D – Tourbières hautes et bas-marais

D1 TOURBIÈRES HAUTES ET TOURBIÈRES DE COUVERTURE
D1.1 TOURBIÈRES HAUTES D1.2 TOURBIÈRES DE COUVERTURE

D2 TOURBIÈRES DE VALLÉES, BAS-MARAIS ACIDES ET TOURBIÈRES DE TRANSITION
D2.1 TOURBIÈRES DE VALLÉE
D2.2 BAS-MARAIS OLIGOTROPHES ET TOURBIÈRES DES SOURCES D’EAU DOUCE
D2.3 TOURBIÈRES DE TRANSITION ET TOURBIÈRES TREMBLANTES

D4 BAS-MARAIS RICHES EN BASES ET TOURBIÈRES DES SOURCES CALCAIRES
D4.1 BAS-MARAIS RICHES EN BASES, Y COMPRIS LES BAS-MARAIS EUTROPHES À HAUTES HERBES, SUINTEMENTS ET SUISSELLEMENTS CALCAIRES
D4.2 COMMUNAUTÉS RIVERAINES DES SOURCES ET DES RUISSEAUX DE MONTAGNE CALCAIRES, AVEC UNE RICHE FLORE ARCTICO-MONTAGNARDE

D5 ROSELIÈRES SÈCHES ET CARIÇAIES, NORMALEMENT SANS EAU LIBRE
D5.1 ROSELIÈRES NORMALEMENT SANS EAU LIBRE
D5.2 FORMATIONS À GRANDES CYPÉRACÉES NORMALEMENT SANS EAU LIBRE
D5.3 ZONES MARÉCAGEUSES DOMINÉES PAR JUNCUS EFFUSUS OU D’AUTRES GRANDS JUNCUS

D6 MARAIS CONTINENTAUX SALÉS ET SAUMÂTRES ET ROSELIÈRES
D6.1 MARAIS SALÉS CONTINENTAUX
D6.2 NAPPES D’HÉLOPHYTES, SALINES OU SAUMÂTRES, PAUVRES EN ESPÈCES, NORMALEMENT SANS EAU LIBRE

D TOURBIÈRES HAUTES ET BAS-MARAIS
Zones humides dont la nappe phréatique se trouve au niveau de la surface du sol ou au-dessus pendant au moins la moitié de l’année. Ces zones humides sont dominées par une végétation herbacée ou éricoïde. Elles comprennent les marais salés continentaux et les habitats gorgés d’eau où l’eau du sol est gelée. Cette unité exclut les plans d’eau et les structures rocheuses des sources (C2.1), ainsi que les habitats gorgés d’eau dominés par des arbres ou des formations de grands arbustes (F9.2, G1.4, G1.5, G3.D, G3.E). Il convient de noter que les habitats associant étroitement des tourbières gorgées d’eau et une végétation en radeaux à des mares en eau libre sont considérés comme des complexes.

D1 TOURBIÈRES HAUTES ET TOURBIÈRES DE COUVERTURE Tourbières formées par de la tourbe ombrotrophique acide, laquelle est (ou était quand la tourbière était en croissance active) capable de croître en étant alimentée par les eaux de pluie plutôt que par de l’eau provenant des écoulements des sols plus élevés des alentours.

D1.1 TOURBIÈRES HAUTES cb: 51 La surface et la tourbe sous-jacente des tourbières très oligotrophes, fortement acides, ont un centre surélevé à partir duquel l’eau s’écoule vers la périphérie. La tourbe est composée principalement de restes de sphaignes. Les tourbières hautes se constituent sur des sols relativement plats et leurs ressources en eau et en nutriments sont d’origine exclusivement pluviale (ombrotrophes). Les complexes de tourbières hautes (X04) comprennent des mares de tourbières plus étendue (C1.46) et un lagg périphérique (C1.47), ainsi que la surface principale de la tourbière (D1.1). Dans les tourbières hautes actives, cette dernière comprend généralement un ensemble de buttes basses, de petites mares et leur végétation associée. Les tourbières hautes se forment uniquement sous des climats froids à pluviosité abondante. Elles sont surtout répandues dans la zone boréale et dans les montagnes et collines de la zone némorale ; elles sont représentées localement dans les plaines de la zone némorale. Elles sont caractéristiques des plaines et des collines d’Europe nord-occidentale et septentrionale, des massifs hercyniens adjacents, du Jura, des Alpes et des Carpates. Outre les Sphaignes, souvent abondantes, les tourbières hautes abritent un petit nombre de plantes vasculaires telles que Eriophorum vaginatum, Scirpus cespitosus (Trichophorum cespitosum), Carex pauciflora, Carex paupercula, Ledum palustre, Vaccinium oxycoccos, Andromeda polifolia et Drosera rotundifolia, ainsi que des lichens. Les espèces animales ne sont pas nombreuses mais celles qui sont adaptées aux tourbières sont très spécialisées. Parmi les invertébrés typiques figurent des libellules (Leucorrhinia dubia, Aeshna subarctica, Aeshna caerulea, Aeshna juncea, Somatochlora arctica, Somatochlora alpestris), des lépidoptères (Colias palaeno, Boloria aquilonaris, Coenonympha tullia, Vacciniina optilete, Hypenodes turfosalis, Eugraphe subrosea), des coléoptères, des fourmis (Formica exsecta), des punaises et des araignées (Pardosa sphagnicola, Glyphesis cottonae). La plupart des espèces vivant dans les tourbières hautes sont rares et leurs populations sont fragmentées en éléments relictuels isolés ; plusieurs sont menacées. Les communautés intactes ou presque intactes sont devenues exceptionnelles.

D1.11 TOURBIÈRES HAUTES ACTIVES, RELATIVEMENT PEU DÉGRADÉES CB : 51.1 Tourbières hautes actives non ou très peu dégradées, ayant souvent la forme d’une lentille convexe. De tels systèmes intacts ou à peu près intacts sont devenus très rares, voire exceptionnels. Ils sont composés d’un certain nombre de communautés dont la forme et la localisation varient en fonction de la topographie de la tourbière. Ces communautés sont interconnectées et fonctionnent comme une seule unité (partie du complexe X04), de telle sorte qu’il n’est pas possible de les considérer comme des sous-habitats distincts ; leur présence et leurs combinaisons sont néanmoins caractéristiques des divers types de tourbières hautes. Végétations des alliances Oxycocco-Empetrion hermaphroditi, Sphagnion medii et Sphagnion cuspidati. Espèces typiques de la strate herbacée : Eriophorum vaginatum, Oxycoccus palustris, Vaccinium spp. ; dans la strate muscinale le genre Sphagnum spp. domine, par exemple : Sphagnum cuspidatum, Sphagnum fallax, Sphagnum palustre et Sphagnum magellanicum, entre autres.

D1.111 BUTTES, BOURRELETS ET PELOUSES DES TOURBIÈRES HAUTES CB : 51.11 Végétation des parties élevées du plateau des tourbières hautes paléarctiques et de leur versant périphérique plus sec. Les tourbières hautes intactes, typiques de l’Europe centrale et orientale planitiaire et collinéenne, présentent une alternance de buttes de Sphaignes bien distinctes, colonisées ou non, surtout dans leur partie supérieure plus sèche, par des arbustes de petite taille, de pelouses plates plus basses et plus humides et de cuvettes humides (schlenken). Les buttes de Sphaignes avec peu ou pas d’arbustes sont rattachées à l’unité

D1.1111 ; les buttes de Sphaignes, ou les parties de ces buttes, colonisées par des arbustes à l’unité

D1.1113, et les pelouses à l’unité D1.1112. Dans les tourbières hautes sous forte influence océanique, les tourbières hautes de haute altitude, et celles soumises à des influences minérotrophes ou à une dégradation anthropique, apparaît parfois une couverture clairsemée de buissons ou de graminées cespiteuses qui peut devenir ubiquiste, et la distinction entre buttes et pelouse, ou même entre buttes, pelouses et cuvettes, s’estompe. Ces tourbières sont souvent quelque peu intermédiaires avec les tourbières de couverture. Ces communautés sont répertoriées dans les unités D1.1114 à D1.1116, ainsi qu’en D1.114 et D1.121 ; dans certaines d’entre elles les sphaignes peuvent être rares ou remplacées par des Bryopsides. Des buttes de Sphaignes bien définies de l’unité D1.1111 peuvent néanmoins se développer en association avec elles. Le rôle dominant est joué par le Scirpe en touffe Scirpus cespitosus, dans les tourbières montagnardes centre-européennes, ou dans certaines parties de ces tourbières classées dans l’unité D1.1114. Dans les tourbières hautes atlantiques de l’unité D1.1115 ce rôle est joué par Erica tetralix. Les tourbières un peu dégradées, en particulier par des influences anthropozoogènes sous des climats atlantiques, peuvent être dominées massivement par Eriophorum vaginatum, généralement avec un effacement complet de la structure. Elles sont rattachées à l’unité D1.1116. Les tourbières plus dégradées, envahies par Molinia caerulea, sont rattachées à l’unité D1.121. Les buttes très caractéristiques de Sphaignes ou de mousses avec arbustes des tourbières montagnardes à dessèchement rapide des zones boréale et subarctique sont répertoriées dans l’unité D1.114. Les buttes de Sphaignes se formant dans les bas-marais acides (unité D2.2), dans les tourbières de transition (unité D2.31) ou, parfois, dans les bas-marais alcalins (unité D4.1), sont désignées aussi par des codes des unités D1.1111 ou D1.1113. D1.1111 Buttes à Sphaignes colorées (bulten) Dômes en coussin ou buttes des tourbières hautes paléarctiques, composés principalement de Sphaignes rouges, jaunes ou brunes, avec d’autres mousses, notamment Campylopus pyriformis (Campylopus fragilis var. pyriformis), des Hépatiques, dont Odontoschisma sphagni, Mylia anomala, des Lichens (Cladonia spp., Cladina spp.), Andromeda polifolia, Vaccinium oxycoccos, Drosera rotundifolia. On trouve également un petit nombre d’espèces vasculaires caractéristiques des pelouses de tourbière, comme Eriophorum vaginatum, Carex pauciflora, Scirpus cespitosus, ou des buttes à arbustes nains, en particulier Calluna vulgaris, Ledum palustre, Erica tetralix, communautés qui de toute manière sont en général étroitement associées à celles-ci.

D1.11111 Buttes à Sphagnum magellanicum Buttes des tourbières hautes formées par la Sphaigne à feuilles gonflées, brunâtre ou rouge-verdâtre Sphagnum magellanicum, caractéristique des tourbières hautes subocéaniques, notamment de l’archipel danois, de la Scandinavie subatlantique en Norvège méridionale et en Suède occidentale, de l’Europe centrale septentrionale, des plaines baltiques sud-orientales, des chaînes hercyniennes du milieu de l’Europe, depuis les Ardennes, le Massif Central, les Vosges, la Forêt Noire jusqu’au quadrilatère de Bohème, des plateaux préalpins septentrionaux et des Alpes, s’étendant au sud jusqu’aux Alpes méridionales, de l’Amour, signalées aussi à l’étage subalpin de l’Altaï.

D1.11112 Buttes à Sphagnum fuscum Buttes formées par la brune et luisante Sphagnum fuscum, denses, généralement basses et larges. Ces buttes sont caractéristiques des tourbières d’Europe boréale subcontinentale, de Norvège sud-orientale à la Suède centrale et orientale vers l’est. On les retrouve également en Europe boréale continentale et en Sibérie occidentale, au Kamchatka, en Sakhaline, et en Europe centrale némorale et Europe orientale boréo-némorale, dans les Alpes et les Carpates. Elles sont parfois dominantes dans des tourbières plus occidentales, plus atlantiques, en particulier dans les îles Britanniques. Elles apparaissent aussi sous la forme de buttes des tourbières ombrotrophes à l’intérieur des bas-marais acides ou neutroclines des mêmes régions.

D1.11113 Ceintures des buttes à Sphaignes à Sphagnum rubellum Communautés de sphaigne rouge foncée Sphagnum rubellum (Sphagnum capillifolium var. rubellum) encerclant souvant la base des buttes de Sphagnum magellanicum ou de Sphagnum fuscum des tourbières hautes de l’Europe némorale.

D1.11114 Buttes à Sphagnum rubellum Buttes des tourbières hautes du domaine paléarctique occidental, caractéristiques surtout des tourbières hautes némorales atlantiques à subatlantiques, signalées notamment au Jutland et en Norvège sud-occidentale, dans les îles Britanniques, dans l’est des Pays-Bas, en Belgique orientale et sud-orientale, en France, en Allemagne et dans les Alpes, dominées par Sphagnum rubellum (Sphagnum capillifolium var. rubellum).

