÉO-ALPINS HYGROPHILES À VULPIN Prairies subalpines et alpines, hygromésophiles, chionophiles des dépressions longuement recouvertes de neige, dominées par Alopecurus gerardii et Trifolium alpinum. Elles constituent une transition entre les prairies siliceuses et les communautés des combes à neige, qu’elles encerclent souvent.

E4.314 PELOUSES PYRÉNÉENNES FERMÉES À FESTUCA ESKIAPelouses mésophiles fermées, subalpines et alpines inférieures, à Festuca eskia des versants exposés au nord (ubacs) et des dépressions des Pyrénées, avec Arnica montana, Ranunculus pyrenaeus, Selinum pyrenaeum, Trifolium alpinum, Campanula barbata, Gentiana punctata, Leucorchis albida, Phyteuma betonicifolium.

E4.315 GAZONS PYRÉNÉENS À POA VIOLACEA Pelouses subalpines des Pyrénées dominées par Bellardiochloa violacea (Poa violacea).

E4.316 GAZONS HERCYNIENS SOMMITAUX À NARD RAIDE Gazons sommitaux des grands massifs hercyniens dominés ou riches en Nardus stricta.

E4.3161 Gazons sommitaux des Hautes-Chaumes à Nard raide Formations des Hautes-Chaumes (hautes Vosges), avec Nardus stricta, Gentiana lutea, Arnica montana, Pulsatilla alba, Viola lutea ssp. elegans, Selinum pyrenaeum, Leontodon pyrenaicus, Hieracium vogesiacum, Hieracium olivaceum, Hieracium alpinum et d’abondants buissons d’Éricacées, Erica tetralix, Vaccinium myrtillus, Vaccinium vitis-idaea.

E4.33 PELOUSES THERMO-ALPIGÈNES SUBALPINES ACIDOPHILES CB : 36.33 Formations thermophiles subalpines sur des sols souvent squelettiques des Alpes méridionales, des Pyrénées et, très localement, du Massif Central et des Apennins.

E4.331 GAZONS THERMO-ALPIGÈNES À FESTUCA PANICULATA Pelouses thermophiles, luxuriantes, relativement denses, formées par la très grande Festuca paniculata (Festuca spadicea) bleu-gris sur les versants exposés au sud (adrets) des étages montagnard supérieur et subalpin inférieur des Pyrénées, des Alpes méridionales et, localement, du Massif central et des Abruzzes. Les espèces accompagnatrices caractéristiques, souvent abondantes, comprennent Centaurea uniflora, Silene nutans, Trifolium montanum, Hieracium peleteranum, Hypochoeris maculata, Potentilla grandiflora, Lilium martagon, Eryngium alpinum, Luzula pediformis, Meum athamanticum, Nigritella nigra, Helictotrichon parlatorei, Asphodelus albus, Iris xiphioides, Paradisea liliastrum, Dianthus monspessulanus, Carduus defloratus. Bon nombre de ces pelouses ont été traitées traditionnellement en prairies de fauche et sont d’une richesse floristique extraordinaire. De nos jours, elles sont de plus en plus abandonnées ou laissées au pâturage.

E4.332 PELOUSES EN GRADINS PYRÉNÉENNES À FESTUCA ESKIA Pelouses ouvertes, thermophiles, dénudées, organisées en rubans, ayant conservé des gradins pierreux, quasiment nus, des adrets des zones subalpine supérieure et alpine inférieure des Pyrénées, formées par Festuca eskia en touffes, coriace, à pointes acérées, d’un vert brillant, glissante, quelquefois associé à Carex sempervirens s.l.

E4.333 PELOUSES EN GRADINS ARVERNO-ALPINES À FÉTUQUE BIGARRÉE Pelouses ouvertes, thermophiles, dénudées des adrets, principalement des Alpes méridionales et du Massif central, formées par des espèces calcifuges, coriaces et à pointes acérées, du groupe de Festuca varia, (Festuca varia, Festuca scabriculmis), souvent associées à Carex sempervirens s.l.

E4.34 PELOUSES ACIDOPHILES ALPIGÈNES CB : 36.34 Pelouses généralement fermées à Carex curvula, Festuca spp., Oreochloa spp. ou Juncus trifidus sur des sols siliceux de l’étage alpin des Alpes, des Carpates et des Pyrénées, avec des stations excentrées très localisés dans les grands massifs hercyniens et la chaîne Cantabrique. Androsace obtusifolia, Androsace carnea ssp. laggeri, Campanula barbata, Juncus jacquinii, Juncus trifidus, Silene exscapa, Gentiana alpina, Achillea erba-rotta, Euphrasia minima, Luzula lutea, Luzula spicata, Luzula hispanica, Lychnis alpina, Minuartia recurva, Minuartia sedoides, Pedicularis kerneri, Pedicularis pyrenaica, Phyteuma globulariifolium, Phyteuma hemisphaericum, Potentilla frigida, Armeria alpina, Senecio incanus, Trifolium alpinum, Veronica bellidioides, Ranunculus pyrenaeus sont des espèces caractéristiques.