D1.11115 Buttes à Sphagnum imbricatum Buttes souvent hautes, larges, denses, des tourbières européennes formées par la grande Sphaigne orange dorée Sphagnum imbricatum. Ces buttes sont cantonnées à des tourbières non dégradées dans des zones à forte influence maritime, en particulier dans les îles Britanniques, en Suède sud-occidentale, dans la Belgique hercynienne, en Allemagne nord-occidentale. Autrefois courantes, aujourd’hui elles sont de plus en plus rares.

D1.11116 Buttes à Sphagnum papillosum Buttes basses à Sphaigne brun-olive ou ocre Sphagnum papillosum, se formant surtout dans les tourbières d’’Europe septentrionale et occidentale, en particulier dans les îles Britanniques, au Danemark, dans le nord-ouest de l’Allemagne, aux Pays-Bas et en Belgique. En dehors des tourbières hautes, des buttes de Sphagnum papillosum peuvent se former dans un certain nombre de types de tourbières, notamment dans les régions atlantiques.

D1.11117 Buttes à Sphagnum capillifolium Buttes des tourbières hautes paléarctiques formées par la Sphaigne rougeâtre Sphagnum capillifolium (Sphagnum capillifolium var. capillifolium), signalées en particulier dans les régions côtières de la Baltique sud-orientale, dans les étages supérieurs des chaînes hercyniennes d’Europe occidentale et centrale, des Alpes et des Pyrénées.

D1.11118 Buttes à Sphagnum angustifolium Buttes des tourbières hautes paléarctiques formées par Sphagnum angustifolium, signalées en particulier dans le nord-est de l’Europe et en France.

D1.1112 Pelouses et bases des buttes vertes à Linaigrette vaginée et Sphaignes Bog cottonsedge-sphagnum lawns and green hummock bases Communautés dominées par Eriophorum vaginatum et des Sphaignes, en particulier des espèces vertes ou jaunes comme Sphagnum cuspidatum, Sphagnum recurvum (Sphagnum apiculatum, Sphagnum fallax), Sphagnum pulchrum, Sphagnum papillosum, Sphagnum balticum, Sphagnum tenellum, ainsi que Sphagnum magellanicum, Sphagnum rubellum, Sphagnum fuscum et d’autres, constituant des tapis ou des pelouses étendus, parfois avec une prééminence moindre d’Eriophorum vaginatum. Ces communautés se forment dans la zone de transition entre les cuvettes et les buttes des tourbières hautes paléarctiques. Drosera rotundifolia, Andromeda polifolia, Vaccinium oxycoccos sont des espèces souvent communes.

D1.11122 Pelouses à Eriophorum et Sphagnum pulchrum Communautés des bords de dépressions et des pelouses des tourbières hautes paléarctiques dominées par la Sphaigne orange vif Sphagnum pulchrum, en association avec Eriophorum vaginatum. Communautés signalées en particulier dans les régions nord-occidentales d’Europe centrale, en Irlande et dans l’ouest de la Grande-Bretagne.

D1.11123 Pelouses à Eriophorum et Sphagnum papillosum Communautés des pelouses des tourbières hautes paléarctiques et des zones de transition entre les buttes et les cuvettes de ces tourbières, dominées par Sphagnum papillosum, en association avec Eriophorum vaginatum. Communautés surtout caractéristiques des régions maritimes et submaritimes du domaine paléarctique occidental et oriental, constituant souvent la communauté de pelouses dominante dans les tourbières atlantiques et subatlantiques de l’Europe némorale. Erica tetralix fait habituellement partie de cette communauté dans les régions occidentales ; quand sa couverture dépasse celle d’Eriophorum vaginatum, les formations devraient être rattachées à l’unité D1.1115. En Europe boréale les tapis de Sphagnum papillosum sont plus caractéristiques des bas-marais acides minérotrophes que des tourbières hautes.

D1.11124 Pelouses à Eriophorum et Sphagnum capillifolium Pelouses des tourbières hautes paléarctiques dominées par Eriophorum vaginatum en association avec Sphagnum capillifolium (Sphagnum capillifolium var. capillifolium).

D1.11125 Pelouses à Eriophorum et Sphagnum recurvum Pelouses des tourbières hautes paléarctiques dominées par Eriophorum vaginatum en association avec Sphagnum recurvum, souvent fortement dominantes dans les tourbières modérément humides des régions némorales d’Europe centrale et des régions hercyniennes d’Europe occidentale. En Europe boréale, les communautés de Sphagnum recurvum sont surtout limitées aux bas-marais.

D1.11127 Pelouses à Eriophorum et Sphagnum rubellum Pelouses des tourbières hautes paléarctiques dominées par Eriophorum vaginatum en association avec Sphagnum rubellum (Sphagnum capillifolium var. rubellum). Pelouses caractéristiques des climats relativement maritimes, signalées, en particulier, dans le sud-est de la Norvège, l’ouest de la Suède et l’archipel danois, où elles sont souvent accompagnées de Sphagnum balticum, et dans le Massif Central français, en association avec Sphagnum magellanicum.

D1.1112A Pelouses à Eriophorum et Sphagnum magellanicum Pelouses des tourbières hautes paléarctiques dominées par Eriophorum vaginatum en association avec Sphagnum magellanicum et Sphagnum rubellum, parfois accompagnées de Sphagnum tenellum, Sphagnum angustifolium, Sphagnum papillosum, Sphagnum recurvum, Sphagnum fuscum ou Sphagnum warnstorfii. Pelouses caractéristiques des îles Britanniques, du sud de la Scandinavie, du Danemark, de la Norvège, de la Suède méridionale, du piémont alpin septentrional et méridional, des Carpates orientales.

D1.1113 Buttes à arbustes nains tourbières hautes des régions némorale, boréo-némorale, boréale planitiaire et boréale montagnarde inférieure du Paléarctique, souvent avec la mousse Polytrichum strictum, colonisant parfois les buttes de Sphaignes formées dans les bas-marais des mêmes régions.

D1.11131 Buttes à Callune Buttes à arbustes dominées par Calluna vulgaris, répandues dans les zones némorale et boréale du domaine paléarctique occidental, s’étendant à l’est jusqu’aux Carpates et à la Sibérie occidentale, au sud jusqu’au piémont alpin et aux Pyrénées. Elles sont caractéristiques surtout des tourbières d’Europe centrale et de la Scandinavie subatlantique, où Calluna vulgaris est souvent le seul arbuste de butte dominant.

D1.11132 Buttes arbustives à Bruyère quaternée Communautés dominées par Erica tetralix, caractéristiques des buttes à arbustes des tourbières atlantiques.

D1.11133 Buttes arbustives à Camarine Buttes arbustives des régions planitiaires ou montagnardes inférieures de l’Europe septentrionale, de l’Europe occidentale, de l’Europe centrale planitiaire, de la région baltique, des chaînes hercyniennes, des Alpes, des Carpates septentrionales, dominées par Empetrum nigrum. Dans les régions boréales, dans les montagnes et à l’est de l’Europe centrale, c’est Empetrum hermaphroditum qui domine, caractéristique des climats subocéaniques, des buttes plus sèches, plus hautes, ou des tourbières d’Europe sous influence minérotrophe légèrement plus forte.

D1.11134 Buttes arbustives à Vaccinium Buttes arbustives de l’Europe boréale planitiaire et montagnarde inférieure, atlantique et subatlantique, des chaînes hercyniennes européennes, des Alpes, des Pyrénées, des Carpates et de leur pourtour. Elles sont dominées par des arbustes éricoïdes du genre Vaccinium, surtout par Vaccinium uliginosum, ainsi que par Vaccinium vitis-idaea ou Vaccinium myrtillus, localement, en particulier en Scandinavie et dans les Alpes, associés à Betula nana.

D1.11136 Buttes à Piment royal Buttes arbustives dominées par Myrica gale, à répartition locale dans les tourbières némorales atlantiques, ou par Myrica tomentosa dans les régions boréales méridionales de l’Extrême-Orient pacifique.

D1.11137 Buttes à Bouleau nain collinéennes de l’Europe boréale, à l’ouest de la Fennoscandie et des États baltes, dominées ou riches en Betula nana. En Europe némorale, il y a des enclaves limitées à isolées sur les collines des plaines germano-baltiques et dans de rares stations à l’intérieur des plus grandes chaînes hercyniennes et des Alpes, où elles représentent des avant-postes relictuels de communautés de l’unité D1.114, avec lesquelles elles partagent, en particulier, en plus de Betula nana, Vaccinium microcarpum, Rubus chamaemorus, Chamaedaphne calyculata.

D1.1114 Communautés à Scirpe en touffe Tourbières hautes ou parties de tourbières hautes dominées par Scirpus cespitosus, surtout caractéristiques de l’étage subalpin des chaînes hercyniennes, préalpines et alpines.

D1.1115 Communautés à Erica et à Sphagnum Tourbières hautes ou parties de tourbières hautes dominées par Erica tetralix et Sphagnum papillosum, caractéristiques des systèmes de tourbières hautes des régions atlantiques, particulièrement des îles Britanniques, des Pays-Bas et de la Belgique, de l’Allemagne nord-occidentale.

D1.1116 Communautés paucispécifiques à Linaigrette Tourbières hautes ou parties de tourbières hautes dominées massivement par Eriophorum vaginatum, avec un cortège d’espèces fortement appauvri, particulièrement avec très peu de Sphaignes, caractéristiques des systèmes de tourbières hautes dégradés et, en particulier, pâturés, des régions atlantiques, notamment des Pennines.

D1.112 CUVETTES DES TOURBIÈRES HAUTES (SCHLENKEN) CB : 51.12 Dépressions des tourbières hautes remplies de façon temporaire ou permanente par l’eau de pluie, occupées par des communautés similaires à celles des tourbières de transition plus étendues des unités D2.31 ou D2.3H

D1.1121 Cuvettes à Sphaignes Dépressions constamment inondées, colonisées par des tapis, flottants ou benthiques, de Sphaignes vert clair, en particulier Sphagnum cuspidatum, Sphagnum recurvum, Sphagnum majus (Sphagnum dusenii), Sphagnum balticum, parfois accompagnées par des mousses Bryopsides, en particulier Drepanocladus fluitans, Lophozia inflata. Les Sphaignes peuvent également être accompagnées par un cortège d’espèces vasculaires qui peut typiquement être dominé par Rhynchospora alba, Scheuchzeria palustris, Eriophorum vaginatum, Eriophorum angustifolium, Menyanthes trifoliata ou Carex limosa, et peut comprendre Carex paupercula, Carex pauciflora, Vaccinium oxycoccos, Drosera rotundifolia, Andromeda polifolia.

D1.1122 Cuvettes à fond boueux Dépressions peu profondes inondées temporairement, généralement dominées par une couverture souvent clairsemée de Rhynchospora alba, avec Rhynchospora fusca, Scheuchzeria palustris, Drosera intermedia, Lycopodiella inundata, parfois dominées par Eriophorum angustifolium ou Eriophorum vaginatum, avec une couverture de sol presque dépourvue de Sphaignes et souvent réduite à des algues, notamment la conjuguée Zygogonium ericetorum.

D1.113 SUINTEMENTS ET RIGOLES DES TOURBIÈRES HAUTES CB : 51.14 Lignes d’écoulement d’eau entamant la pente périphérique de la tourbière, amenant l’eau depuis le centre jusqu’à la périphérie. Elles sont en partie colonisées par une végétation de tourbière de transition ou de bas-marais acide des unités D2.3 ou D2.2.

D1.1131 Suintements à Narthécie des marais Colonies de Narthecium ossifragum des rigoles de suintement, caractéristiques surtout des tourbières occidentales.

D1.1132 Suintements à Piment royal Fourrés à Myrica gale des tourbières bombées atlantiques.

D1.12 TOURBIÈRES HAUTES INACTIVES, DÉGRADÉES Tourbières hautes sujettes à l’assèchement ou affectées par l’exploitation (extraction de tourbe), localement avec de très fortes pressions anthropiques. Des fragments de l’alliance du Sphagnion, avec une composition en espèces similaire à l’unité D1.11, mais appauvrie par le manque d’un grand nombre d’espèces caractéristiques.

D1.121 TOURBIÈRES HAUTES DÉGRADÉES, INACTIVES, ENVAHIES PAR MOLINIA CB : 51.2 Tourbières hautes en voie d’assèchement, fauchées ou brûlées, envahies par Molinia caerulea.

D1.122 TOURBIÈRES HAUTES DRAINÉES Pas de description disponible.

D1.123 TOURBIÈRES HAUTES ABANDONNÉES Pas de description disponible.