E4.341 PELOUSES ALPIGÈNES À LAÎCHE COURBÉE Formations des Alpes, des Pyrénées et des Carpates, auxquelles la dominance de la Laîche courbée, Carex curvula, aux feuilles incurvées se desséchant rapidement à l’extrémité, donne une allure et une teinte brun-jaune caractéristiques. E4.3411 Pelouses alpines à Carex curvula Formations à Carex curvula des étages alpins supérieurs et moyens des Alpes. E4.3412 Pelouses pyrénéennes à Carex curvula Formations à Carex curvula de l’étage alpin supérieur des Pyrénées orientales et de l’étage alpin des Pyrénées centrales et occidentales.

E4.342 PELOUSES ALPIGÈNES À FESTUCA HALLERI Formations des surfaces plates et des pentes douces de l’étage alpin inférieur des Alpes, dominées par Festuca halleri et Juncus trifidus, particulièrement répandues dans les Alpes sud-occidentales.

E4.343 PELOUSES ALPIGÈNES À FESTUCA AIROIDES Gazons dominés par Festuca airoides (Festuca supina) de l’étage alpin des Pyrénées orientales, des Carpates septentrionales et orientales et des Sudètes. E4.3431 Pelouses pyrénéennes à Festuca airoides Gazons ras, assez secs, de l’étage alpin des Pyrénées orientales, dominés par Festuca airoides (Festuca supina), avec Carex ericetorum, Avenula versicolor, Silene ciliata, Lychnis alpina, Arenaria grandiflora, Jasione humilis, Hieracium breviscapum (Hieracium pumilum).

E4.344 GAZONS PYRÉNÉENS À FESTUCA BORDERI Formations subnivales des Pyrénées avec Potentilla frigida, Erigeron uniflorus, Carex rupestris et de nombreuses plantes en coussin, telles que Saxifraga bryoides, Saxifraga oppositifolia, Minuartia sedoides, Silene acaulis.

E4.345 GAZONS ALPIGÈNES À OREOCHLOA DISTICHA Pelouses alpines des Alpes et des Carpates dominées par Oreochloa disticha.

E4.3451 Gazons alpins à Oreochloa disticha Formations des Alpes dominées par Oreochloa disticha, développées surtout dans les Alpes septentrionales (Allgäu) et nord-orientales.

E4.348 GAZONS ALPIGÈNES À AGROSTIS RUPESTRIS Prairies siliceuses dominées par Agrostis rupestris, des Alpes, des Carpates et des Sudètes.

E4.37 PELOUSES DES MONTAGNES CORSES CB : 36.37 Pelouses des étages subalpin (oroméditerranéen) et alpin des plus hautes montagnes de Corse.

E4.4 PELOUSES ALPINES ET SUBALPINES CALCICOLES CB : 36.4 Pelouses alpines et subalpines des sols riches en bases des hautes montagnes des zones némorale, subméditerranéenne et supraméditerranéenne. Les espèces caractéristiques des Alpes comprennent Dryas octopetala, Gentiana nivalis, Gentiana campestris, Alchemilla hoppeana, Alchemilla conjuncta, Alchemilla flabellata, Anthyllis vulneraria, Astragalus alpinus, Aster alpinus, Draba aizoides, Globularia nudicaulis, Helianthemum nummularium ssp. grandiflorum, Helianthemum oelandicum ssp. alpestre, Pulsatilla alpina ssp. alpina, Phyteuma orbiculare, Astrantia major et Polygala alpestris.

E4.41 PELOUSES ALPINES CALCIPHILES FERMÉES CB : 36.41 Pelouses mésophiles, pour la plupart fermées, vigoureuses, souvent pâturées ou fauchées, sur des sols profonds des étages subalpin et alpin inférieur des Alpes, des Pyrénées, des montagnes de la péninsule balkanique, et, localement, des Apennins et du Jura. Végétation typique de la classe des Daphno-Festucetea.

E4.411 PELOUSES MÉSOPHILES À LAÎCHE SEMPERVIRENTE Mesophile evergreen sedge grasslands Pelouses mésophiles des Alpes septentrionales, centrales et sud-occidentales et des Pyrénées, occupant des pentes douces des ubacs et des surfaces plates humides sur des sols profonds, souvent légèrement acides, sur substrats calcaires, avec Sesleria albicans, Carex sempervirens, Helictotrichon montanum, Arenaria ciliata, Draba aizoides, Globularia nana, Geranium cinereum, Ranunculus gouanii, Ranunculus thora, Primula elatior ssp. intricata, Oxytropis triflora, Trifolium thalii, Anthyllis vulneraria ssp. pyrenaica, Alchemilla plicatula (Alchemilla asterophylla), Adonis pyrenaica, Horminum pyrenaicum, Geum pyrenaicum, Bartsia spicata, Bartsia alpina, Scabiosa cinerea, Leuzea centauroides (Rhaponticum cynaroides), Fritillaria delphinensis, Fritillaria burnatii, Crocus vernus, Bulbocodium vernum, Carex tendae, Salix pyrenaica.

E4.4111 Pelouses alpines à Laîche sempervirente Pelouses mésophiles des Alpes septentrionales, centrales et sud-occidentales, occupant des pentes douces des ubacs et des surfaces plates humides sur des sols profonds, souvent légèrement acides, sur des substrats calcaires, avec Sesleria albicans, Carex sempervirens, Helictotrichon montanum, Arenaria ciliata, Draba aizoides, Globularia repens, Ranunculus thora, Oxytropis triflora, Trifolium thalii, Bartsia alpina, Scabiosa cinerea, Fritillaria delphinensis, Fritillaria burnatii, Crocus vernus, Bulbocodium vernum, Carex tendae.

E4.4112 Pelouses pyrénéennes à Laîche sempervirente Pelouses mésohygrophiles des Pyrénées, occupant des pentes douces des ubacs et des surfaces plates humides sur des sols profonds, souvent légèrement acides, sur des substrats calcaires, avec Sesleria albicans, Carex sempervirens, Helictotrichon montanum, Geranium cinereum, Globularia repens, Ranunculus gouanii, Ranunculus thora, Primula elatior ssp. intricata, Oxytropis campestris, Oxytropis pyrenaica, Trifolium thalii, Anthyllis vulneraria ssp. pyrenaica, Alchemilla plicatula (Alchemilla asterophylla), Adonis pyrenaica, Horminum pyrenaicum, Geum pyrenaicum, Bartsia spicata, Bartsia alpina, Scabiosa cinerea, Leuzea centauroides (Rhaponticum cynaroides), Salix pyrenaica.

E4.412 PELOUSES SEPTENTRIONALES À LAÎCHE FERRUGINEUSE Northern rusty sedge grasslands Pelouses mésophiles, souvent riches en fleurs, des Alpes septentrionales et, localement, des Alpes sud-orientales, des Karawanken et des Alpes slovènes, occupant des sols profonds dans les étages subalpin et alpin inférieur des massifs calcaires, habituellement dominées par Carex ferruginea et avec Astragalus alpinus, Astragalus frigidus, Hedysarum hedysaroides, Lathyrus laevigatus, Astrantia major, Centaurea montana, Anemone narcissiflora, Crepis pyrenaica, Crepis pontana, Pedicularis foliosa, Traunsteinera globosa, Phleum hirsutum, Agrostis agrostiflora.

E4.414 PELOUSES À FÉTUQUE VIOLETTE ET COMMUNAUTÉS APPARENTÉES Pelouses fermées des étages subalpin et alpin inférieur des Alpes, des Pyrénées et des Apennins, dominées par Festuca violacea ou Festuca nigrescens et Trifolium thalii. Ces pelouses sont développées sur des sols profonds, souvent légèrement acidifiés de manière superficielle. E4.416 PELOUSES SOMMITALES DU JURA Pelouses mésophiles localisées de l’étage subalpin du Jura français, suisse et souabe, avec Calamagrostis varia, Laserpitium siler, Laserpitium latifolium, Dryas octopetala, Eryngium alpinum, et très localement, Carex ferruginea.

E4.42 GAZONS DES CRÊTES VENTEUSES À KOBRESIA MYOSUROIDES CB : 36.42 Gazons mésoxérophiles, relativement fermés et non ciselés, de Kobresia myosuroides (Elyna myosuroides) constitués sur des sols profonds et à texture fine des arêtes et des crêtes saillantes exposées à des vents forts, dans les étages alpin et nival des Alpes, des Carpates, des Pyrénées, des montagnes cantabriques et, très localement, des Abruzzes et des montagnes de la péninsule balkanique, avec, entre autres, Oxytropis, Draba, Carex spp.

E4.421 GAZONS ALPINS À ÉLYNA QUEUE-DE-SOURIS Pelouses brunes des crêtes et des arêtes alpines soumises à des vents extrêmes, dominées par Kobresia myosuroides (Elyna myosuroides).

E4.422 GAZONS PYRÉNÉENS À ÉLYNA QUEUE-DE-SOURIS Formations relativement étendues de Kobresia myosuroides (Elyna myosuroides) des massifs calcaires des Pyrénées, dans lesquelles les gazons à Elyna-Oxytropis représentent la principale formation prairiale de l’étage alpin.

E4.43 PELOUSES CALCIPHILES EN GRADINS ET EN GUIRLANDES CB : 36.43 Pelouses xérothermophiles ouvertes, ciselées, en gradins ou en guirlandes, de l’étage alpin et subalpin des Alpes, des Carpates, des Pyrénées, des montagnes de la péninsule balkanique et des montagnes méditerranéennes, avec des stations excentrées très localisés dans le Jura.

E4.431 GAZONS À SESLÉRIE BLEUE ET LAÎCHE SEMPERVIRENTE Pelouses xérothermophiles en gradins ou en guirlandes, riches en espèces, des étages alpin et subalpin des Alpes septentrionales et sud-orientales et, localement, du Jura, sur des pentes à sols superficiels et à enneigement de courte durée, avec Sesleria albicans, Carex sempervirens, Carex humilis, Gentiana favratii, Helianthemum alpestre, Helianthemum nummularium ssp. grandiflorum, Phyteuma orbiculare, Leontopodium alpinum, Pedicularis rostratocapitata, Pedicularis verticillata, Anthyllis vulneraria ssp avecalpestris, Ranunculus thora.