D1.13 TOURBIÈRES CONDENSAROGÈNES Pas de description disponible.

D1.14 FOURRÉS DES TOURBIÈRES BOMBÉES À MYRICA GALE cb: 44.93 Fourrés à Myrica gale des bordures de bas-marais, des bas-marais en voie d’assèchement et des tourbières médio-européennes en formation ou en régénération, caractéristiques surtout du secteur atlantique et de l’Europe nord-orientale.

D1.15 TOURBES HUMIDES NUES ET GOUILLES DES TOURBIÈRES HAUTES Pas de description disponible.

D1.2 TOURBIÈRES DE COUVERTURE CB: 52 Surface des tourbières ombrotrophes et la tourbe sous-jacente, formées sur des substrats plats ou faiblement inclinés avec un mauvais drainage de surface, sous des climats océaniques à fortes précipitations. La surface tourbeuse peut être très semblable, sur un sol plus plat, à celle d’une tourbière bombée, avec un complexe de petites mares et de buttes terrestres. Au sens le plus strict, les tourbières de couverture sont un habitat endémique de l’Europe nord-occidentale, caractéristique des régions septentrionales et occidentales des îles Britanniques, des îles Féroé et du littoral occidental de la Scandinavie. Elles couvrent souvent des surfaces étendues, dont les caractéristiques topographiques locales permettent d’abriter des communautés différenciées. Les Sphaignes (Sphagnum papillosum, Sphagnum tenellum, Sphagnum compactum, Sphagnum magellanicum, Sphagnum rubellum, Sphagnum fuscum) jouent un rôle important dans tous les cas, accompagnées des espèces Narthecium ossifragum, Molinia caerulea, Scirpus cespitosus, Schoenus nigricans, Eriophorum angustifolium., Eriophorum vaginatum et Calluna vulgaris. Les complexes de tourbières de couverture (X28) comprennent les mares dystrophes (C1.4) et les ruissellements acides (D2.2), ainsi que la surface de la tourbière (D1.2).

D1.24 TOURBE NUE HUMIDE ET CHENAUX TOURBEUX SUR TOURBIÈRES DE COUVERTURE Pas de description disponible.

D2 TOURBIÈRES DE VALLÉES, BAS-MARAIS ACIDES ET TOURBIÈRES DE TRANSITION Tourbières, ruissellements et radeaux de végétation, faiblement à fortement acides, formés dans des situations où ils reçoivent de l’eau du paysage environnant ou bien se trouvent en position intermédiaire entre la terre et l’eau. Cette unité comprend les tourbières tremblantes et les sources non calcaires végétalisées. Les bas-marais calcaires (D4) et les roselières (C3, D5) en sont exclus.

D2.1 TOURBIÈRES DE VALLÉE Zones humides topogènes dans lesquelles la végétation turfigène dépend de l’eau drainée des milieux alentours. La plupart des tourbières de vallée sont des complexes d’habitats, composés de bas-marais pauvres, de tourbières de transition et de mares. Les tourbières de vallée acides (D2.11) ont souvent une végétation ressemblant à celle des tourbières hautes (D1), surtout dans leurs parties relativement éloignées de l’eau courante. Les tourbières de vallée basiques ou neutres (D2.12) accueillent principalement une végétation de bas-marais acides (D2.2), mais dans les grands systèmes de tourbières, cette végétation est accompagnée de prairies humides acidiphiles (D2.2), de grandes cariçaies (D5.2) et de roselières (D5.1). Des buttes à Sphaignes se forment localement, et les communautés des tourbières de transition (D2.3), du littoral (C3.2) et des sources (D2.2C) colonisent les petites dépressions. Cette unité ne comprend pas les tourbières de vallée riches en bas-marais (D4.1).

D2.11 TOURBIÈRES DES VALLÉES ACIDES Pas de description disponible.

D2.12 TOURBIÈRES DES VALLÉES BASIQUES ET NEUTRES Pas de description disponible.

D2.2 BAS-MARAIS OLIGOTROPHES ET TOURBIÈRES DES SOURCES D’EAU DOUCE CB: 54.4 Tourbières, ruissellements et sources végétalisée ayant une nappe d’eau modérément acide et se trouvant à l’intérieur de tourbières de vallée ou à flanc de collines. Comme pour les bas-marais riches en bases, le niveau de l’eau se trouve à la surface du substrat ou proche d’elle, et la formation de tourbe dépend du maintien d’un niveau constamment élevé de la nappe phréatique. La végétation des bas-marais acides est dominée par de petites Cypéracées caractéristiques (Carex canescens, Carex echinata, Carex nigra, Eriophorum angustifolium, Eriophorum scheuchzeri, Trichophorum cespitosum), accompagnées de pleurocarpes (Calliergonella cuspidata, Calliergon sarmentosum, Calliergon stramineum, Drepanocladus exannulatus, Drepanocladus fluitans) ou de Sphaignes (Sphagnum cuspidatum, Sphagnum papillosum, Sphagnum recurvum agg., Sphagnum russowii, Sphagnum subsecundum agg.). Agrostis canina, Cardamine pratensis, Juncus filiformis, Ranunculus flammula et Viola palustris sont des plantes vasculaires également caractéristiques. Les sources d’eau douce (D2.2C) sont souvent dominées par Montia fontana ou par des bryophytes (Bryum spp., Philonotis spp., Pohlia spp.). Les plans d’eau des sources d’eau douce (C2.1) et la végétation de bordure à atterrissement incomplet (C3.2) ou les radeaux végétaux (D2.3) sont exclus de cette unité.

D2.21 BAS-MARAIS À ERIOPHORUM SCHEUCHZERI Gazons de Eriophorum scheuchzeri des bas-marais boréaux du domaine paléarctique et des rives lacustres acides des Alpes et des Carpates orientales.

D2.211 CEINTURES LACUSTRES ALPIDIQUES À LINAIGRETTE Gazons de Eriophorum scheuchzeri quasi monospécifiques, bordant de petits lacs froids et acides situés au-dessus de la limite des arbres dans les Alpes et les Carpates orientales. Ils sont apparentés aux communautés boréales de l’unité D2.212 et aux bas-marais marécageux arctico-boréaux de l’unité D4.261.

D2.22 BAS-MARAIS À CAREX NIGRA, CAREX CANESCENS ET CAREX ECHINATA CB : 54.42 Communautés des bas-marais acides de la région médio-européenne, du système alpin, des Pyrénées et du nord de la péninsule Ibérique. Ces communautés sont riches en Carex nigra, Carex canescens, Carex echinata, souvent accompagnés de Eriophorum angustifolium et d’espèces du genre Juncus, avec une strate muscinale de mousses brunes, de Sphaignes ou des deux.

D2.221 BAS-MARAIS PÉRIALPINS À LAÎCHE NOIRE, LAÎCHE BLANCHÂTRE, LAÎCHE ÉTOILÉE ET LAÎCHE DES TOURBIÈRES Communautés acidiphiles de petites laîches des Alpes, du pourtour alpin et des grands massifs hercyniens, dont le quadrilatère de Bohème, la Forêt Noire, les Vosges et le Massif Central.

D2.2211 Bas-marais subalpins à Laîche noire Communautés acidiphiles de petites Laîches des étages alpin et subalpin des Alpes et de leur périphérie, y compris des grands massifs hercyniens du quadrilatère de Bohème, de la Forêt Noire, des Vosges, du Massif Central. Ces communautés occupent des versants humides à pente douce et des plateaux retenant l’eau du dégel, ou entourent de petits lacs du côté terrestre habituellement émergé de la ceinture d’Eriophorum scheuchzeri. La strate herbacée est composée des espèces Carex nigra, Carex canescens, Carex echinata, Juncus filiformis accompagnées selon le cas par Eriophorum angustifolium, Carex magellanica, Carex lachenalii, Carex norvegica, Carex panicea, Carex demissa, Phleum alpinum, Agrostis canina, Viola palustris, Parnassia palustris, Pedicularis palustris. La strate muscinale est composée de Scapania paludosa, Paludella squarrosa, Drepanocladus exannulatus, Drepanocladus revolvens, Drepanocladus intermedius, Calliergon stramineum, Calliergon sarmentosum, Willemetia stipitata, Sphagnum recurvum.

D2.222 BAS-MARAIS SUBATLANTIQUES À LAÎCHE VULGAIRE, LAÎCHE BLANCHÂTRE ET LAÎCHE ÉTOILÉE Communautés des bas-marais acides des étages planitiaire, collinéen et montagnard d’Europe occidentale et d’Europe centrale septentrionale, à l’exception des îles Britanniques et de la péninsule Ibérique, s’étendant à l’est dans la plaine baltique jusqu’en Lituanie. Carex nigra, Carex canescens (Carex curta) et Carex echinata sont toujours représentés, souvent accompagnés de Carex rostrata épars. Les Joncs Juncus filiformis, Juncus articulatus, Juncus acutiflorus, Juncus effusus peuvent être nombreux, marquant souvent la transition vers les prairies humides des Molinietalia. La strate muscinale est formée par Sphagnum apiculatum, Sphagnum cuspidatum, Sphagnum recurvum et Polytrichum commune dans les stations les plus oligotrophes et les plus acides et par des mousses brunes Drepanocladus fluitans, Calliergon stramineum, Calliergonella cuspidata, dans les stations plus mésotrophes. Eriophorum angustifolium, Eriophorum vaginatum, Agrostis canina, Molinia caerulea, Pedicularis palustris, Viola palustris, Parnassia palustris, Comarum palustre, Drosera rotundifolia, Menyanthes trifoliata, Ranunculus flammula et Willemetia stipitata font aussi partie des espèces caractéristiques. Cette unité comprend les grandes tourbières des vallées hercyniennes, souvent envahies par des Joncs et présentant à la fois des caractéristiques des marais de transition et des prairies humides.

D2.2221 Bas-marais acides subatlantiques à Carex Formations des bas-marais acides subatlantiques dominées par des Laîches, parmi lesquelles Carex canescens, accompagné par Agrostis canina, est souvent le plus abondant, avec une strate muscinale de mousses brunes parfois très fragmentaire. Il existe aussi des faciès à Carex nigra, Carex echinata et Carex magellanica.

D2.2222 Bas-marais acides subatlantiques à Carex et Juncus Formations des bas-marais acides subatlantiques dans lesquelles Carex nigra, Carex canescens, Carex echinata et parfois Carex rostrata sont accompagnés, voire parfois dominés, par une abondance de Joncs, en particulier Juncus filiformis et Juncus acutiflorus, avec une strate muscinale de pleurocarpes.

D2.2223 Bas-marais subatlantiques à Carex et Sphagnum Tourbières à Sphaignes dans lesquelles le gazon herbacé est formé par Carex nigra, Carex canescens, Carex echinata et Carex rostrata, généralement avec Eriophorum angustifolium et Eriophorum vaginatum. Ces formations très humides sont étroitement apparentées aux marais de transition.

D2.2224 Bas-marais subatlantiques à Carex, Juncus et Sphagnum Tourbières à Sphaignes dans lesquelles le gazon herbacé est formé par Carex nigra, Carex canescens, Carex echinata, Carex rostrata et des Joncs en abondance, en particulier Juncus filiformis et Juncus acutiflorus, généralement avec Eriophorum angustifolium et Eriophorum vaginatum. Ces formations sont souvent apparentées aux prairies humides.

D2.2225 Bas-marais subatlantiques à Agrostis et Sphagnum Tourbières à Sphaignes dans lesquelles le gazon herbacé est formé par Agrostis canina ssp. stolonifera, souvent avec Carex rostrata ou Eriophorum angustifolium. La strate muscinale est habituellement constituée de Sphagnum recurvum avec Polytrichum commune.

D2.224 BAS-MARAIS ACIDES PYRÉNÉENS À LAÎCHE NOIRE Bas-marais acides pyrénéens à Laîches, dominés principalement par Carex nigra, avec Carex echinata ou Carex panicea. Bas-marais très similaires à ceux des Alpes, plus particulièrement à ceux des communautés alpines sud-occidentales assez appauvries, parfois dominées par Carex rostrata, avec Carex canescens (Carex curta) ou Carex echinata et Agrostis canina.

D2.24 POZZINES (DÉPRESSIONS HUMIDES ENTOURANT LES LACS GLACIAIRES) À CAREX INTRICATA CB : 54.44 Formations oroméditerranéennes dominées par (Carex nigra ssp. intricata) de la Sierra Nevada, de la Corse, des monts Nebrodi et d’Afrique du nord.

D2.242 POZZINES À CAREX INTRICATA DE CORSE Gazons tourbeux entourant des points d’eau, en particulier des lacs glaciaires, à l’étage subalpin de la Corse, dominés par Carex intricata.