E4.4311 Gazons à Seslérie bleue et Laîche sempervirente des Alpes Formations calciphiles répandues des Alpes.

E4.4312 Gazons à Seslérie bleue et Laîche sempervirente du Jura Pelouses très localisées du haut Jura.

E4.432 GAZONS À SESLÉRIE BLEUE ET LAÎCHE SEMPERVIRENTE DES ALPES MÉRIDIONALES Pelouses xérothermophiles, ouvertes, en gradins ou en guirlandes, riches en espèces, des étages alpin et subalpin des Alpes méridionales et particulièrement des Alpes sud-occidentales, semblables à celles de l’unité précédente (E4.431), mais dans lesquelles Carex sempervirens est moins marquant, tandis que diverses Avoines, comme Helictotrichon sedenense (Avena sedenensis) (Helictotrichon montanum, Avena montana), Helictotrichon sempervirens, Helictotrichon parlatorei, Helictotrichon setaceum, ou Festuca dimorpha, deviennent des composantes importantes en compagnie de Sesleria albicans. Des espèces oroméditerranéennes telles que Globularia nana, Hedysarum hedysaroides, Lilium pomponium, Centaurea triumfetti, Ononis cristata (Ononis cenisia), Ononis striata, Iberis sempervirens, Aethionema ovalifolium, Sempervivum calcareum, Arenaria cinerea, Alsine brunati, Galeopsis reuteri, Leuzea rhapontica ssp. bicknellii (Leuzea rhapontica, Rhaponticum scariosum) et l’épineuse Astragalus sempervirens apparaissent. Plusieurs de ces espèces sont des espèces endémiques locales à répartition très restreinte.

E4.433 TAPIS DE LAÎCHES EN COUSSINETS Formations ouvertes de l’étage alpin des Alpes, des Carpates et des Dinarides, composées de coussinets de Carex firma et d’autres plantes en coussins ou en rosettes à faible croissance.

E4.4331 Tapis de Laîches en coussinets alpins Formations ouvertes de l’étage alpin des Alpes sud-orientales et, dans une moindre mesure, nord-orientales, composées de coussinets de Carex firma et d’autres plantes en coussins ou en rosettes à faible croissance, dont Saxifraga caesia, Gentiana clusii, Gentiana froelichii, Gentiana terglouensis, Crepis jacquinii, Pedicularis rosea, Saussurea pygmaea, Dianthus monspessulanus ssp. sternbergii, Primula wulfeniana, Chamorchis alpina, Sesleria albicans, Carex mucronata, quelquefois en association avec des tapis de Dryas octopetala.

E4.434 PELOUSES PYRÉNÉENNES À FESTUCA GAUTIERI Pelouses ouvertes, xériques, en gradins, écorchées, riches en espèces, des adrets calcaires des étages subalpin et alpin inférieur des Pyrénées, formées par Festuca gautieri, Festuca scoparia aux feuilles lisses et acérées, souvent recourbées. Ces formations sont souvent riches en plantes en petits coussinets. Les éléments caractéristiques comprennent Koeleria vallesiana, Helictotrichon sedenense (Avena montana), Sesleria albicans, Sideritis hyssopifolia, Sideritis endressii, Helianthemum oelandicum var. hirtum, Androsace villosa, Gypsophila repens, Acinos alpinus, Paronychia serpyllifolia, Anthyllis vulneraria, Arenaria grandiflora, Astragalus sempervirens, Astragalus monspessulanus, Eryngium bourgatii, Fritillaria pyrenaica, Teucrium pyrenaicum, Erigeron pyrenaicus, Ononis cristata (Ononis cenisia), Onosma fastigiata, Saponaria caespitosa, Jurinea humilis, Seseli nanum, Arenaria tetraquetra, Scorzonera aristata, Thymelaea nivalis, Iberis bernardiana, Serratula nudicaulis, Asperula cynanchica, Polygala alpina, Oxytropis pyrenaica, Carex rupestris.

E4.5 PRAIRIES ALPINES ET SUBALPINES FERTILISÉES CB : 36.5 Pâturages fertilisés des étages subalpin et alpin inférieur des montagnes. Les prairies de fauche fertilisées sont répertoriées sous E2.3.

E4.51 PRAIRIES DE FAUCHE SUBALPINES À TRISETUM FLAVESCENS CB : 36.51 Prairies dominées par Trisetum flavescens de l’étage subalpin des Alpes, des Carpates, des Balkans et du Jura. Alchemilla spp. domine très souvent. Les prairies de fauche à Avoine dorée sont typiquement montagnardes et sont décrites en E2.3. Les prairies de l’unité présente en sont les équivalents subalpins.

E4.52 PÂTURAGES À LEONTODON HISPIDUS CB : 36.52 Pâturages enrichis maigres, pauvres en espèces, des étages subalpin et alpin inférieur des Alpides occidentales et de ses chaînes avoisinantes, avec Agrostis alpina, Phleum alpinum, Poa alpina, Cerastium fontanum, Crepis aurea, Leontodon hispidus, Trifolium badium, Trifolium thalii.

E5 OURLETS, CLAIRIÈRES FORESTIÈRES ET PEUPLEMENTS DE GRANDES HERBACÉES NON GRAMINOÏDES Peuplements de grandes herbacées ou fougères, apparaissant sur des terrains en déprise urbaine ou agricole, près des cours d’eau, à la lisière des boisements ou envahissant les pâturages. Peuplements d’herbacées plus petites formant une zone distincte (ourlet) à la lisière des boisements.

E5.1 VÉGÉTATIONS HERBACÉES ANTHROPIQUES Peuplements herbacés se développant sur des terrains en déprise urbaine ou agricole, sur des terrains qui ont été repris sur les réseaux des transports ou sur des terrains qui étaient utilisés comme décharge.

E5.11 HABITATS DES PLAINES COLONISÉS PAR DE HAUTES HERBACÉES NITROPHILES Pas de description disponible.

E5.12 COMMUNAUTÉS D’ESPÈCES RUDÉRALES DES CONSTRUCTIONS URBAINES ET SUBURBAINES RÉCEMMENT ABANDONNÉES CB : 87.2 Communautés de plantes pionnières, introduites ou nitrophiles colonisant des terrains vagues, des milieux naturels ou semi-naturels perturbés, des bords de routes et d’autres espaces interstitiels ou terrains perturbés dans les domaines arctique, boréal, némoral, méditerranéen, steppique, désertique ou tropical du Paléarctique.

E5.13 COMMUNAUTÉS D’ESPÈCES RUDÉRALES DES CONSTRUCTIONS RURALES RÉCEMMENT ABANDONNÉES CB : 87.2 Communautés de plantes pionnières, introduites ou nitrophiles colonisant des terrains vagues, des milieux naturels ou semi-naturels perturbés, des bords de routes et d’autres espaces interstitiels ou terrains perturbés dans les domaines arctique, boréal, némoral, méditerranéen, steppique, désertique ou tropical du Paléarctique.

E5.14 COMMUNAUTÉS D’ESPÈCES RUDÉRALES DES SITES INDUSTRIELS EXTRACTIFS RÉCEMMENT ABANDONNÉS Communautés de plantes pionnières, introduites ou nitrophiles colonisant des terrains vagues, des milieux naturels ou semi-naturels perturbés, des bords de routes et d’autres espaces interstitiels ou terrains perturbés dans les domaines arctique, boréal, némoral, méditerranéen, steppique, désertique ou tropical du Paléarctique.

E5.15 CHAMPS D’HERBACÉES NON GRAMINOÏDES DES TERRAINS EN FRICHE Terrains occupés par des colonies d’herbacées non graminoïdes, notamment des espèces légumineuses, plantées à des fins de protection, de stabilisation, de fertilisation ou de mise en valeur des sols.

E5.2 OURLETS FORESTIERS THERMOPHILES CB : 34.4 Végétations des lisières forestières (ourlets) des zones némorale, boréonémorale et subméditerranéenne, composées d’herbacées et d’arbustes pérennes thermophiles, résistant à la sécheresse, constituant une ceinture entre les pelouses sèches ou mésophiles et le manteau forestier arbustif, du coté exposé au soleil, où l’apport en nutriments est limité, ou, parfois, représentant le stade pionnier de la colonisation forestière des pelouses.

E5.21 OURLETS XÉROTHERMOPHILES CB : 34.41 Ourlets des chênaies xérothermiques mélangées d’Europe moyenne et de ses approches subméditerranéennes, appartenant pour la plupart aux Quercetalia pubescenti-petraeae ou à des groupes de communautés apparentés, s’étendant au nord jusqu’à la zone boréonémorale de la Fennoscandie, avec Geranium sanguineum, Vincetoxicum hirundinaria, Tanacetum corymbosum, Bupleurum spp., Origanum vulgare, Inula spp., Dictamnus albus, Anthericum ramosum, Fragaria viridis, Anemone sylvestris, Lathyrus pannonicus, Peucedanum spp., Laserpitium latifolium, Polygonatum odoratum, Rosa pimpinellifolia, Trifolium rubens, Clematis recta, Coronilla coronata, Melampyrum cristatum, Campanula spp., Veronica teucrium. Végétation de l’alliance Geranion sanguinei.

E5.22 OURLETS MÉSOPHILES CB : 34.42 Ourlets mésophiles et xéro-acidoclines des forêts du Carpinion et du Fagion, se développant sur des sols plus profonds que ceux de l’unité E5.21, ou sur des substrats siliceux, avec Trifolium medium, Trifolium ochroleucon, Brachypodium sylvaticum, Digitalis grandiflora, Peucedanum cervaria, Campanula baumgartenii, Origanum vulgare, Melampyrum spp., Valeriana wallrothii, Agrimonia eupatoria, Vicia spp., Lathyrus latifolius et Teucrium scorodonia. Alliances du Trifolion medii, du Melampyrion pratensis.