D2.25 BAS-MARAIS ACIDES À TRICHOPHORUM CESPITOSUM ET NARTHECIUM OSSIFRAGUM CB : 54.45 Communautés des bas-marais acides dominées par Scirpus cespitosus et/ou Narthecium ossifragum.

D2.251 BAS-MARAIS ACIDES PÉRIALPINS À SCIRPE EN TOUFFE Communautés dominées par Scirpus cespitosus des bas-marais subalpins et alpins des Alpes, des Vosges, de la Forêt Noire, du quadrilatère de Bohème, installées généralement sur des substrats un peu plus secs que le Caricetum fuscae et faisant la transition entre celui-ci et la bordure plus humide des prairies à Nardus.

D2.252 BAS-MARAIS ACIDES PYRÉNÉENS À SCIRPE EN TOUFFE ET À NARTHÉCIE DES MARAIS Formations des bas-marais acides des Pyrénées, dominées par Scirpus cespitosus, souvent riches (particulièrement dans l’ouest) en Narthecium ossifragum, et avec Carex frigida.

D2.254 BAS-MARAIS ACIDES MÉDIO-EUROPÉENS À SCIRPE EN TOUFFE ET À NARTHÉCIE DES MARAIS Communautés des bas-marais acides planitiaires et collinéens médio-européens euatlantiques ou subatlantiques, dominées par Scirpus cespitosus ou Narthecium ossifragum.

D2.255 BAS-MARAIS CORSES À SCIRPE EN TOUFFE Formations des pozzines subalpines de Corse, dominées par Scirpus cespitosus, pour la plupart cantonnées aux bords des ruisseaux.

D2.26 BAS-MARAIS À ERIOPHORUM ANGUSTIFOLIUM CB : 54.46 Gazons dominés par Eriophorum angustifolium sur des stations habituellement très humides à l’intérieur des bas-marais acides de la région némorale européenne, généralement avec un tapis de Sphaignes constitué notamment de Sphagnum cuspidatum. Elles sont très similaires aux tapis flottants d’Eriophorum et de Sphagnum de l’unité D2.38, dans lesquels elles peuvent se fondre. Plusieurs espèces du genre Carex peuvent être présentes.

D2.27 BAS-MARAIS ACIDES DUNAIRES À LAÎCHES CB : 54.47 Formations de Carex nigra, Carex trinervis, Carex x timmiana, Juncus anceps, Juncus subnodulosus et de l’espèce introduite Vaccinium macrocarpum, restreintes aux lettes dunaires humides, tourbeuses et acidifiées des littoraux français et néerlandais de la mer du Nord, et des îles allemandes et hollandaises de la mer du Nord. Cette unité est apparentée à l’unité B1.83.

D2.2A FOURRÉS SUR BAS-MARAIS ACIDES À MYRICA GALE CB : 44.93 Fourrés à Myrica gale des bordures des bas-marais, des bas-marais en voie d’assèchement et des tourbières hautes médio-européennes en formation ou en régénération, caractéristiques surtout du secteur atlantique et du nord-est de l’Europe.

D2.2C BAS-MARAIS DES SOURCES D’EAU DOUCE Sources non calcaires, acides ou neutres, oligotrophes à eutrophes. Les communautés spécialisées des sources appartiennent aux diverses associations des Montio-Cardaminetea. Les communautés de marais associées appartiennent au Caricetalia fuscae et peuvent être trouvées dans l’unité D2.22. Les espèces dominantes sont entre autres les mousses hydrophiles Bryum schleicheri, Philonotis fontana, Pellia epiphylla, Brachythecium rivulare et les plantes vasculaires Cardamine amara, Cardamine acris, Rumex balcanicus, Saxifraga stellaris, Montia rivularis.

D2.2C1 COMMUNAUTÉS BRYOPHYTIQUES DES SOURCES D’EAU DOUCE Communautés des sources aux eaux pauvres en calcaire du domaine paléarctique dominées par des bryophytes, surtout caractéristiques des hautes terres nordiques et des étages montagnard supérieur, alpin ou subalpin, ainsi que localement, des sites planitiaires bien éclairés.

D2.2C11 Communautés bryophytiques des sources d’eau douce montagnardes Communautés des sources d’eaux pauvres en calcaire, bien éclairées, de l’étage montagnard, et parfois des étages collinéen, planitiaire ou subalpin du domaine paléarctique, dominées par des mousses, en particulier Philonotis fontana, avec Epilobium nutans, Epilobium obscurum, Epilobium palustre, Epilobium parviflorum, Montia fontana, Stellaria alsine, Galium uliginosum, Ranunculus repens, Veronica beccabunga, Equisetum fluviatile.

D2.2C12 Sources à Philonotis et à Saxifraga stellaris Communautés des sources dominées par les bryophytes, aux eaux pauvres en calcaire, bien éclairées, alpines, subalpines, boréo-alpines, arctico-alpines, et parfois, des étages montagnard et collinéen supérieur du paléarctique septentrional, du système alpin et des grands massifs hercyniens. Elles sont dominées principalement par Philonotis seriata, Bryum schleicheri ou, dans l’ouest, par Philonotis fontana, avec un cortège d’espèces vasculaires marqué par les espèces arctico-alpines, parmi lesquelles Saxifraga stellaris est habituellement prééminente. Occupant une place un peu intermédiaire entre les communautés de l’unité D2.2C11 et celles des unités D2.2C13 et D2.2C14, elles s’étendent jusqu’à des zones élevées relativement basses en Europe septentrionale, dans les îles Britanniques et, sous forme de reliques glaciaires, dans les chaînes hercyniennes et leur périphérie.

D2.2C13 Sources à Pohlia Communautés des sources aux eaux froides, pauvres en calcaire, bien éclairées, alpines, subalpines, boréo-alpines ou arctico-alpines du domaine paléarctique dominées par des bryophytes. Elles sont notamment dominées par des mousses vert clair du genre Pohlia, en particulier, Pohlia wahlenbergii (Mniobryum albicans), Pohlia ludwigii, avec un cortège clairsemé d’espèces vasculaires arctico-alpines.

D2.2C14 Sources boréo-alpines d’eau douce à Hépatiques Communautés des sources alpines, subalpines, boréo-alpines ou arcto-alpines, parfois montagnardes, aux eaux froides bien éclairées, pauvres en calcaire du domaine Paléarctique dominées par les Bryophytes. Elles sont dominées par des Hépatiques feuillues des genres Scapania, Marsupella, Jungermannia, Nardia, accompagnées d’un cortège d’espèces vasculaires riche en espèces arcto-alpines, caractéristique des hautes altitudes du système alpin, des hautes chaînes avoisinantes et des montagnes septentrionales. Ce cortège se retrouve à de plus basses altitudes, en particulier dans la région hercynienne et en Europe septentrionnale.

D2.2C17 Sources d’eau douce à lichens Communautés de bryophytes et de lichens incrustants des sources pauvres en calcaire, souvent intermittentes, de l’étage alpin supérieur des montagnes paléarctiques du système alpin, formées par le lichen Dermatocarpon rivulorum et les mousses Brachythecium glaciale, Schistidium rivulare.

D2.2C2 SOURCES À CARDAMINE Communautés des sources aux eaux ombragées, pauvres en calcaire, surtout collinéennes et montagnardes, du domaine paléarctique, avec Ranunculus hederaceus, Cardamine amara, Chrysosplenium oppositifolium, Chrysosplenium alternifolium, Saxifraga clusii ssp. lepismigena, s’étendant au sud-ouest jusqu’à la cordillère Cantabrique.

D2.2C3 BAS-MARAIS OROMÉDITERRANÉENS DES SOURCES D’EAU DOUCE Communautés des sources et des ruisseaux aux eaux douces des hautes altitudes des montagnes du Paléarctique méridional.

D2.3 TOURBIÈRES DE TRANSITION ET TOURBIÈRES TREMBLANTES CB : 54.5 Zones humides à atterrissement incomplet occupées par une végétation turfigène avec des nappes d’eau acides ou (pour les radeaux de végétation) des eaux sous-jacentes acides des lacs ou des étangs. Les espèces caractéristiques sont Calla palustris, Carex chordorrhiza, Carex diandra, Carex heleonastes, Carex lasiocarpa, Carex limosa, Carex rostrata, Menyanthes trifoliata, Potentilla palustris, Rhynchospora alba, Scheuchzeria palustris. Cette unité comprend les radeaux de Sphagnum et d’Eriophorum (D2.38) et les radeaux tremblants de Molinia caerulea (D2.3D). Les peuplements végétaux bordant les plans d’eau (C3.2) sont exclus, à l’exception des cas où les radeaux végétaux sont suffisamment étendus pour constituer un habitat en eux-mêmes.

D2.31 GAZONS À CAREX LASIOCARPA CB : 54.51 Communautés des tourbières de transition des régions boréale et némorale occidentale du domaine paléarctique dominées par Carex lasiocarpa en association avec des Sphaignes ou des pleurocarpes et souvent en compagnie d’Eriophorum gracile, Menyanthes trifoliata, formant habituellement des prairies flottantes. Végétation de l’alliance Caricetum lasiocarpae.

D2.311 GAZONS À LAÎCHE FILIFORME ET MOUSSES BRUNES Tourbières tremblantes et tapis flottants basiclines du domaine paléarctique dominés par Carex lasiocarpa associée à Scorpidium scorpioides et à d’autres pleurocarpes, ainsi qu’à des charophytes. Pedicularis palustris et Liparis loeselii peuvent faire partie des espèces accompagnatrices caractéristiques.

D2.312 GAZONS À LAÎCHE FILIFORME ET SPHAIGNES Tourbières tremblantes et tapis flottants acidoclines du domaine paléarctique dominés par Carex lasiocarpa en association avec des Sphaignes (Sphagnum angustifolium, Sphagnum recurvum, Sphagnum lindbergii, Sphagnum pulchrum, Sphagnum balticum, Sphagnum dusenii, Sphagnum magellanicum, Sphagnum papillosum, Sphagnum subsecundum, Sphagnum riparium, Sphagnum subnitens, Sphagnum cuspidatum, Sphagnum flexuosum, Sphagnum fimbriatum, Sphagnum palustre, Sphagnum auriculatum) et avec Polytrichum commune. Parmi les espèces accompagnatrices caractéristiques se trouvent Carex rostrata, Carex nigra, Carex panicea, Equisetum fluviatile, Narthecium ossifragum, Dactylorhiza sphagnicola, Comarum palustre, Vaccinium oxycoccos.

D2.313 GAZONS À LAÎCHE FILIFORME, MOUSSES BRUNES ET SPHAIGNES Tourbières tremblantes et tapis flottants mésotrophes du domaine paléarctique, surtout caractéristiques de la région boréale, dominés par Carex lasiocarpa associé à des Sphaignes et à des mousses brunes, en particulier aux espèces mésotrophes Sphagnum subsecundum, Sphagnum contortum, Drepanocladus revolvens.

D2.32 TOURBIÈRES TREMBLANTES À CAREX DIANDRA CB : 54.52 Communautés des tourbières de transition des régions boréale et némorale occidentale du domaine paléarctique dominées par Carex diandra en association avec Carex lasiocarpa, Carex appropinquata, Carex limosa, Carex lepidocarpa, Eriophorum gracile, Eriophorum angustifolium, Menyanthes trifoliata, Comarum palustre, Hydrocotyle vulgaris, Pedicularis palustris et d’abondantes bryophytes, comprenant les Pleurocarpes Campylium stellatum, Drepanocladus intermedius, et l’Hépatique Riccardia pinguis, formant habituellement des tapis ouverts. Ces tourbières sont un habitat important pour l’espèce d’orchidée menacée Liparis loeselii.

D2.33 TOURBIÈRES TREMBLANTES À CAREX ROSTRATA CB: 54.53 Communautés des tourbières de transition des régions boréale et némorale occidentale du domaine paléarctique dominées par Carex rostrata ou, en Sibérie occidentale, par Carex rotundata, sur Sphaignes ou, parfois, sur tapis de pleurocarpes. Elles constituent en général des formations basses et éparses et s’étendent au sud jusqu’aux montagnes du Caucase. Végétation de l’alliance Caricetum rostratae.

D2.331 TOURBIÈRES TREMBLANTES ACIDOCLINES À LAÎCHE À BEC Communautés des tourbières de transition des régions boréale et némorale occidentale du domaine paléarctique constituées par des tapis de Sphaignes acidiphiles avec une strate ouverte, habituellement basse, de Carex rostrata, accompagnée par Carex nigra, Carex canescens, Carex limosa, Vaccinium oxycoccos. Les principales Sphaignes sont Sphagnum recurvum, Sphagnum angustifolium, Sphagnum auriculatum, Sphagnum flexuosum, Sphagnum riparium, Sphagnum obtusum, Sphagnum dusenii.