E5.3 FORMATIONS À PTERIDIUM AQUILINUM CB : 31.86 Communautés atlantiques, subatlantiques, subméditerranéennes et macaronésiennes dominées par la grande fougère Pteridium aquilinum, étendues et souvent fermées.

E5.31 FORMATIONS À PTERIDIUM AQUILINUM SUBATLANTIQUES CB : 31.861 Communautés de Pteridium aquilinum apparaissant comme un stade de recolonisation du Quercion des régions atlantiques et subatlantiques d’Europe continentale, y compris dans les îles Britanniques et dans la péninsule Ibérique.

E5.33 FORMATIONS À PTERIDIUM AQUILINUM SUPRAMÉDITERRANÉENNES CB : 31.863 Communautés de Pteridium aquilinum de la zone des Quercetalia pubescenti-petraeae.

E5.4 LISIÈRES ET PRAIRIES HUMIDES OU MOUILLEUSES À GRANDES HERBACÉES ET À FOUGÈRES CB : 37.7 Végétation de grandes herbacées et de fougères des zones boréale et némorale, comprenant les groupements de grandes herbacées des collines et des montagnes au-dessous de l’étage montagnard. Les grandes herbacées sont souvent dominantes le long des cours d’eau, au niveau des pelouses humides et dans les lisières ombragées des bois.

E5.41 ÉCRANS OU RIDEAUX RIVULAIRES DE GRANDES HERBACÉES VIVACES Communautés frangeantes de grandes herbes s’alignant le long des rives des cours d’eau sur des sols gleyifiés à horizon humifère. Petasites spp., Filipendula ulmaria, Aegopodium podagraria, Chaerophyllum hirsutum, Urtica dioica, Mentha longifolia, Angelica sylvestris, Caltha palustris, Crepis paludosa, Epilobium hirsutum et Geranium palustre sont des espèces caractéristiques. La végétation du Calthion, du Senecionion fluviatilis, et du Petasition officinalis fait partie de cette unité. Elles sont souvent remplacées par des néophytes ou des plantes rudérales.

E5.411 VOILES DES COURS D’EAU (AUTRES QUE FILIPENDULA) CB : 37.71 Pas de description disponible. E5.4111 Communautés fluviales à Angelica archangelica Formations à Angelica archangelica ssp. litoralis des grandes rivières septentrionales, à présent rares et menacées.

E5.4112 Communautés fluviales à Angelica heterocarpa Formations à Angelica heterocarpa des estuaires tidaux de la Loire, de la Charente et de la Gironde. L’espèce Angelica heterocarpa est endémique du sud-ouest de la France, très rare et à répartition très restreinte.

E5.4113 Écrans d’Althaea officinalis Formations d’Althaea officinalis des berges fluviales et des lisières des marécages, surtout sur des sols légèrement salés.

E5.412 MÉGAPHORBIAIES OCCIDENTALES NÉMORALES RIVULAIRES DOMINÉES PAR FILIPENDULA Pas de description disponible.

E5.42 COMMUNAUTÉS À GRANDES HERBACÉES DES PRAIRIES HUMIDES Communautés non rudérales de l’alliance du Calthion. Filipendula ulmaria est ici dominante, Crepis paludosa, Iris sibirica, Lythrum salicaria et Geranium palustre sont aussi présents.

E5.421 COMMUNAUTÉS À GRANDES HERBACÉES OCCIDENTALES NÉMORALES DES PRAIRIES HUMIDES Pas de description disponible.

E5.43 LISIÈRES FORESTIÈRES OMBRAGÉES CB : 37.72 Communautés nitrohygrophiles d’espèces herbacées, habituellement à larges feuilles, se développant le long des côtés ombragés des peuplements boisés et des haies, avec Galium aparine, Glechoma hederacea, Geum urbanum, Aegopodium podagraria, Silene dioica, Carduus crispus, Chaerophyllum hirsutum, Lamium album, Alliaria petiolata, Lapsana communis, Geranium robertianum, Viola alba, Viola odorata.

E5.44 PRAIRIES MÉDITERRANÉENNES DES BERGES ALLUVIALES CB : 24.53 Formations nitrophiles de graminées et de Laîches, annuelles et pérennes, des berges alluviales des cours d’eau méditerranéens permanents ou temporaires, surtout caractéristiques des grandes rivières méditerranéennes, avec Paspalum paspalodes, Paspalum vaginatum, Polypogon viridis (Agrostis semiverticillata), Cyperus fuscus, Catabrosa aquatica. Végétation de l’alliance du Paspalo-Agrostidion.

E5.5 FORMATIONS SUBALPINES HUMIDES OU MOUILLEUSES À GRANDES HERBACÉES ET À FOUGÈRES CB : 37.8 Formations luxuriantes à grandes herbes des sols profonds et humides des étages montagnard à alpin, mais principalement subalpin, des hautes montagnes, avec Cicerbita alpina, Cicerbita alpina plumieri, Cirsium helenioides, Cirsium spinosissimum, Cirsium flavispina, Geranium sylvaticum, Polygonatum verticillatum, Ranunculus platanifolius, Aconitum vulparia, Aconitum napellus, Aconitum nevadense, Adenostyles alliariae, Senecio elodes, Veratrum album, Trollius europaeus, Peucedanum ostruthium, Doronicum austriacum, Pedicularis foliosa, Eryngium alpinum, Leuzea rhapontica (Centaurea rhapontica), Valeriana pyrenaica, Tozzia alpina.