D2.332 TOURBIÈRES TREMBLANTES BASICLINES À LAÎCHE À BEC Communautés des tourbières de transition des régions boréale et némorale occidentale du domaine paléarctique formées par Carex rostrata avec des Sphaignes basiphiles ou des pleurocarpes.

D2.3321 Tourbières tremblantes basiclines à Laîche à bec et Sphaignes Communautés des tourbières de transition des régions boréale et némorale occidentale du domaine paléarctique dominées par Carex rostrata accompagné des Sphaignes basiphiles, Sphagnum contortum, Sphagnum teres, Sphagnum warnstorfii, Sphagnum squarrosum. Elles sont surtout caractéristiques des régions boréales, et leur répartition est limitée aux altitudes inférieures des étages montagnard à subalpin.

D2.3322 Tourbières tremblantes à Laîche à bec et mousses brunes Communautés des tourbières de transition des régions boréale et némorale occidentale du domaine paléarctique, formées par Carex rostrata avec des mousses brunes, notamment Calliergon cuspidatum, Calliergon giganteum, Campylium stellatum, Scorpidium scorpioides, Drepanocladus revolvens.

D2.34 GAZONS À CAREX LIMOSA CB : 54.54 Communautés des tourbières de transition du domaine paléarctique dominées par Carex limosa, avec des mousses brunes et des Sphaignes, formant des gazons ras, flottants ou tremblants.

D2.341 GAZONS À LAÎCHE DES BOURBIERS ET MOUSSES BRUNES Gazons et radeaux flottants basiclines du domaine paléarctique constitués de Carex limosa, avec Carex lasiocarpa, Carex lepidocarpa, Eriophorum gracile et d’un riche cortège de bryophytes formé par les mousses Scorpidium scorpioides, Drepanocladus revolvens, Calliergon giganteum, Calliergon trifarium, Calliergon stramineum, Campylium stellatum, Bryum pseudotriquetum, l’hépatique Riccardia pinguis, et occasionnellement de Sphaignes. Scheuchzeria palustris ou Liparis loeselii peuvent être présentes. En dehors des tourbières de transition, des éléments de ces communautés apparaissent dans les dépressions des bas-marais alcalins.

D2.342 GAZONS À LAÎCHE DES BOURBIERS ET SPHAIGNES Gazons et radeaux flottants acidoclines du domaine paléarctique constitués de Carex limosa, avec Scheuchzeria palustris, Drosera rotundifolia, Drosera anglica, Menyanthes trifoliata et les Sphaignes Sphagnum recurvum, Sphagnum subsecundum, Sphagnum imbricatum, Sphagnum papillosum et Menyanthes trifoliata. En dehors des tourbières de transition, des éléments de ces communautés, notamment Scheuchzeria palustris, apparaissent dans les cuvettes profondes des tourbières hautes (unité D1.1121), avec Rhynchospora alba et Carex pauciflora et souvent sans Carex limosa.

D2.35 GAZONS À CAREX CHORDORRHIZA CB : 54.55 Communautés des tourbières de transition du domaine paléarctique dominées par Carex chordorrhiza, formant des gazons habituellement inondés, ras à moyennement hauts, principalement boréaux, présents en Fennoscandie, en Lituanie, en Russie, au Bélarus, en Sibérie et, très localement, en Écosse, avec une zone disjointe en Europe centrale, dans les régions préalpine, hercynienne orientale et carpatienne orientale.

D2.36 GAZONS À CAREX HELEONASTES CB : 54.56 Communautés des tourbières de transition du domaine paléarctique dominées par Carex heleonastes, souvent associé à Meesia triquetra et formant des gazons ras à moyennement hauts. Ces communautés ont une distribution locale dans les tourbières de transition et dans les cuvettes des tourbières hautes des régions périalpines et d’Europe septentrionale.

D2.37 TOURBIÈRES TREMBLANTES À RHYNCHOSPORA ALBA CB : 54.57 Formations des tourbières de transition du domaine paléarctique riches en Rhynchospora alba, avec Drosera intermedia, Drosera rotundifolia, Vaccinium oxycoccos, Carex limosa, Carex rostrata, Sphagnum recurvum et parfois Eleocharis quinqueflora, Eriophorum latifolium, Andromeda polifolia ou Scheuchzeria palustris.

D2.38 RADEAUX DE SPHAGNUM ET D’ERIOPHORUM CB : 54.58 Communautés des tourbières de transition formées par des tapis flottants, parfois dérivants, de Sphaignes, en particulier Sphagnum cuspidatum, Sphagnum recurvum, Sphagnum auriculatum (Sphagnum obesum) ou de Sphaignes et d’Eriophorum angustifolium. Elles peuvent former des communautés assez étendues de tourbières de transition dans les mares permanentes des landes, les palses périglaciaires, les mares des grandes tourbières hautes et des tourbières de couverture ainsi que dans d’anciennes fosses d’extraction de tourbe. Elles constituent souvent l’étape succédant aux communautés de l’unité D2.39 dans le processus de colonisation. Leur apparence varie, allant d’un tapis bas de Sphaignes à peine émergent à des peuplements assez denses de Linaigrettes. Drosera rotundifolia est souvent abondant. Les communautés de Sphaignes et de Linaigrette à feuilles étroites constituent un habitat important pour l’espèce d’orchidée menacée Hammarbya paludosa.

D2.39 RADEAUX DE MENYANTHES TRIFOLIATA ET DE POTENTILLA PALUSTRIS CB : 54.59 Communautés des tourbières de transition du domaine paléarctique constituées par des associations d’herbacées non graminoïdes, en particulier Menyanthes trifoliata, Potentilla palustris (Comarum palustre), Hydrocotyle vulgaris, Cicuta virosa, et de Sphaignes et mousses brunes, souvent en tapis flottants. Elles occupent des zones humides dans les systèmes de bas-marais ou dans la zone d’atterrissement bordant les cours d’eau et les plans d’eau. La communauté est nettement structurée en trois strates. Potentilla palustris (Comarum palustre) domine dans la première strate, Carex rostrata et Menyanthes trifoliata dans la deuxième, et la troisième est composée de Sphaignes.

D2.391 RADEAUX BORÉONÉMORAUX DE TRÈFLE D’EAU ET COMARET Tapis pionniers flottants du paléarctique boréal et du paléarctique némoral atlantique, subatlantique et subcontinental, constitués de Menyanthes trifoliata, Potentilla palustris (Comarum palustre), Hydrocotyle vulgaris, souvent avec Equisetum fluviatile, Carex rostrata, Cicuta virosa, des Sphaignes, par exemple Sphagnum fallax, Sphagnum majus, Sphagnum riparium, Sphagnum squarrosum, ou des mousses brunes, notamment Drepanocladus exannulatus. Dans les systèmes de bas-marais et la zone d’atterrissement bordant les cours d’eau et les plans d’eau, ces tapis font la transition entre les communautés aquatiques ou amphibies et les communautés de tourbière. Les stades initiaux comprennent les espèces Potamogeton polygonifolius ou Potamogeton coloratus. Les stades ultérieurs, Carex nigra, Juncus acutiflorus, Molinia caerulea.

D2.3A TOURBIÈRES À CALLA PALUSTRIS CB : 54.5A Prairies flottantes, tourbières tremblantes ou tapis de Sphaignes dominés ou riches en Calla palustris, souvent avec Potentilla palustris et Menyanthes trifoliata.

D2.3B TAPIS DE MOUSSES BRUNES CB : 54.5B Communautés des tourbières de transition du domaine paléarctique dominées par Drepanocladus exannulatus, Drepanocladus revolvens, Scorpidium scorpioides, Calliergon giganteum, Calliergon cuspidatum, Calliergon richardsonii, Campylium stellatum, Paludella squarrosa, associés à des Laîches clairsemées (Carex limosa, Carex rostrata, Carex lasiocarpa, Carex chordorrhiza, Carex aquatilis), parfois avec Potentilla palustris, Equisetum fluviatile, Sphagnum recurvum, Sphagnum dusenii, Sphagnum riparium, Sphagnum squarrosum, Sphagnum subsecundum ou Sphagnum teres, Sphagnum warnstorfii, Sphagnum contortum, Sphagnum auriculatum, Sphagnum platyphyllum. Elles sont caractéristiques des tourbières tremblantes mésoclines ou basiclines, apparaissant souvent en mosaïque avec des formations à Carex lasiocarpa ou à Carex diandra.

D2.3C TOURBIÈRES TREMBLANTES À ERIOPHORUM VAGINATUM CB : 54.5C Communautés des tourbières de transition où la strate herbacée est dominée par Eriophorum vaginatum sur un tapis épais de Sphagnum recurvum, avec Polytrichum commune formant souvent une seconde strate muscinale. Parmi les espèces associées se trouvent Carex nigra et Agrostis canina. Les plantes caractéristiques des tourbières hautes sont peu nombreuses et se limitent souvent à Carex pauciflora et Vaccinium oxycoccos. D2.3D TOURBIÈRES TREMBLANTES À MOLINIA CAERULEA CB : 54.5D Communautés des tourbières de transition du domaine paléarctique dominées par Molinia caerulea avec Sphagnum cuspidatum, Eleocharis palustris, Rhynchospora alba, caractéristiques des dépressions des landes humides et de la périphérie des mares oligotrophes de landes à niveau d’eau fluctuant.

D2.3E TOURBIÈRES TREMBLANTES À CALAMAGROSTIS STRICTA CB : 54.5E Communautés des tourbières de transition basiclines du domaine paléarctique, dominées ou riches en Calamagrostis stricta (Calamagrostis neglecta), souvent associée à Carex diandra. Elles sont signalées en particulier en Fennoscandie septentrionale, en Allemagne septentrionale, orientale et préalpine, en Pologne et en Hongrie. Dans la région médio-européenne, Calamagrostis stricta est une espèce relicte glaciaire très rare, en déclin et menacée.

D2.3F TOURBIÈRES TREMBLANTES À SCIRPUS HUDSONIANUS (TRICHOPHORUM ALPINUM) CB : 54.5F Communautés des tourbières de transition du domaine paléarctique dominées par Scirpus hudsonianus. L’espèce y trouve là son habitat principal.

D2.3H COMMUNAUTÉS DES TOURBES ET DES SABLES HUMIDES, OUVERTS ET ACIDES, AVEC RHYNCHOSPORA ALBA ET DROSERA CB : 54.6 Communautés de Cypéracées et de Joncs, clairsemées, pauvres en bryophytes, des vases tourbeuses nues et extrêmement humides des tourbières boréales, fréquemment inondées, restant humides de façon prolongée pendant les périodes sèches. Elles sont liées à des communautés pionnières de tourbe humide exondée ou, parfois, de sable, se constituant sur des zones étrépées des tourbières de couverture ou des tourbières hautes, ainsi que sur des zones naturellement érodées par le ruissellement ou par le gel dans des landes humides et dans des tourbières hautes, dans les suintements et dans les zones de fluctuation des mares oligotrophes à substrat sablonneux et légèrement tourbeux. Végétation de l’alliance Rhynchosporion albae. Les espèces les plus caractéristiques sont Rhynchospora alba, Hydrocotyle vulgaris, Juncus bulbosus, Lycopodiella inundata, Sphagnum subsecundum, Sphagnum denticulatum et Sphagnum inundatum.

D2.3H1 COMMUNAUTÉS DES TOURBES NUES DE LA ZONE NÉMORALE Communautés pionnières, très constantes, des tourbes humides exposées ou parfois des sables des régions némorales atlantique et subatlantique du domaine paléarctique, avec Rhynchospora alba, Rhynchospora fusca, Drosera intermedia, Drosera rotundifolia, Lycopodiella inundata. Elles se constituent sur des zones étrépées des tourbières de couverture ou des tourbières hautes, mais aussi sur des zones naturellement érodées par le ruissellement ou par le gel dans les landes humides et les tourbières hautes, dans les suintements et dans les zones de fluctuation des mares oligotrophes à substrat sablonneux et légèrement tourbeux. Ces communautés sont similaires et étroitement apparentées à celles des cuvettes de tourbière peu profondes (unité D1.1122) et des tourbières de transition (unité D2.37). Elles sont souvent associées à des landes humides de l’unité F4.1 ou à des fourrés de Myrica gale de l’unité D1.14.

D4 BAS-MARAIS RICHES EN BASES ET TOURBIÈRES DES SOURCES CALCAIRES Tourbières, ruissellements et sources végétalisée avec des nappes phréatiques calcaires ou eutrophes, dans des vallées fluviales, plaines alluviales ou à flanc de collines. Comme pour les bas-marais acides, le niveau de l’eau se trouve à la surface ou proche de la surface du substrat, et la formation de tourbe dépend du maintien d’un niveau constamment élevé de la nappe phréatique. Les roselières (C3, D5) sont exclues de cette unité.

D4.1 BAS-MARAIS RICHES EN BASES, Y COMPRIS LES BAS-MARAIS EUTROPHES À HAUTES HERBES, SUINTEMENTS ET RUISSELLEMENTS CALCAIRES CB : 54.2 Zones humides et sources de tourbières, gorgées d’eau de façon saisonnière ou permanente, avec un apport d’eau riche en bases, souvent calcaire soligène ou topogène. La formation de tourbe, quand elle se produit, dépend du maintien d’un niveau constamment élevé de la nappe phréatique. Les bas-marais alcalins peuvent être dominés par des graminoïdes petites ou plus grandes (Carex spp., Eleocharis spp., Juncus spp., Molinia caerulea, Phragmites australis, Schoenus spp., Sesleria spp.), ou par des hautes herbes (par exemple Eupatorium cannabinum). Là où l’eau est riche en bases mais pauvre en nutriments, les petites Laîches dominent souvent la végétation de tourbière, associées à un tapis de mousses brunes. Les sources de tourbières calcaires (D4.1N) comprennent souvent des cônes et d’autres dépôts de tuf. Les plans d’eau des sources calcaires (C2.1) sont exclus ; les ruissellements calcaires de la zone alpine constituent une catégorie séparée (D4.2). Les bas-marais alcalins sont exceptionnellement riches en espèces spectaculaires, spécialisées, à répartition extrêmement restreinte. Ils font partie des habitats ayant subi le déclin le plus grave. Ils sont pratiquement éteints dans de nombreuses régions et gravement menacés dans une grande partie d’Europe centrale et occidentale.

D4.11 BAS-MARAIS À SCHOENUS NIGRICANS CB : 54.21 Communautés des bas-marais alcalins des régions némorale, pannonienne et pontique d’Europe, dominées ou richement pourvues en Schoenus nigricans. Ce sont des communautés à répartition étendue, mais moins communes que l’unité suivante dans les régions alpines et périalpines et elles sont cantonnées aux plus basses altitudes. Les Joncs, Juncus subnodulosus dans les bas-marais britanniques et d’Europe continentale occidentale, Juncus balticus dans les pannes dunaires, sont souvent abondants. Les espèces compagnes comprennent également Carex lepidocarpa, Carex hostiana, Carex panicea, Carex pulicaris, Eriophorum latifolium, Molinia caerulea, Dactylorhiza incarnata, Dactylorhiza praetermissa, Dactylorhiza purpurella, Dactylorhiza traunsteineri, Dactylorhiza traunsteinerioides, Epipactis palustris, Parnassia palustris, Pinguicula vulgaris, des mousses brunes et, localement, Pinguicula lusitanica et Drosera anglica. Ces communautés ont subi un très fort déclin, en particulier en Europe continentale septentrionale et nord-occidentale, et sont éteintes dans de nombreuses régions.

D4.112 BAS-MARAIS GERMANO-FRANÇAIS À CHOIN NOIRÂTRE Communautés des bas-marais alcalins dominées ou riches en Schoenus nigricans. Ces communautés se retrouvent en Europe continentale atlantique, de l’ouest de la France au Schleswig-Holstein.

D4.113 BAS-MARAIS CENTRO-EUROPÉENS À CHOIN NOIRÂTRE Communautés des bas-marais calcaires à fortes fluctuations du niveau d’eau dominées ou riches en Schoenus nigricans. Elles appartiennent aux régions alpines et périalpines à étés chauds de l’Allemagne, de la Suisse, de l’Autriche, de l’Italie, de la France, du quadrilatère de Bohème et aux zones subcontinentales du Mecklenburg-Vorpommern, de la Pologne et de la Lituanie.

D4.12 BAS-MARAIS À SCHOENUS FERRUGINEUS CB : 54.22 Communautés des bas-marais alcalins dominées par Schoenus ferrugineus, des régions némorale et boréo-némorale d’Europe. Elles sont cantonnées pour l’essentiel aux régions alpine et périalpine et à la périphérie de la région baltique, avec des stations isolées en dehors de l’aire de répartition, notamment à l’est de l’Écosse.

D4.121 BAS-MARAIS PÉRIALPINS À CHOIN FERRUGINEUX Formations des régions alpines et périalpines à prédominence de Schoenus ferrugineus dans la strate graminéenne qui est souvent écrasante, ce qui confère une teinte brune caractéristique aux bas-marais en été. Schoenus ferrugineus peut être accompagné de Schoenus nigricans, Eriophorum latifolium, Carex hostiana, Carex davalliana, Carex panicea, Carex flacca, Carex lepidocarpa, Carex demissa, Carex dioica, Eleocharis quinqueflora, Molinia caerulea. Parmi les herbes non graminéennes se trouvent Pinguicula vulgaris, Gentiana utriculosa, Drosera anglica, Primula farinosa, Parnassia palustris, Dactylorhiza traunsteineri, Dactylorhiza lapponica, Tofieldia calyculata. La riche strate muscinale est composée de Drepanocladus intermedius, Drepanocladus revolvens, Campylium stellatum.

D4.13 BAS-MARAIS SUBCONTINENTAUX À CAREX DAVALLIANA CB : 54.23 Communautés diverses, souvent étendues, des bas-marais calcaires d’Europe centrale, avec Carex davalliana, Carex hostiana, Carex lepidocarpa, Carex capillaris, Carex panicea, Carex nigra, Carex demissa, Carex flava, Carex pulicaris, Eriophorum latifolium, Blysmus compressus, Schoenus ferrugineus, Eleocharis quinqueflora, Juncus articulatus, Juncus subnodulosus, Scirpus cespitosus, Molinia caerulea, Tofieldia calyculata, Allium schoenoprasum, Potentilla erecta, Swertia perennis, Primula farinosa, Parnassia palustris, Pinguicula vulgaris et une strate muscinale souvent dominée par les mousses brunes. Ces communautés ont la plus grande diversité d’espèces dans les régions alpine et périalpine et elles sont représentées, de façon appauvrie, jusqu’au système hercynien médio-européen au nord. Les petites Laîches sont généralement abondantes et la dominance peut être mixte ou bien échoir à des espèces du genre Carex, surtout Carex davalliana, à Eriophorum latifolium ou à Scirpus cespitosus. Végétation des alliances Caricion davallianae et Sphagno warnstorfiani-Tomenthypnion.

D4.131 BAS-MARAIS PÉRIALPINS À LAÎCHE DE DAVALL Bas-marais calcaires, riches en espèces, des Alpes, des piémonts et des plateaux du pourtour alpin, du plateau suisse, du Jura français, suisse, souabe et franconien et de leur pourtour, souvent à dominance mixte, habituellement avec une prééminence particulière de Carex davalliana, Carex panicea, Carex hostiana, Carex nigra, Carex flacca ou Eriophorum latifolium, parfois de Carex microglochin, et avec Carex lepidocarpa, Carex capillaris, Carex nigra, Carex demissa, Carex flava, Carex pulicaris, Blysmus compressus, Schoenus ferrugineus, Eleocharis quinqueflora, Juncus articulatus, Scirpus cespitosus, Molinia caerulea, Tofieldia calyculata, Allium schoenoprasum, Potentilla erecta, Swertia perennis, Primula farinosa, Parnassia palustris, Pinguicula vulgaris et une strate muscinale constituée de Drepanocladus intermedius, Cratoneuron glaucum, Campylium stellatum. Ces communautés extrêmement riches en espèces sont encore représentées par quelques exemples étendus et très bien préservés du plateau bavarois. Ces habitats abritent un grand nombre d’espèces rares, dont l’espèce relicte menacée Pedicularis sceptrum-carolinum et les Orchidées Dactylorhiza traunsteineri, Dactylorhiza ochroleuca, Dactylorhiza incarnata, Herminium monorchis, Epipactis palustris. Partout ailleurs dans leur aire de répartition, les bas-marais à Laîche de Davall ont subi un déclin grave, conduisant à leur extinction dans de nombreuses zones.

D4.132 BAS-MARAIS À LAÎCHE DE DAVALL ET SCIRPE EN TOUFFE Faciès généralement appauvris des bas-marais à Laîche de Davall dominés par Scirpus cespitosus. Carex davalliana, Parnassia palustris, Potentilla erecta et les mousses Campylium stellatum, Drepanocladus intermedius sont des compagnes fréquentes.

D4.135 BAS-MARAIS SEPTENTRIONAUX À LAÎCHE DE DAVALL Bas-marais calcaires à Carex davalliana des régions septentrionales d’Europe centrale, du nord du Jura, du quadrilatère de Bohème et des Carpates, signalés notamment dans les massifs et les collines hercyniens du centre de l’Allemagne, en Pologne, en Lituanie et en Lettonie.

D4.14 BAS-MARAIS PYRÉNÉENS À CAREX DAVALLIANA CB : 54.24 Bas-marais calcaires peu communs des Pyrénées, avec Eriophorum latifolium, Carex davalliana, Carex lepidocarpa, Carex echinata, Carex rostrata, Carex flacca, Carex panicea, Carex paniculata, Carex ovalis, Eleocharis quinqueflora, Juncus articulatus, Juncus inflexus, Tofieldia calyculata, Epipactis palustris, Crepis paludosa, Parnassia palustris, Succisa pratensis, Pinguicula grandiflora.

D4.15 BAS-MARAIS À CAREX DIOICA, CAREX PULICARIS ET CAREX FLAVA CB : 54.25 Communautés diversifiées des bas-marais alcalins dominées par des petites Laîches, parmi lesquelles Carex dioica, Carex pulicaris ou des espèces du groupe de Carex flava dominent, et Carex davalliana est absente ou peu représentée. Leur répartition est nettement occidentale et septentrionale ; elles se trouvent en particulier en Fennoscandie, dans la région baltique, dans les îles Britanniques, dans les Causses, dans la péninsule Ibérique, avec une zone de prépondérance disjointe dans les massifs hercyniens médio-européens et les Carpates.

D4.153 BAS-MARAIS MÉDIO-EUROPÉENS À LAÎCHE JAUNE Communautés de bas-marais des latitudes moyennes d’Europe occidentale continentale et d’Europe centrale, signalées aux Pays-Bas, en Belgique, à l’ouest de l’Allemagne, à l’ouest de la France, au nord de l’Italie, y compris dans les Alpes apuanes, en Autriche, en République Tchèque, en Slovaquie, en Pologne, en Roumanie. Ces communautés sont composées de Carex dioica, Carex lepidocarpa, Carex demissa, Carex serotina, Carex panicea, Eriophorum latifolium et Campylium stellatum.

D4.16 BAS-MARAIS ALCALINS À CAREX NIGRA CB : 54.26 Communautés des bas-marais alcalins du domaine paléarctique, dominées par Carex nigra, accompagnés d’espèces basiphiles et de mousses brunes.

D4.161 BAS-MARAIS ALCALINS MÉDIO-EUROPÉENS À LAÎCHE NOIRE Communautés des bas-marais peu alcalins, neutres ou légèrement acides de l’étage montagnard à subalpin des Alpes et des grands massifs hercyniens, notamment de la Forêt Noire, des Vosges et du quadrilatère de Bohème, ainsi que des collines avoisinantes, dominées par Carex nigra accompagné d’espèces calciphiles, de mousses brunes et de sphaignes basiphiles. Ces communautés font la transition entre les communautés des bas-marais alcalins de l’unité D4.1 et celles des bas-marais acides de l’unité D2.2, en particulier de l’unité D2.221, en rapport étroit avec les communautés à Laîche dioïque, jaune et puce des unités D4.153 et D4.156, dont certaines d’entre elles constituent des faciès. Des stations similaires, riches en Carex nigra ou dominées par cette espèce, apparaissent dans les régions atlantiques, surtout dans les îles Britanniques ; il conviendrait probablement mieux de les rattacher à l’unité D4.15, plus fréquente sur le plan régional.