E5.51 MÉGAPHORBIAIES ALPIENNES CB : 37.81 Formations à grandes herbes mésohygrophiles subalpines et alpines des ravins et des dépressions humides des Alpes, des Carpates, des Dinarides, du Jura, des grands massifs hercyniens, du Massif Central et des Apennins. Végétation de l’Adenostylion à Adenostyles alliariae et Veratrum album dominants. Chaerophyllum hirsutum, Cicerbita alpina, Aconitum spp. et d’autres sont aussi présents. Dans les Carpates, ces communautés sont également représentées par l’alliance du Delphinion elati. Certains habitats sont dominés par les Fougères (par ex. Athyrium distentifolium, Dryopteris filix-mas).

E5.511 MÉGAPHORBIAIES ALPINES Formations à grandes herbes mésohygrophiles subalpines et alpines des ravins et des dépressions humides des Alpes.

E5.512 MÉGAPHORBIAIES JURACIENNES Formations à grandes herbes mésohygrophiles subalpines et alpines des ravins et des dépressions humides du Jura.

E5.513 MÉGAPHORBIAIES HERCYNIENNES Formations à grandes herbes mésohygrophiles subalpines et alpines des ravins et des dépressions humides du Massif central et des grands massifs de l’arc hercynien, notamment des Vosges, de la Forêt Noire et des grands massifs du quadrilatère de Bohême, des Sudètes, de l’Erzgebirge, de la Forêt de Bohême (Sumava).

E5.52 COMMUNAUTÉS À GRANDES GRAMINÉES ALPIENNES CB : 37.82 Communautés des étages montagnard et subalpin des montagnes hautes et modérément hautes du système alpin et des chaînes avoisinantes, dominées par de grandes graminées, accompagnées par un cortège d’espèces semblable à celui des mégaphorbiaies subalpines. Elles sont liées à des substrats aussi bien siliceux que carbonatés. Les espèces caractéristiques sont Calamagrostis arundinacea, Calamagrostis villosa, Deschampsia cespitosa. Dans les Carpates elles sont représentées par un très grand nombre d’associations faisant partie

E5.523 COMMUNAUTÉS À GRANDES GRAMINÉES ALPIENNES SUR DES PENTES SÈCHES ET CHAUDES À GRANDES HERBACÉES Les espèces dominantes sont Calamagrostis arundinacea, Laserpitium latifolium.

E5.53 COMMUNAUTÉS À GRANDES HERBACÉES PYRÉNÉO-IBÉRIQUES CB : 37.83 Formations à grandes herbes mésohygrophiles subalpines et alpines des Pyrénées, des montagnes cantabriques, de la Cordillère centrale, de la chaîne Ibérique avec Valeriana pyrenaica et Adenostyles alliariae ssp. hybrida (Adenostyles alliariae ssp. pyrenaica).

E5.55 COMMUNAUTÉS À GRANDES HERBACÉES CORSES À CYMBALARIA CB : 37.85 Communautés à grandes herbes des étages subalpin et alpin inférieur de la Corse, limitées à des corridors ombragés à forte pente avec une couverture neigeuse prolongée et souvent avec un éboulis stabilisé, composées de Adenostyles briquetii, Valeriana rotundifolia, Peucedanum ostruthium, Cymbalaria hepaticifolia, Ranunculus platanifolius, Aquilegia bernardii, Viola biflora, et souvent plusieurs espèces de fougères.

E5.56 COMMUNAUTÉS À GRANDES HERBACÉES CORSES À DORONICUM CB : 37.86 Communautés riveraines à grandes herbes des torrents pierreux et rocheux et des rochers ruisselants des étages montagnard supérieur, subalpin et alpin de la Corse, composées de Doronicum corsicum, Narthecium reverchonii, Carex frigida, Calamagrostris varia ssp. corsica, Phalaris arundinacea var. rotgesii (Typhoides arundinacea ssp. rotgesii).

E5.58 COMMUNAUTÉS ALPINES À RUMEX CB : 37.88 Formations à grandes herbacées mésohygrophiles nitrophiles alpines et subalpines, du système alpin et des massifs hercyniens et carpatiques les plus élevés, notamment des Sudètes, de la Forêt Noire, du Fichtelgebirge, des Dinarides, caractéristiques de la proximité des reposoirs du bétail et du gibier, avec Rumex alpinus, Senecio alpinus, Cirsium spinosissimum, Aconitum napellus, Geranium phaeum, Peucedanum ostruthium, Urtica dioica, Phleum alpinum. Dans les communautés carpatiques orientales, ce sont les espèces Senecio subalpinus, Leucanthemum waldsteinii, Achillea distans, Heracleum sphondylium ssp. transsilvanicum qui sont présentes. Cet habitat peut parfois avoir un caractère rudéral.