D4.18 BAS-MARAIS À CAREX FRIGIDA CB : 54.28 Formations principalement subalpines, dominées par Carex frigida, colonisant des suintements et des ruissellements sur des versants caillouteux des Alpes, des Pyrénées et de la Forêt Noire, avec Carex davalliana, Carex demissa, Carex panicea, Carex nigra, Juncus triglumis, Juncus castaneus, Blysmus compressus, Tofieldia calyculata, Parnassia palustris, Pinguicula vulgaris, Pinguicula grandiflora, Primula farinosa, Saxifraga aizoides, Campylium stellatum. D4.1A BAS-MARAIS À ELEOCHARIS QUINQUEFLORA CB : 54.2A Communautés des bas-marais alcalins du domaine paléarctique dominées par Eleocharis quinqueflora (Eleocharis pauciflora), pour la plupart des formations pionnières pauvres en espèces. Ces communautés sont encore relativement répandues, quoique en déclin et menacées, dans la région boréale, les plaines baltiques, les collines hercyniennes occidentales et dans les régions alpines et périalpines.

D4.1C BAS-MARAIS ALCALINS À CAREX ROSTRATA CB : 54.2C Communautés des bas-marais alcalins dominées par Carex rostrata, accompagné d’un tapis de mousses brunes, parfois de Sphaignes basiclines et d’un petit nombre d’espèces vasculaires autres que les Laîches. Ces communautés occupent des stations très humides dans les complexes de bas-marais alcalins et font la transition avec les communautés des tourbières de transition de l’unité D2.3, ou avec les communautés à hautes herbes des unités D5.2141 ou D5.2125. Elles sont particulièrement bien caractérisées dans les montagnes fennoscandiennes, même si elles peuvent être repérées dans d’autres systèmes de bas-marais, notamment sur les plateaux britanniques. Les espèces compagnes comprennent Carex aquatilis, Carex juncella, Carex rotundata, Eriophorum angustifolium, Viola epipsila et de petits Saules, en particulier Salix lapponum, Salix glauca.

D4.1D BAS-MARAIS ALCALINS À SCIRPUS HUDSONIANUS (TRICHOPHORUM ALPINUM) CB : 54.2D Communautés de bas-marais mésoeutrophes dominées par Scirpus hudsonianus (Trichophorum alpinum), avec Drepanocladus revolvens, Scorpidium spp., Chrysohypnum stellatum. Elles sont signalées en Scandinavie, sur des terrains morainiques germano-baltiques, aux étages subalpin et alpin des Alpes et dans les grands massifs hercyniens. Ces communautés peuvent constituer un faciès à Scirpus hudsonianus des bas-marais à Laîche dioïque et jaune de l’unité D4.153.

D4.1E BAS-MARAIS ALCALINS À TRICHOPHORUM CESPITOSUM CB : 54.2E Communautés des bas-marais alcalins dominées par Scirpus cespitosus, caractéristiques surtout des parties océanique à subcontinentale de la région boréale et des étages alpin et subalpin des Alpes et des Pyrénées, à des altitudes supérieures à celles des communautés du Caricetum davallianae de l’unité D4.13, y compris leurs faciès à Scirpe en touffe (unité D4.132).

D4.1F BAS-MARAIS MÉDIO-EUROPÉENS À BLYSMUS COMPRESSUS CB : 54.2F Stations des bas-marais alcalins dominées par Blysmus compressus d’Europe septentrionale et centrale, s’étendant au sud dans le système alpin, jusqu’à l’étage montagnard et à l’étage des hêtraies de la région illyrienne des Dinarides centrales, jusqu’à l’étage subalpin des montagnes péoniennes, et jusqu’aux étages montagnard et subalpin des monts Apuseni et des Carpates méridionales et orientales.

D4.1G BAS-MARAIS ALCALINS À PETITES HERBES CB : 54.2G Communautés de bas-marais simplifiées et pionnières du Paléarctique occidental formées principalement d’un petit nombre d’espèces non-graminoïdes, en particulier des communautés de Anagallis tenella et Parnassia palustris et des communautés de Saxifraga mutata.

D4.1H BAS-MARAIS CALCAIRES DUNAIRES À JUNCUS CB : 54.2H Communautés de bas-marais des pannes dunaires calcaires humides du nord de la France, de la Belgique, des Pays-Bas et du littoral allemand de la mer du Nord, dominées par les Laîches, en particulier Carex trinervis, Carex scandinavica, ou par Juncus anceps, avec peu ou pas de Schoenus nigricans et avec, parmi un certain nombre d’espèces compagnes caractéristiques, Juncus subnodulosus, Parnassia palustris, Gentianella amarella, Herminium monorchis, Epipactis palustris.

D4.1I BAS-MARAIS À HAUTES HERBES CB : 54.2I Bas-marais envahis par Peucedanum palustre, Eupatorium cannabinum, Cicuta virosa, Symphytum officinale, Lysimachia vulgaris, Cladium mariscus, Phragmites australis, Glyceria maxima, Calamagrostis canescens.

D4.1M FOURRÉS SUR BAS-MARAIS ALCALINS À MYRICA GALE CB : 44.93 Fourrés à Myrica gale des bordures des bas-marais, des bas-marais en voie d’assèchement et des tourbières hautes en formation ou en régénération de la région médio-européenne, caractéristiques surtout du secteur atlantique et de l’Europe nord-orientale.

D4.1N TOURBIÈRES DE SOURCES À EAU DURE Tourbière de sources calcaires, souvent pétrifiantes. Leurs communautés spécialisées, généralement dominées par les bryophytes, appartiennent au Cratoneurion commutati. Les espèces caractéristiques sont les mousses Cratoneuron filicinum, Cratoneuron commutatum, Cratoneuron commutatum var. falcatum, Catoscopium nigritum, Eucladium verticillatum, Gymnostomum recurvirostrae, avec Equisetum telmateia, Equisetum variegatum et des plantes à fleurs, dont Cochlearia pyrenaica, Arabis soyeri, Pinguicula vulgaris, Saxifraga aizoides. Les communautés de marais associées appartiennent aux Caricetalia davallianae, voir unités D4.13-D4.15. Les grandes sources pétrifiantes forment des cônes de tuf qui constituent des habitats particuliers abritant de nombreuses communautés animales et végétales en interaction ; celles-ci sont décrites dans les sous-unités ci-dessous.

D4.1N1 TOURBIÈRES DE SOURCES CALCAIRES MÉDIO-EUROPÉENNES Communautés des sources, suintements et ruissellements calcaires des régions némorale et boréale planitiaire du domaine paléarctique occidental, dans lesquelles la formation de tuf est absente ou limitée à l’incrustation des mousses constitutives sans formation de dépôts importants. Elles sont caractéristiques des hautes altitudes, des climats maritimes et des stations semi-ombragées, situations qui sont toutes défavorables à la formation de tuf.

D4.1N11 Sources calcaires à bryophytes Communautés des sources, ruissellements et suintements calcaires ou des parties de systèmes de sources calcaires d’Europe némorale et boréale, massivement dominées par des bryophytes formant des tapis, des rideaux ou des buttes, sans dépôts de tuf ou avec des dépôts en faible quantité. Les espèces dominantes typiques sont les mousses Cratoneuron filicinum, Cratoneuron commutatum, Cratoneuron commutatum var. falcatum, Cratoneuron decipiens, ainsi que les mousses Philonotis calcarea, Paludella squarrosa, Hygrohypnum luridum, ou l’Hépatique Leiocolea bantriensis.

D4.1N12 Sources à Grande prêle Tourbières des systèmes de sources ou des suintements d’Europe némorale, alimentées par des eaux riches en calcaire sur des sols argileux., dominées physionomiquement, à côté de communautés du Cratoneurion commutati, par des colonies de la Grande prêle Equisetum telmateia, seule ou accompagnée par d’autres espèces caractéristiques des communautés des mégaphorbiaies de plaines (unité E5.4) ; ces colonies peuvent être denses, étendues et atteindre trois mètres de haut.

D4.1N13 Sources à Prêle panachée Tourbières des systèmes des sources ou des suintements d’Europe némorale et boréale, alimentées par des eaux riches en calcaire sur des sols sableux ou graveleux, dominées physionomiquement, à côté de formations du Cratoneurion commutati, par des communautés appartenant à des gazons riverains arctico-alpins ou apparentés (unité D4.2), ou par des communautés subalpines d’Épilobes (unité C3.55) comprenant en particulier des colonies de Prêle panachée Equisetum variegatum.

D4.1N14 Sources calcaires à petites herbacées Communautés des sources, ruissellements ou suintements calcaires d’Europe némorale et boréale, ou parties de systèmes de sources, dans lesquels, à côté d’une représentation abondante de bryophytes, des ensembles de petites dicotylédones et de Laîches caractérisent fortement la physionomie de la formation. Les mousses du genre Cratoneuron restent généralement la composante bryophytique principale et il peut y avoir une quantité modeste d’incrustations et de dépôts de tuf. Les espèces vasculaires caractéristiques comprennent, en particulier, Cochlearia pyrenaica, Arabis soyeri, Pinguicula vulgaris, Saxifraga aizoides, et des espèces des bas-marais appartenant au cortège des Caricetalia davallianae.

D4.2 COMMUNAUTÉS RIVERAINES DES SOURCES ET DES RUISSEAUX DE MONTAGNE CALCAIRES, AVEC UNE RICHE FLORE ARCTICO-MONTAGNARDE CB : 54.3 Rares communautés pionnières alpines, périalpines, du nord des îles Britanniques et périarctiques, colonisant des substrats sédimentaires calcaires graveleux, sableux, pierreux, parfois un peu argileux ou tourbeux, imbibés d’eau froide, dans des moraines et sur les bords des sources, ruisselets, torrents glaciaires des étages alpin ou subalpin, ou sur les sables alluviaux des rivières claires, froides, à courant lent et des bras morts calmes. Les éléments les plus caractéristiques, avec une répartition boréo-arctique ou glaciaire relictuelle, sont Carex bicolor, Carex microglochin, Carex maritima, Carex atrofusca, Carex vaginata, Kobresia simpliciuscula, Scirpus pumilus, Juncus arcticus, Juncus alpinoarticulatus, Juncus castaneus, Juncus triglumis, Typha minima, Typha lugdunensis, Typha shuttleworthii, Tofieldia pusilla. Ces espèces sont souvent accompagnées de Carex davalliana, Carex dioica, Carex capillaris, Carex panicea, Carex nigra, Blysmus compressus, Eleocharis quinqueflora, Scirpus cespitosus, Primula farinosa, Equisetum variegatum, Drepanocladus intermedius, Campylium stellatum.

D4.21 GAZONS ARCTICO-ALPINS À KOBRESIA SIMPLICIUSCULA ET CAREX MICROGLOCHIN CB : 54.31 Communautés des suintements et graviers humides artico-alpins, du système alpin et des montagnes fennoscandiennes, dominées par Kobresia simpliciuscula ou Carex microglochin.

D4.22 GAZONS RIVERAINS ALPINS À CAREX MARITIMA (CAREX INCURVA) CB : 54.32 Rares communautés pionnières des bordures des moraines et des sources alimentées par des glaciers des étages subalpin et alpin des Alpes centrales, dominées par Carex maritima (Carex juncifolia, Carex incurva), avec Carex bicolor, Carex atrofusca, Juncus arcticus.

D4.23 GAZONS RIVERAINS ARCTICO-ALPINS À EQUISETUM, TYPHA ET JUNCUS CB : 54.33 Communautés des eaux froides à courants lents des régions alpines et préalpines et des montagnes fennoscandiennes, constituées de Typha minima, Typha shuttleworthii, Juncus alpinus (Juncus alpinoarticulatus), Juncus arcticus, Juncus castaneus, Equisetum variegatum.

D5 ROSELIÈRES SÈCHES ET CARIÇAIES, NORMALEMENT SANS EAU LIBRE CB : 53 Roselières et cariçaies constituant des habitats tourbeux terrestres, sans association étroite avec des eaux libres. Les cariçaies et roselières constituant une végétation émergente et de bordure des plans d’eau (C3.2) sont exclues de cette unité.

D5.1 ROSELIÈRES NORMALEMENT SANS EAU LIBRE CB : 53.1 Stations d’atterrissement de grands hélophytes Poaceae, Schoenoplectus spp., Typha spp., de Prêles ou d’herbacées non-graminoïdes, généralement pauvres en espèces et souvent monospécifiques, se développant sur des sols gorgés d’eau. Elles sont classées selon les espèces dominantes, qui confèrent à chacune leur aspect caractéristique. Ces espèces croissent aussi comme végétation émergente et de bordure des plans d’eau (C3.2).

D5.11 PHRAGMITAIES NORMALEMENT SANS EAU LIBRE CB : 53.112 Phragmitaies de la région paléarctique, sèches pendant une grande partie de l’année au moins, souvent envahies par d’autres espèces.

D5.111 PHRAGMITAIES SÈCHES D’EAU DOUCE Phragmitaies non inondées de la région paléarctique, occupant des tourbières, des zones d’atterrissement des plans d’eau, des bords des cours d’eau et d’autres sols imbibés d’eau douce.