E5.5B VÉGÉTATIONS ALPINES ET SUBALPINES À FOUGÈRES Faciès des communautés de grandes herbes dominés par les fougères, des étages alpin et subalpin, avec Athyrium distentifolium (Athyrium alpestre), Athyrium filix-femina, Dryopteris filix-mas, Dryopteris dilatata. Les stades de succession sont souvent plus apparentés floristiquement aux communautés de Calamagrostides de

E5.52. E6 STEPPES SALÉES CONTINENTALES Terrains salés composés d’espèces de graminées et d’herbacées halo-tolérantes dominantes. Les broussailles salées ne sont pas comprises dans cette unité et sont listées sous F6.8 Fourrés xérohalophiles.

E6.1 STEPPES SALÉES MÉDITERRANÉENNES CONTINENTALES CB : 15.8 Terrains salés à végétation des régions côtières méditerranéennes et des bords des bassins salés semi-arides dépourvus de drainage vers la mer, souvent dominés par des espèces pérennes en rosettes du genre Limonium ou par le Sparte Lygeum spartum. Les sols sont temporairement imprégnés (mais pas inondés) d’eau salée et soumis à une dessiccation estivale extrême, avec formation d’efflorescences salées.

E6.11 STEPPES SALÉES MÉDITERRANÉENNES À LIMONIUM CB : 15.81 Steppes salées méditerranéennes dominées par des espèces en rosettes du genre Limonium, avec la présence d’Inula crithmoides, Elymus elongatus ssp. ponticus, Elymus flaccidifolius, Centaurium tenuiflorum, Polypogon maritimus, Polypogon monspeliensis, Psilurus incurvus, Centaurium pulchellum, Halimione portulacoides, Parapholis marginata, Plantago crassifolia et Puccinellia festuciformis ssp. convoluta. Formations à Camphorosma monspeliaca ou Petrosimonia des marais salés côtiers de l’Égée et de la Méditerranée orientale.

E6.111 STEPPES SALÉES IBÉRO-THYRRÉNIENNES À LAVANDE DE MER Communautés des bassins salés de la péninsule Ibérique, ainsi que des marais salants côtiers et des dépressions dunaires salées du nord-ouest de la Méditerranée, soumises à des sécheresses estivales extrêmes, dominées par des espèces du genre Limonium formant des rosettes.

E6.13 COMMUNAUTÉS PIONNIÈRES MÉDITERRANÉENNES CONTINENTALES HALONITROPHILES CB : 15.12 Formations d’espèces annuelles halonitrophiles (Frankenia pulverulenta, Suaeda splendens, Salsola soda, Cressa cretica, Parapholis incurva, Parapholis strigosa, Hordeum marinum, Sphenopus divaricatus, Polypogon maritimus, Spergularia spp., Vella annua) colonisant les vases salées des régions côtières méditerranéennes et thermo-atlantiques, des bassins endoréiques ibériques et nord-africains. Ces formations sont sujettes à des inondations temporaires et à des sécheresses extrêmes. Végétation du Frankenion pulverulentae par exemple. Plus riches en espèces ou en non-Chenopodiaceae que les communautés de l’unité A2.551. Elles sont particulièrement développées dans la péninsule Ibérique, secondairement dans les grandes îles de la Méditerranée, dans les régions côtières et les bassins endoréiques d’Afrique du nord, en Italie du sud et dans les régions méditerranéennes de la France, avec des irradiations sur les côtes thermo-atlantiques, notamment sur le littoral atlantique français. Des communautés quelque peu similaires sont présentes dans les zones steppiques d’Eurasie et leurs régions d’influence, ainsi que dans les steppes saharo-méditerranéennes d’Afrique du nord ; elles font partie de l’unité

E6.23. E7 PRAIRIES PEU BOISÉES Prairies avec une strate supérieure boisée qui représente normalement moins de 10% de la couverture.

E7.1 PARCS BOISÉS ATLANTIQUES Surfaces étendues des régions atlantiques de l’Europe némorale occupées par des herbages parsemés d’arbres épars, caractéristiques des îles Britanniques, où elles sont habituellement closes et utilisées pour le pâturage du bétail ou de cervidés.

E7.2 PARCS BOISÉS SUBCONTINENTAUX Prairies ponctuées d’arbres plantés très espacés, de l’est de la zone atlantique de l’Europe némorale.

E7.3 DEHESA CB : 84.6 Paysage caractéristique du quadrant sud-ouest de la péninsule Ibérique, où les cultures, les herbages ou les fruticées méditerranéens, en juxtaposition ou en rotation, sont ombragés par une canopée assez fermée à très ouverte de Chênes indigènes Quercus suber, Quercus rotundifolia, Quercus pyrenaica, Quercus faginea. C’est un habitat important de rapaces, dont l’Aigle ibérique endémique menacé Aquila adalberti, de la Grue Grus grus, de grands insectes et de leurs prédateurs et du Lynx ibérique menacé Lynx pardinus.