D5.12 SCIRPAIES LACUSTRES NORMALEMENT SANS EAU LIBRE CB : 53.12 Communautés des bords des lacs, rivières et ruisseaux du domaine paléarctique dominées par Scirpus lacustris, ne tolérant pas la sécheresse, tolérant la circulation d’eau, formant de ce fait les ceintures externes des roselières.

D5.13 TYPHAIES NORMALEMENT SANS EAU LIBRE CB : 53.13 Communautés des bords des lacs, rivières et ruisseaux paléarctiques dominées par Typha latifolia, Typha angustifolia, Typha domingensis, Typha laxmannii, Typha elephantina, généralement extrêmement pauvres en espèces et parfois quasi monospécifiques, résistant à des périodes prolongées d’assèchement, à des variations de salinité et à la pollution.

D5.131 TYPHAIES NORMALEMENT SANS EAU LIBRE À TYPHA LATIFOLIA Communautés des bords des lacs, rivières et ruisseaux paléarctiques dominées par Typha latifolia, largement répandues.

D5.132 TYPHAIES NORMALEMENT SANS EAU LIBRE À TYPHA ANGUSTIFOLIA Communautés des bords des lacs, rivières et ruisseaux paléarctiques dominées par Typha angustifolia, comme celles de l’unité D5.231, largement répandues.

D5.2 FORMATIONS À GRANDES CYPÉRACÉES NORMALEMENT SANS EAU LIBRE CB : 53.2 Stations d’atterrissement de grands Carex, Cladium et Cyperus, généralement pauvres en espèces et souvent monospécifiques, se développant sur des sols gorgés d’eau. Ces espèces croissent aussi comme végétation émergente et de bordure des plans d’eau (C3.2).

D5.21 COMMUNAUTÉS DE GRANDS CAREX (MAGNOCARIÇAIES) CB : 53.21 Communautés de Laîches sociales du genre Carex, généralement dominées par une espèce, qui peut former des touradons ou des nappes. Elles sont classées en fonction de l’espèce dominante. Les espèces Carex acutiformis, Carex appropinquata, Carex elata, Carex paniculata, Carex lasiocarpa sont présentes. Végétation de l’alliance Magnocaricion elatae.

D5.211 CARIÇAIES À LAÎCHE DISTIQUE Formations de Carex disticha des prairies alluviales humides paléarctiques sur argile, et des tourbières se desséchant temporairement. Ces formations sont souvent en contact avec des prairies du Calthion et quelquefois placées dans cette alliance. Elles tolèrent une exondation d’assez longue durée et ont une flore compagne relativement riche.

D5.212 CARIÇAIES À LAÎCHE DES RIVES ET COMMUNAUTÉS APPARENTÉES Formations paléarctiques de la zone d’atterrissement des marécages, des étangs et des lacs sur des substrats principalement minéraux, neutres, basiques ou faiblement acides, dominées par des Laîches formant des nappes rhizomateuses, en particulier Carex acuta, Carex acutiformis ou des espèces apparentées.

D5.2121 Cariçaies à Laîche pointue Formations paléarctiques de Carex acuta des dépressions humides, alcalines ou légèrement acides, sur des sols minéraux. Carex acuta ne tolère pas l’exondation prolongée. Ces communautés se trouvent, en particulier, dans le nord de la France, aux Pays-Bas et en Belgique, en Europe centrale, s’étendant au sud jusqu’aux vallées de la Sava et de la Drava en Croatie et la vallée septentrionale de la Morava en Serbie et en Roumanie. Elles s’étendent également au nord jusqu’en Pologne, au district de Kaliningrad, en Lituanie et en Lettonie. On les trouve également au sud de la Scandinavie, dans le bassin du Dnieper en Ukraine septentrionale et dans le sud du Bélarus, dans la vallée inférieure de la Volga.

D5.2122 Cariçaies à Laîche des marais Communautés paléarctiques dominées par Carex acutiformis, plus tolérante à l’exondation que Carex acuta, formant des nappes sur des sols mésotrophes, riches en bases, neutres à légèrement acides, tourbeux ou minéraux. Des nappes de grande étendue peuvent se former dans les bas-marais, souvent avec Carex paniculata. Elles sont également répandues le long des cours d’eau, bordant du côté terrestre les nappes de Carex acuta ou Carex vesicaria, dans les plaines alluviales, les fossés et les dépressions des systèmes de prairies humides. Elles peuvent occuper des sites échappant presque complètement aux inondations périodiques. D5.2128 Cariçaies à Carex hispida Formations des zones d’atterrissement des marécages, étangs, lacs et fossés méditerranéens, dominées par Carex hispida.

D5.213 CARIÇAIES À LAÎCHE DES RIVES Formations de Carex riparia, surtout caractéristiques des grandes vallées et des régions méridionales du domaine paléarctique, ne tolérant pas l’exondation. Elles se constituent sur des substrats minéraux ou légèrement tourbeux, souvent dans des zones inondées presque en permanence par de l’eau un peu calcaire.

D5.214 CARIÇAIES À LAÎCHE VÉSICULEUSE, LAÎCHE À BEC ET LAÎCHE FILIFORME Communautés des zones d’atterrissement du domaine paléarctique dominées par Carex vesicaria, Carex rostrata ou Carex lasiocarpa, caractéristiques des sols modérément à fortement acides, inondés de façon assez constante, et des bas-marais acides.

D5.2141 Cariçaies à Laîche à bec Cariçaies d’atterrissement à Laîche à bec du domaine paléarctique, caractéristiques en particulier des régions continentales, dominées par Carex rostrata, formant des nappes denses, vigoureuses, florifères, sur des substrats méso-oligotrophes généralement très humides.

D5.2142 Cariçaies à Laîche vésiculeuse Formations paléarctiques de Carex vesicaria, généralement caractéristiques de sites moins oligotrophes que les précédents. Carex vesicaria, néanmoins, accompagne souvent Carex rostrata, formant alors la bordure extérieure, plus sèche, de la cariçaie.

D5.2143 Cariçaies à Laîche filiforme Communautés d’atterrissement du domaine paléarctique dominées par Carex lasiocarpa, caractéristiques des eaux dystrophes à mésotrophes avec des fluctuations faibles à modérées du niveau d’eau, sur des substrats tourbeux faiblement à modérément acides ou gyttyas. Elles sont répandues surtout en Eurasie septentrionale et continentale, avec des représentants en Europe atlantique, particulièrement en Irlande et, sous forme de reliques glaciaires rares, dans les zones alpines.

D5.215 CARIÇAIES À LAÎCHE RAIDE ET LAÎCHE GAZONNANTE Formations paléarctiques dominées par la grande Carex elata, formant des touradons, ou par des espèces apparentées. D5.2151 Cariçaies à Laîche raide Formations de gros touradons, souvent serrés, de Carex elata, des sols alcalins ou eutrophes, tourbeux ou organiques du domaine paléarctique. Carex elata est notamment l’un des éléments constituants des communautés de Laîches riches en espèces des bas-marais alcalins. L’espèce est aussi typique des plaines alluviales des grandes rivières lentes.

D5.216 CARIÇAIES À LAÎCHE PANICULÉE Formations de grands touradons, généralement espacés, de Carex paniculata, des stations alcalines à acides, généralement mésotrophes, souvent un peu ombragées, habituellement sur des sols tourbeux, du domaine paléarctique, y compris des bois marécageux. Carex paniculata est aussi un constituant des cariçaies des bas-marais alcalins riches en espèces.

D5.217 CARIÇAIES À LAÎCHE PARADOXALE ET LAÎCHE ARRONDIE Formations d’atterrissement des lacs, étangs et marais paléarctiques dominées par Carex appropinquata (Carex paradoxa) ou Carex diandra.

D5.218 CARIÇAIES À LAÎCHE FAUX-SOUCHET Cariçaies du domaine Paléarctique dominées par Carex pseudocyperus, surtout caractéristiques des sols tourbeux, légèrement acides, dans des stations très humides.

D5.219 CARIÇAIES À LAÎCHE DES RENARDS OU À LAÎCHE CUIVRÉE Formations du domaine Paléarctique dominées par Carex vulpina ou Carex otrubae, sur sols argileux, eutrophes, pauvres en humus, inondés pendant une partie de l’année.

D5.2191 Cariçaies à Laîche des renards Formations du domaine Paléarctique de la très grande Carex vulpina. D5.2192 Cariçaies à Laîche cuivrée Formations du domaine paléarctique de Carex otrubae, espèce souvent moins robuste que Carex vulpina.

D5.21A CARIÇAIES À LAÎCHE DE BUXBAUM Cariçaies à Carex buxbaumii des prairies humides, des bas-marais et des marais lacustres, sur des sols tourbeux, sableux ou argileux, légèrement acides, temporairement inondés et relativement riches en nutriments, de l’est de la France, du sud et de l’est de l’Allemagne, de la Pologne, de la Lituanie, des Alpes méridionales et des Apennins centraux.

D5.24 BAS-MARAIS À CLADIUM MARISCUS CB : 53.31 Formations à Cladium mariscus, riches en espèces et assez ouvertes des bas-marais alcalins et parfois acides, accompagnées d’un cortège du Caricion davallianae ou du Caricion lasiocarpae. Ces formations sont en sérieux déclin dans toute leur aire de répartition. Espèces typiques : Molinia caerulea, Schoenus nigricans, Schoenus ferrugineus, Eriophorum latifolium, etc. Les formations fermées sont pauvres en espèces.

D5.3 ZONES MARÉCAGEUSES DOMINÉES PAR JUNCUS EFFUSUS OU D’AUTRES GRANDS JUNCUS CB : 53.5 Populations de grandes espèces du genre Juncus envahissant des zones marécageuses fortement pâturées ou piétinées, ou (avec Juncus effusus) des bas-marais acides et des tourbières hautes eutrophisées, notamment dans le voisinage de colonies d’oiseaux. Cette unité exclut les jonchaies des prairies humides surpâturées (E3.4), où le sol est gorgé d’eau pendant moins de la moitié de l’année.

D6 MARAIS CONTINENTAUX SALÉS ET SAUMÂTRES ET ROSELIÈRES Zones humides salées, avec une végétation lâche ou continue. Elles sont les analogues continentaux des marais salés littoraux et des roselières halophiles (A2.5). Les habitats salés plus secs sont classés comme des steppes salées continentales (E6) ou des brousses salées (F6.8).

D6.1 MARAIS SALÉS CONTINENTAUX CB : 15.4 Prés salés et gazons à Salicornia et autres Chenopodiaceae des bassins continentaux d’eau salée de la zone némorale. Les marais salés continentaux médio-européens, communautés remarquables et très menacées, comprennent un petit nombre de stations isolées des régions suivantes : Saxe et Basse-Saxe, Schleswig-Holstein, Thuringe, Hesse, Lorraine, Auvergne, les Midlands et la Pologne sud-orientale (vallée inférieure de la Nida).

D6.11 PRAIRIES CONTINENTALES EUROPÉENNES À PUCCINELLIA DISTANS CB : 15.41 Prairies à Puccinellia distans et Puccinellia limosa occupant les niveaux inférieurs des bassins salifères continentaux de la zone némorale d’Europe occidentale et centrale, avec des périodes d’inondation assez prolongées. Les espèces caractéristiques comprennent Hordeum geniculatum, Plantago tenuiflora, Camphorosma annua et Juncus gerardi.

D6.12 FORMATIONS DES MARAIS SALÉS CONTINENTAUX EUROPÉENS À JUNCUS GERARDI ET ELYMUS REPENS CB : 15.42     Formations dominées par Juncus gerardi ou Elymus repens, avec Triglochin maritima, Glaux maritima, Melilotus dentata, des niveaux supérieurs des bassins salifères continentaux de la zone némorale d’Europe occidentale et centrale, sur des sols humides, moins salins.

D6.17 SALICORNIAIES CONTINENTALES D’EUROPE OCCIDENTALE     Formations à Salicorne des marais salés continentaux de médio-Europe némorale, en particulier de l’Allemagne, de la Pologne, de la France et de l’Angleterre (unité D6.1).

D6.2 NAPPES D’HÉLOPHYTES, SALINES OU SAUMÂTRES, PAUVRES EN ESPÈCES, NORMALEMENT SANS EAU LIBRE Stations atterries d’hélophytes halotolérantes, notamment Phragmites australis et Cyperus laevigatus. Ces espèces croissent également comme végétation émergée ou bordant les plans d’eau salée (C3.27).

D6.21 PHRAGMITAIES SÈCHES HALOPHILES     Phragmitaies non inondées de la région paléarctique à Phragmites australis, se formant sur les rives des plans d’eau salée ou sur d’autres sols salins.